Mathématiques · 4ᵉ · La proportionnalité

La proportionnalité

Tu passes en 3ᵉ ?Revois l'essentiel de la 4ᵉ avant l'année du brevet.

Reconnaître la proportionnalité et son coefficient

Tout commence par une question de tri : la situation que tu as sous les yeux est-elle proportionnelle, oui ou non ? La méthode n'a pas changé depuis la 5ᵉ, mais l'exigence monte : on ne se contente plus de « ça a l'air proportionnel », on prouve.

DÉFINITION

Deux grandeurs sont proportionnelles lorsqu'on passe de l'une à l'autre en multipliant toujours par un même nombre, appelé coefficient de proportionnalité. Conséquence directe : à la valeur 0 d'une grandeur correspond toujours la valeur 0 de l'autre.

Le test rigoureux dans un tableau : tu calcules le quotient deuxieˋme lignepremieˋre ligne pour chaque colonne. Si tu obtiens partout le même nombre, c'est proportionnel, et ce nombre est le coefficient. Si un seul quotient diffère, ce n'est pas proportionnel — et un contre-exemple suffit à conclure.

Exemple 1. Le tableau ci-dessous est-il un tableau de proportionnalité ?

Masse de dattes (kg) 2 5 8
Prix (dh) 36 90 144

On teste chaque colonne : 36÷2=18, 90÷5=18, 144÷8=18. Même quotient partout : c'est proportionnel, de coefficient 18 (le prix d'un kilo de dattes).

Exemple 2. Et celui-là ?

Côté du carré (cm) 2 3 5
Aire (cm²) 4 9 25

On teste : 4÷2=2 mais 9÷3=3. Les quotients diffèrent dès la deuxième colonne : ce n'est pas proportionnel. L'aire d'un carré n'est jamais proportionnelle à son côté.

Test de proportionnalité sur deux tableaux : dattes (proportionnel, ×18) et carré (non proportionnel) À gauche, le tableau masse de dattes / prix passe du haut au bas par ×18 dans chaque colonne, il est proportionnel. À droite, le tableau côté / aire du carré donne ×2, ×3, ×5, il n'est pas proportionnel. Dattes : proportionnel Masse (kg) Prix (dh) 2 5 8 36 90 144 ×18 ×18 ×18 Carré : non proportionnel Côté (cm) Aire (cm²) 2 3 5 4 9 25 ×2 ×3 ×5 Même coefficient partout = proportionnel
Deux tableaux comparés : à gauche le tableau dattes avec le même coefficient ×18 partout (proportionnel), à droite le tableau côté/aire du carré avec ×2, ×3, ×5 et barré d'une croix (non proportionnel)

Le coefficient a toujours un sens concret

Un coefficient n'est jamais un nombre nu : il porte une unité et un sens. Prix d'un kilo en dh/kg, vitesse en km/h, masse volumique en g/cm³, taux de change en dh par euro. Savoir nommer le coefficient, c'est comprendre la situation.

À RETENIR

Pour prouver qu'un tableau est proportionnel, il faut que tous les quotients (deuxième ligne sur première ligne) soient égaux. Un seul quotient différent suffit à prouver le contraire.

Le piège du « ça augmente donc c'est proportionnel »

Karim regarde un tableau où le prix augmente quand la quantité augmente, et conclut aussitôt « c'est proportionnel ». Erreur. Que les deux grandeurs croissent ensemble ne suffit pas : l'âge et la taille d'un enfant croissent ensemble sans être proportionnels. Il faut le même coefficient à chaque colonne, pas seulement une croissance commune.

La quatrième proportionnelle et le produit en croix

Le problème le plus fréquent du chapitre : tu connais trois valeurs d'un tableau de proportionnalité, tu cherches la quatrième. Cette valeur manquante s'appelle la quatrième proportionnelle. La méthode reine pour la trouver, celle qui marche dans tous les cas même quand le coefficient est « moche », c'est le produit en croix.

THÉORÈME · PRODUIT EN CROIX

Dans un tableau de proportionnalité

a b
c d

les produits en diagonale sont égaux : a×d=b×c. On en déduit n'importe quelle valeur inconnue, par exemple d=b×ca.

Produit en croix : a × d égal à b × c, la case inconnue d est mise en évidence Tableau deux par deux avec a et b en haut, c et d en bas. La diagonale a vers d est en terracotta, la diagonale b vers c en violet. Leurs produits sont égaux. La case d, inconnue, est sur fond jaune. a b c d a × d = b × c
Tableau 2×2 du produit en croix : la diagonale a→d en terracotta et b→c en violet donnent deux produits égaux, la case inconnue d étant surlignée en jaune

Exemple 1. À Agadir, 7 kg de sardines coûtent 42 dh. Combien coûtent 11 kg au même prix ?

Masse (kg) 7 11
Prix (dh) 42 x

Produit en croix : 7×x=11×42, donc 7x=462, donc x=462÷7=66 dh.

Exemple 2. Le produit en croix brille surtout quand le coefficient n'est pas un nombre rond. Si 13 litres de lait coûtent 91 dh, combien coûtent 20 litres ?

13×x=20×91=1820, donc x=1820÷13=140 dh. Le coefficient 91÷13=7 était simple ici, mais tu n'as pas eu besoin de le calculer : le produit en croix passe directement à la réponse.

Le piège de la diagonale mal orientée

Salma pose son tableau correctement mais multiplie deux cases de la même ligne au lieu de croiser. Le produit en croix relie toujours une case du haut à la case du bas de l'autre colonne. Sur la diagonale, jamais sur la ligne ni sur la colonne. Pose le tableau proprement, repère la case vide, et croise.

À RETENIR

Le produit en croix transforme une proportion en une égalité de produits, a×d=b×c, qu'on résout par une division. Il fonctionne quel que soit le coefficient, même non entier.

Appliquer et calculer un pourcentage

Un pourcentage n'est rien d'autre qu'une proportion dont le « tout » vaut 100. C'est l'application de la proportionnalité que tu rencontres le plus souvent dans la vraie vie : soldes, taux d'intérêt, statistiques, TVA.

DÉFINITION

Un pourcentage p% désigne la fraction p100. Calculer p% d'une quantité N, c'est calculer N×p100.

Exemple 1. Un manteau coûte 480 dh. La TVA appliquée est de 20%. Quel est le montant de la TVA ? Calcul : 480×20100=480×0,2=96 dh.

Calculer un pourcentage à partir d'une proportion

L'opération inverse est tout aussi utile : on connaît une partie et un tout, on cherche le pourcentage que représente la partie.

MÉTHODE

Pour savoir quel pourcentage une partie représente d'un tout : p=partietout×100.

Exemple 2. Dans une classe de 25 élèves d'un collège de Rabat, 18 sont externes. Quel pourcentage cela représente-t-il ? Calcul : 1825×100=0,72×100=72%.

Le piège du pourcentage appliqué au mauvais total

Amine lit « 15% des 200 places sont vendues », puis « il reste 30 places ». Il croit qu'il reste 15%. Faux : 15% de 200, c'est 30 places vendues, donc il en reste 20030=170. Avant d'appliquer un pourcentage, demande-toi toujours : pourcentage de quoi, et la réponse décrit-elle la partie ou le reste ?

À RETENIR

p% de N vaut N×p100 ; et une partie représente partietout×100 pour cent du tout. Identifie toujours clairement quel est le « tout ».

Les pourcentages d'évolution

Voici la vraie nouveauté de la 4ᵉ, et de loin la plus puissante. Quand un prix augmente ou diminue d'un certain pourcentage, on peut traiter l'évolution en une seule multiplication au lieu de deux étapes. La clé s'appelle le coefficient multiplicateur.

DÉFINITION

Augmenter une quantité de p% revient à la multiplier par le coefficient multiplicateur 1+p100. La diminuer de p% revient à la multiplier par 1p100.

Le raisonnement est limpide. Augmenter de 20%, c'est garder les 100% de départ et ajouter 20%, soit 120% du prix, c'est-à-dire ×1,2. Diminuer de 15%, c'est garder 85% du prix, soit ×0,85.

Évolution Coefficient
+20% ×1,2
+5% ×1,05
15% ×0,85
40% ×0,6

Axe du coefficient multiplicateur centré sur 1 : à gauche les diminutions, à droite les augmentations Une droite graduée centrée sur 1, valeur inchangée. À gauche, zone terracotta des diminutions avec 0,6 pour moins 40 pour cent et 0,85 pour moins 15 pour cent. À droite, zone menthe des augmentations avec 1,05 pour plus 5 pour cent et 1,2 pour plus 20 pour cent. diminution augmentation 1 valeur inchangée 0,6 0,85 1,05 1,2 −40% −15% +5% +20% Coefficient multiplicateur : > 1 fait grandir, < 1 fait rétrécir
Axe du coefficient multiplicateur centré sur 1 : à droite la zone des augmentations (1,05 pour +5 %, 1,2 pour +20 %), à gauche celle des diminutions (0,85 pour −15 %, 0,6 pour −40 %)

Exemple 1. Un vélo coûte 1500 dh. Pendant les soldes, il baisse de 30%. Coefficient : 10,30=0,7. Nouveau prix : 1500×0,7=1050 dh. Une seule multiplication, fini les deux étapes.

Les évolutions successives se multiplient

C'est ici que le coefficient multiplicateur devient indispensable. Lorsque deux évolutions s'enchaînent, on multiplie leurs coefficients ; on ne jamais additionne les pourcentages.

THÉORÈME

Le coefficient multiplicateur de deux évolutions successives est le produit des deux coefficients. Une hausse de p1% suivie d'une hausse de p2% ne correspond pas à une hausse de (p1+p2)%.

Exemple 2. Le prix d'un billet de train Casablanca–Tanger augmente de 10% en janvier, puis encore de 10% en juillet. L'augmentation totale n'est pas de 20%. Coefficient global : 1,1×1,1=1,21, soit une hausse réelle de 21%.

Exemple 3. Un article subit 20% puis 20%. Coefficient global : 0,8×0,8=0,64, soit une baisse totale de 36% — et non de 40%.

Le piège du « ça revient au prix de départ »

Karim affirme : « Si on augmente de 20% puis qu'on baisse de 20%, on retombe sur le prix initial. » Faux, et c'est l'erreur la plus célèbre du chapitre. Coefficient global : 1,2×0,8=0,96. On termine à 96% du prix initial : on a perdu 4%. Les deux pourcentages s'appliquent à des montants différents, donc ils ne se compensent pas.

À RETENIR

+p% donne ×(1+p100), p% donne ×(1p100). Les évolutions successives se multiplient : jamais d'addition de pourcentages.

Vitesses, débits et grandeurs composées

La vitesse est la grandeur composée par excellence : elle relie une distance et une durée. C'est aussi le terrain où l'on fait le plus d'erreurs, parce que les unités y sont piégeuses et que les durées ne sont pas décimales.

DÉFINITION

La vitesse moyenne sur un trajet est le quotient de la distance parcourue par la durée mise à la parcourir : v=dt. Si d est en km et t en h, alors v est en km/h.

De cette relation on tire les deux autres : d=v×t et t=dv.

Exemple 1. Un car relie Fès à Meknès, soit 60 km, en 34 d'heure. Vitesse moyenne : v=600,75=80 km/h.

Le piège des durées en minutes

Le tramway de Casablanca parcourt 9 km en 20 minutes. Sa vitesse n'est pas 920. Il faut d'abord convertir la durée en heures : 20 min =2060=13 h. Alors v=91/3=9×3=27 km/h. Et attention : 1 h 30 min ne s'écrit pas 1,30 h mais 1,5 h, car 30 min =0,5 h. Le système des durées est sexagésimal, pas décimal.

DÉFINITION

Un débit est une autre grandeur composée : c'est une quantité écoulée par unité de temps (litres par minute, m³ par heure). On le calcule comme une vitesse : quantité divisée par durée.

Exemple 2. Un robinet remplit un bassin de 240 litres en 8 minutes. Débit : 2408=30 litres par minute.

Triangle de la vitesse : d en haut, v et t en bas, pour retrouver d égale v fois t, v égale d sur t, t égale d sur v Un triangle divisé en trois zones. En haut la distance d, séparée par une barre horizontale qui signifie une division. En bas à gauche la vitesse v et en bas à droite le temps t, séparés par une barre verticale qui signifie une multiplication. On cache la grandeur cherchée pour lire la formule. ÷ × d v t distance vitesse temps d = v × t · v = d ÷ t · t = d ÷ v Cache la grandeur cherchée pour lire sa formule
Triangle de la vitesse : la distance d en haut, la vitesse v et le temps t en bas, qui permet de retrouver d = v × t, v = d ÷ t et t = d ÷ v en cachant la grandeur cherchée

À RETENIR

Avant tout calcul de vitesse ou de débit, vérifie la cohérence des unités, et convertis les minutes en heures par division par 60. Une durée n'est pas un nombre décimal d'heures : 1 h 30 min =1,5 h.

Échelles et représentation graphique

Une carte, un plan, une maquette : tous reposent sur une proportionnalité entre les longueurs du dessin et les longueurs réelles. Le coefficient de cette proportionnalité porte un nom — l'échelle — et la proportionnalité elle-même a une signature graphique imparable.

DÉFINITION

L'échelle d'un plan ou d'une carte est le coefficient de proportionnalité longueur sur le dessinlongueur reˊelle, les deux longueurs étant exprimées dans la même unité. Une échelle de 125000 signifie que 1 cm sur la carte représente 25000 cm réels, soit 250 m.

Exemple 1. Sur un plan à l'échelle 1200, un mur mesure 4 cm. Quelle est sa longueur réelle ? Comme dessinreˊel=1200, le réel vaut 4×200=800 cm =8 m.

Le piège des unités de l'échelle

Salma calcule une distance réelle et obtient 25000 — mais 25000 quoi ? L'échelle se calcule avec la même unité au numérateur et au dénominateur (souvent le cm). Le résultat sort donc en cm, et il faut le reconvertir : 25000 cm =250 m =0,25 km. Oublier cette reconversion est la faute n°1 sur les échelles.

La signature graphique de la proportionnalité

THÉORÈME

Deux grandeurs proportionnelles se représentent par des points alignés sur une droite passant par l'origine O du repère. Réciproquement, si les points d'un graphique sont alignés et passent par l'origine, les grandeurs sont proportionnelles.

La pente de cette droite est exactement le coefficient de proportionnalité. C'est pourquoi une droite qui ne passe pas par l'origine, même parfaitement droite, ne traduit pas une proportionnalité (souvenir des forfaits avec abonnement de la 5ᵉ).

Dans un même repère : la droite proportionnelle passe par l'origine, la droite non proportionnelle coupe l'axe vertical au-dessus de O Un repère avec deux droites. En menthe, une droite passant par l'origine O, proportionnelle, avec des points alignés. En terracotta, une droite parallèle mais coupant l'axe des ordonnées au-dessus de l'origine, donc non proportionnelle. O proportionnel non proportionnel (ne passe pas par O) Proportionnel ⟺ droite passant par l'origine
Repère avec deux droites : en menthe la droite proportionnelle passant par l'origine O, en terracotta une droite parallèle coupant l'axe vertical au-dessus de O, donc non proportionnelle

À RETENIR

Une échelle est un rapport dessinreˊel dans la même unité. Sur un graphique, proportionnalité équivaut à : points alignés et droite passant par l'origine, dont la pente est le coefficient.

Pièges classiques

  1. Croire que « ça augmente ensemble » suffit. Deux grandeurs qui croissent de concert ne sont pas forcément proportionnelles. Il faut le même coefficient à chaque colonne. L'aire d'un carré croît avec son côté, mais pas proportionnellement : côté ×2 donne aire ×4.

  2. Croiser sur la ligne au lieu de la diagonale. Dans le produit en croix, on multiplie une case du haut par la case du bas de l'autre colonne. Multiplier deux cases d'une même ligne, ou d'une même colonne, donne un résultat faux. Pose le tableau, repère la case vide, croise.

  3. Additionner les pourcentages d'évolutions successives. +10% puis +10% ne fait pas +20% mais ×1,1×1,1=1,21, soit +21%. Les évolutions se multiplient par leurs coefficients.

  4. Croire qu'une hausse puis une baisse de même taux s'annulent. +20% puis 20% donne 1,2×0,8=0,96 : on perd 4%. Les deux taux s'appliquent à des montants différents.

  5. Oublier de convertir les minutes en heures. 9 km en 20 min ne fait pas 9÷20 km/h. On convertit d'abord : 20 min =13 h, d'où 27 km/h. Et 1 h 30 min =1,5 h, jamais 1,30 h.

  6. Oublier de reconvertir les unités d'une échelle. Une longueur réelle de 25000 cm n'est pas 25000 m. L'échelle se calcule en cm/cm ; le résultat sort en cm et doit être reconverti en m ou km.

Application concrète

Yasmine organise une excursion d'une journée pour son club de lecture, de Casablanca jusqu'à la cascade d'Ouzoud, située à 230 km. Elle veut tout boucler : itinéraire, budget, réduction, timing. Toutes les leçons du chapitre vont y passer.

Étape 1 — Lire la carte (échelle). Sur sa carte routière à l'échelle 12300000, le trajet mesure 10 cm. Vérifions que cela colle : 10×2300000=23000000 cm =230000 m =230 km. Cohérent avec le panneau. L'échelle convertit du dessin au réel par une simple multiplication, à condition de reconvertir les cm en km à la fin.

Étape 2 — Estimer la durée (vitesse). Yasmine table sur une vitesse moyenne de 92 km/h sur le trajet. Durée : t=23092=2,5 h, soit 2 h 30 min. Attention : 2,5 h vaut bien 2 h 30 min, et non 2 h 50 min — la partie décimale 0,5 h se traduit par 0,5×60=30 min.

Étape 3 — Calculer l'essence (proportionnalité et produit en croix). Sa voiture consomme 6 litres pour 100 km, et le diesel est à 11,50 dh le litre. Consommation pour 230 km, par produit en croix :

Distance (km) 100 230
Carburant (L) 6 x

100×x=230×6=1380, donc x=13,8 L. Coût : 13,8×11,50=158,70 dh.

Étape 4 — Appliquer la réduction (pourcentage d'évolution). Le club bénéficie d'une remise de groupe de 25% sur les 480 dh d'entrées au site. Coefficient multiplicateur : 10,25=0,75. Montant à payer : 480×0,75=360 dh.

Étape 5 — Encaisser une hausse de dernière minute (évolutions successives). La veille du départ, le parking annonce +20% sur son tarif, déjà majoré de 10% le mois précédent par rapport au tarif de base de 50 dh. Tarif final : 50×1,1×1,2=66 dh. Yasmine note bien qu'il ne s'agit pas de +30% (qui donnerait 65 dh) mais de ×1,32, soit +32%.

Poste Calcul Montant
Essence 13,8×11,50 158,70 dh
Entrées (remise 25%) 480×0,75 360 dh
Parking (+10% puis +20%) 50×1,1×1,2 66 dh
Total 584,70 dh

Conclusion. En une seule journée d'excursion, Yasmine a lu une échelle, calculé une vitesse, résolu une quatrième proportionnelle au produit en croix, appliqué un coefficient multiplicateur et enchaîné deux évolutions successives. Ce sont exactement les six gestes du chapitre. Tu les retrouveras en physique pour les vitesses et les masses volumiques, en SVT pour les concentrations, et en classes de première et terminale lorsque les pourcentages d'évolution deviendront des suites géométriques. Les maîtriser maintenant, c'est s'équiper pour longtemps.

À retenir

À RETENIR

Deux grandeurs sont proportionnelles si tous les quotients (deuxième ligne sur première) sont égaux à un même coefficient. Un seul quotient différent prouve la non-proportionnalité.

À RETENIR

La quatrième proportionnelle se calcule par le produit en croix : dans un tableau de proportionnalité, a×d=b×c. Il fonctionne avec n'importe quel coefficient.

À RETENIR

Augmenter de p%, c'est multiplier par 1+p100 ; diminuer de p%, c'est multiplier par 1p100. Les évolutions successives se multiplient ; on n'additionne jamais les pourcentages.

À RETENIR

La vitesse moyenne est v=dt. Avant tout calcul, on rend les unités cohérentes : les minutes se convertissent en heures par division par 60, et 1 h 30 min =1,5 h.

À RETENIR

Une échelle est le rapport dessinreˊel dans la même unité. Sur un graphique, la proportionnalité équivaut à des points alignés passant par l'origine, et la pente de la droite est le coefficient.