Les triangles
Le vocabulaire à mettre en place
Tu connais le mot « triangle » depuis l'école primaire. Mais en 5ᵉ, on monte d'un cran : un triangle, ce n'est plus seulement « un dessin à trois pointes », c'est un objet mathématique qu'on doit pouvoir décrire sans figure, juste avec des lettres.
Un triangle est une figure géométrique formée par trois points non alignés, appelés sommets, et les trois segments qui les relient deux à deux, appelés côtés.
Trois points non alignés : c'est la condition essentielle. Si les trois points sont sur une même droite, il n'y a plus de triangle, juste un segment épais. On dit alors que le triangle est aplati ou dégénéré — et en pratique, on l'exclut.
Notations
Quand on parle d'un triangle, on le nomme par ses trois sommets : « le triangle ABC ». L'ordre des trois lettres n'a pas d'importance pour la figure elle-même — ABC, BCA, CAB désignent toutes le même triangle. Mais pour décrire ses éléments, l'ordre devient crucial :
- Les côtés s'écrivent entre crochets et avec deux lettres : , , . Les crochets indiquent qu'on parle du segment, pas de la droite ni de la longueur.
- Les longueurs des côtés s'écrivent sans crochets : désigne la longueur du segment . Donc « cm » est correct, « cm » ne l'est pas.
- Les angles s'écrivent avec un chapeau sur la lettre du sommet : , , . Quand il y a ambiguïté (ce sera le cas en 4ᵉ), on précise les trois lettres avec le sommet au milieu : pour l'angle de sommet .
Un côté est opposé au sommet qu'il ne touche pas. Dans le triangle ABC, le côté est opposé au sommet . Cette terminologie revient sans cesse dans tout le programme de géométrie — apprends-la maintenant, elle te servira encore en classes prépa.
Soit le triangle MNP avec cm, cm, cm. Le côté est opposé au sommet , le côté est opposé au sommet , et le côté est opposé au sommet . L'angle de sommet se note .
Un triangle, c'est trois sommets, trois côtés, trois angles. Côtés entre crochets, longueurs sans crochets, angles avec chapeau.
L'inégalité triangulaire
Voici une question qui paraît anodine mais qui cache un théorème puissant : avec trois longueurs quelconques, peut-on toujours construire un triangle ?
La réponse est non. Et tu peux le vérifier en deux secondes : prends une règle et essaie de construire un triangle avec des côtés de cm, cm, et cm. C'est impossible. Les deux petits côtés, mis bout à bout, ne sont pas assez longs pour rejoindre les extrémités du grand côté. Ils n'arrivent pas à se toucher.
L'idée intuitive — « le chemin direct est toujours plus court qu'un détour » — se traduit en géométrie par une inégalité fondamentale.
Dans un triangle, la longueur de chaque côté est strictement inférieure à la somme des longueurs des deux autres côtés.
Autrement dit, si ABC est un triangle, alors les trois inégalités suivantes sont vraies en même temps :
Pourquoi « strictement » ?
L'inégalité est stricte ( et non ). Si on avait l'égalité — par exemple — cela voudrait dire que les deux petits côtés, mis bout à bout, font exactement la longueur du troisième. Les trois sommets seraient alors alignés, et on l'a vu : trois points alignés ne forment pas un triangle.
L'égalité correspond au cas limite où le triangle s'aplatit en segment. C'est précisément la frontière entre « triangle existe » et « triangle n'existe pas ».
La condition d'existence
En pratique, pour vérifier si trois longueurs peuvent former un triangle, un seul test suffit : on compare le plus grand côté à la somme des deux autres.
Trois longueurs , , peuvent former un triangle si et seulement si la plus grande est strictement inférieure à la somme des deux autres.
Pourquoi un seul test ? Parce que si la plus grande longueur est inférieure à la somme des deux autres, alors automatiquement chacune des deux autres est inférieure à la somme du grand et d'un troisième — c'est mécanique.
Peut-on construire un triangle avec cm, cm, cm ?
La plus grande longueur est . Somme des deux autres : . On compare : ✓. Donc oui, le triangle existe.
Peut-on construire un triangle avec cm, cm, cm ?
La plus grande longueur est . Somme des deux autres : . On compare : ? Faux, c'est une égalité. Donc le triangle est aplati : les trois points sont alignés, pas de triangle.
Peut-on construire un triangle avec cm, cm, cm ?
Plus grande : . Somme des autres : . On compare : ? Faux. Le triangle n'existe pas.
Le piège de la formulation
L'inégalité triangulaire se formule parfois à l'envers, et c'est là que les élèves se trompent. La phrase « le plus grand côté est inférieur à la somme des deux autres » est correcte. La phrase « la somme des deux petits côtés est supérieure au troisième » est équivalente — c'est juste l'inégalité dans l'autre sens. Ce qu'il ne faut jamais écrire, c'est « le grand côté est égal à la somme des deux autres » ; ça, c'est précisément le cas où le triangle n'existe pas.
Pour qu'un triangle existe, le plus grand côté doit être strictement plus court que la somme des deux autres. Si on a l'égalité, le triangle est aplati. Si le grand côté dépasse, il n'y a aucun triangle possible.
La somme des angles vaut 180°
Voici l'autre grande loi des triangles, et c'est probablement la plus utile de tout ton programme de géométrie au collège.
Dans tout triangle, la somme des trois angles intérieurs est égale à .
« Tout triangle » : grand, petit, allongé, écrasé, posé dans n'importe quelle orientation. Toujours . C'est universel. Ce théorème va te permettre, à chaque fois que tu connais deux angles d'un triangle, de calculer le troisième en quelques secondes.
Démonstration
Ce résultat n'est pas évident a priori — il mérite d'être démontré. La preuve est élégante et utilise directement les propriétés des angles que tu as vues au chapitre précédent.
Soit ABC un triangle quelconque. On note , , ses trois angles intérieurs.
Étape 1. On trace la droite parallèle à passant par .
Étape 2. La droite est une sécante aux deux droites parallèles et . Comme tu l'as vu au chapitre des angles, les angles alternes-internes formés par cette sécante sont égaux. Donc l'angle marqué entre et — du côté de situé à gauche — est égal à .
Étape 3. De la même façon, la droite est une sécante aux deux parallèles, donc l'angle alterne-interne correspondant à se retrouve, lui aussi, transporté en .
Étape 4. Au point , on a maintenant trois angles côte à côte sur la même droite : l'angle transporté égal à , l'angle du triangle, et l'angle transporté égal à . Ces trois angles forment ensemble un angle plat, qui mesure .
Conclusion. . ∎
Cette démonstration est un petit bijou : elle montre comment une propriété qu'on n'avait, dans le chapitre précédent, qu'au sujet des droites parallèles et de leurs sécantes se transforme en théorème central de la géométrie du triangle. Tu reverras cette technique — « introduire une parallèle bien choisie » — souvent au lycée.
Application : trouver le troisième angle
Dans un triangle ABC, on a et . Quelle est la mesure de ?
.
Un triangle a deux angles de . Possible ?
Si deux angles valaient , leur somme serait déjà , donc le troisième angle vaudrait . Impossible : un angle d'un triangle est toujours strictement positif. Conclusion : un triangle ne peut avoir qu'un seul angle de au maximum.
Dans tout triangle, . Connaître deux angles permet toujours de calculer le troisième.
Les triangles particuliers
Tous les triangles ne se valent pas. Certains, par leurs symétries ou leurs angles spéciaux, ont des propriétés qui les rendent particulièrement utiles. On en distingue trois grandes familles.
Le triangle isocèle
Un triangle est isocèle s'il a deux côtés de même longueur. Ces deux côtés sont appelés les côtés égaux (ou côtés isométriques), et le sommet où ils se rejoignent est appelé le sommet principal. Le troisième côté est la base.
Un triangle est isocèle si et seulement si ses deux angles à la base sont égaux.
Cette équivalence est très utile : elle te donne deux façons de prouver qu'un triangle est isocèle. Soit tu montres que deux côtés sont égaux (par les longueurs), soit tu montres que deux angles sont égaux (par les angles). À toi de choisir la voie la plus rapide selon ce que l'énoncé te donne.
Dans un triangle ABC isocèle en , on a . Que valent et ?
Comme le triangle est isocèle en , les angles à la base sont égaux : . Et par la somme des angles : .
Le triangle équilatéral
Un triangle est équilatéral s'il a ses trois côtés de même longueur.
Un triangle est équilatéral si et seulement si ses trois angles sont égaux. Et dans ce cas, chacun de ses angles vaut exactement .
La justification est immédiate : les trois angles sont égaux et leur somme vaut , donc chacun vaut .
Un triangle équilatéral est un cas particulier de triangle isocèle : si tous les côtés sont égaux, alors deux d'entre eux le sont en particulier. Donc tout théorème vrai pour les isocèles est vrai pour les équilatéraux. L'inverse, lui, est faux.
Le triangle rectangle
Un triangle est rectangle s'il possède un angle droit (). Le sommet de l'angle droit est le sommet de l'angle droit, et le côté opposé à cet angle est appelé l'hypoténuse.
Dans un triangle rectangle, les deux angles autres que l'angle droit sont complémentaires : leur somme vaut .
C'est une conséquence immédiate du théorème de la somme des angles : si l'un des angles vaut , les deux autres se partagent les restants.
Dans un triangle ABC rectangle en , on a . Alors .
Un triangle peut être à la fois isocèle et rectangle (les deux côtés de l'angle droit ont alors même longueur, et les deux angles aigus valent chacun ). En revanche, un triangle ne peut pas être à la fois équilatéral et rectangle : tous ses angles vaudraient , donc aucun ne pourrait valoir .
Trois familles à connaître par cœur : isocèle (2 côtés égaux ⇔ 2 angles égaux), équilatéral (3 côtés égaux ⇔ 3 angles de 60°), rectangle (un angle de 90°, hypoténuse opposée).
Construire un triangle
Connaître la théorie ne suffit pas : il faut savoir tracer un triangle proprement à partir de données. Selon ce qu'on te donne, l'outil change.
Construction à la règle et au compas (3 longueurs données)
Quand tu connais les trois longueurs des côtés, tu peux construire le triangle uniquement avec une règle et un compas.
Pour construire un triangle ABC connaissant , et :
- Vérifier l'inégalité triangulaire : la plus grande des trois longueurs doit être strictement inférieure à la somme des deux autres. Sinon, le triangle n'existe pas.
- Tracer un segment de la bonne longueur à la règle graduée.
- Ouvrir le compas à la longueur , piquer en , tracer un arc de cercle.
- Ouvrir le compas à la longueur , piquer en , tracer un arc de cercle.
- Les deux arcs se coupent en un point : c'est . Tracer et .
Construction au rapporteur (1 longueur et 2 angles donnés)
Quand tu connais un côté et les deux angles à ses extrémités, tu utilises le rapporteur.
Pour construire un triangle ABC connaissant , et :
- Tracer le segment à la règle.
- Avec le rapporteur, tracer en une demi-droite faisant l'angle avec , dans la direction où on veut que se trouve .
- Tracer en une demi-droite faisant l'angle avec , dans la même région du plan.
- Les deux demi-droites se coupent en .
Cette méthode marche tant que . Si la somme atteint ou dépasse , les deux demi-droites sont parallèles ou divergentes, et n'existe pas — c'est cohérent avec le théorème de la somme des angles.
Pour construire : trois longueurs → règle + compas (avec vérification de l'inégalité triangulaire). Une longueur et deux angles → règle + rapporteur (avec ).
La médiatrice et le cercle circonscrit
On termine ce chapitre par une notion qui paraît détachée des triangles mais qui leur est intimement liée.
La médiatrice d'un segment
La médiatrice d'un segment est la droite perpendiculaire à qui passe par le milieu de .
La médiatrice possède une propriété remarquable, qui justifie tout ce qui suit :
Un point appartient à la médiatrice de si et seulement si il est à égale distance de et de .
Cette propriété transforme la médiatrice en un outil : si tu cherches « tous les points équidistants de A et de B », la réponse est : « la médiatrice de ». Pas plus, pas moins.
Construction de la médiatrice au compas
Pour construire la médiatrice de :
- Ouvrir le compas à un rayon plus grand que la moitié de .
- Piquer en et tracer un arc de cercle de part et d'autre de .
- Sans changer l'écartement, piquer en et tracer un arc qui croise le précédent en deux points.
- La droite reliant ces deux points d'intersection est la médiatrice de .
Cette construction est élégante : on n'a besoin ni de mesurer , ni de calculer son milieu. Le compas le fait pour toi, par symétrie.
Le cercle circonscrit (intuition)
Considère maintenant un triangle ABC. Tu as trois côtés, donc tu peux tracer trois médiatrices : celle de , celle de , celle de .
Voici le fait remarquable, à observer attentivement :
Les trois médiatrices d'un triangle se coupent en un même point, appelé centre du cercle circonscrit au triangle. Ce cercle, de centre ce point, passe par les trois sommets du triangle.
Pourquoi est-ce vrai ? L'intuition est belle : un point appartient à la médiatrice de si et seulement s'il est à égale distance de et . Donc le point d'intersection des trois médiatrices est à la fois équidistant de et , équidistant de et , et équidistant de et — autrement dit, équidistant des trois sommets. Cette distance commune, c'est le rayon du cercle qui passe par les trois sommets.
Ce cercle est unique : par trois points non alignés, il passe un seul cercle. Tu le démontreras rigoureusement plus tard. En 5ᵉ, on retient le fait et on l'utilise.
La médiatrice d'un segment est l'ensemble des points équidistants de ses deux extrémités. Les trois médiatrices d'un triangle se rencontrent au centre du cercle circonscrit, qui passe par les trois sommets.
Pièges classiques
Piège 1 : confondre côté et longueur dans les notations. avec crochets désigne le segment (un objet géométrique). sans crochets désigne sa longueur (un nombre). Donc « cm » est correct, mais « cm » est une faute de notation. C'est minuscule, mais ça compte en correction.
Piège 2 : tester l'inégalité triangulaire avec les mauvaises longueurs. Pour vérifier qu'un triangle existe, on compare la plus grande longueur à la somme des deux autres. Beaucoup d'élèves font les trois comparaisons, ou pire, comparent au hasard. Une seule comparaison suffit, à condition de bien repérer le maximum d'abord.
Piège 3 : croire qu'un triangle peut avoir deux angles obtus ou deux angles droits. La somme des angles vaut . Si deux angles dépassent ou atteignent , leur somme dépasse déjà , ce qui est impossible. Donc dans tout triangle, il y a au plus un angle obtus et au plus un angle droit. Les autres angles sont forcément aigus.
Piège 4 : oublier que « équilatéral implique isocèle » mais que l'inverse est faux. Un triangle équilatéral est, en particulier, isocèle (il a même trois paires de côtés égaux). Donc toute propriété des isocèles s'applique aussi aux équilatéraux. Mais un isocèle n'est pas forcément équilatéral — Salma fait souvent l'erreur de croire « isocèle = équilatéral ».
Piège 5 : se tromper sur ce qu'est l'hypoténuse dans un triangle rectangle. L'hypoténuse est le côté opposé à l'angle droit, jamais un des deux côtés qui forment l'angle droit. C'est aussi toujours le plus long des trois côtés du triangle rectangle. Tu reverras ce vocabulaire en 4ᵉ avec le théorème de Pythagore — le maîtriser dès maintenant te fera gagner un chapitre entier.
Piège 6 : confondre médiatrice et hauteur (ou bissectrice). La médiatrice d'un côté est perpendiculaire à ce côté et passe par son milieu. Elle ne passe pas, en général, par le sommet opposé. Karim confond souvent la médiatrice avec la hauteur (perpendiculaire qui passe par le sommet opposé) ou avec la bissectrice (qui partage l'angle, pas le côté). Ces trois droites sont en général distinctes dans un triangle quelconque — elles ne coïncident que dans des cas très particuliers que tu reverras en 4ᵉ.
Application concrète
Yasmine veut fabriquer une étagère triangulaire pour suspendre dans le coin de sa chambre, à Casablanca. Elle a récupéré dans l'atelier de son oncle trois planches de longueurs respectives cm, cm, et cm. Avant de scier ou de visser quoi que ce soit, elle veut s'assurer que son projet tient debout — au sens propre comme au sens géométrique.
Étape 1 — Vérifier que le triangle existe. La plus grande planche mesure cm. Yasmine compare à la somme des deux autres : cm. Comme , l'inégalité triangulaire est respectée : les trois planches peuvent bien former un triangle. Ouf — si la plus grande avait été de cm, le projet aurait été géométriquement impossible, peu importe la précision du bricolage.
Étape 2 — Identifier la nature du triangle. Les trois côtés sont différents (, , ). Le triangle n'est donc ni équilatéral, ni isocèle. C'est un triangle quelconque. Yasmine se demande s'il est rectangle. Pour le savoir avec ses outils de 5ᵉ, elle ne peut que mesurer les angles à la fin de la construction — le test rigoureux, par les longueurs, viendra l'année prochaine avec Pythagore.
Étape 3 — Tracer le patron à l'échelle. Yasmine décide de dessiner un patron à l'échelle sur une feuille avant de découper le bois. Les longueurs deviennent : cm, cm, cm. Elle applique la méthode au compas : trace de cm, ouvre le compas à cm pour piquer en , à cm pour piquer en , et les deux arcs se croisent au point .
Étape 4 — Calculer le troisième angle pour la fixation. Pour visser solidement l'étagère au mur, Yasmine veut connaître l'angle au sommet , là où elle compte placer l'équerre de fixation. Au rapporteur, elle mesure sur son patron et . Elle vérifie en calculant le troisième : . C'est cohérent avec ce qu'elle voit sur le patron — l'angle en est presque droit, ce qui rend l'étagère bien adossée au coin du mur.
Étape 5 — Trouver le centre du cercle circonscrit pour la décoration. Touche finale : Yasmine veut peindre un disque clair en arrière-plan derrière son étagère, qui passe exactement par les trois pointes. Elle trace au compas les médiatrices de deux côtés du patron, repère leur intersection , et obtient ainsi le centre du cercle qui passe par , et . Elle reporte ce cercle à l'échelle sur le mur, et son étagère sera parfaitement inscrite dans un grand cercle peint.
Conclusion. En cinq étapes, Yasmine est passée d'un tas de planches à un projet géométriquement sain et esthétiquement abouti. Toutes les notions du chapitre sont mobilisées : l'inégalité triangulaire pour valider la faisabilité, la classification des triangles pour anticiper la forme, la somme des angles pour vérifier les mesures, la construction au compas pour tracer le patron, et la médiatrice pour la décoration. Tu retrouveras les triangles à la base des parallélogrammes au chapitre suivant — beaucoup de leurs propriétés se déduisent de ce que tu viens d'apprendre.
À retenir
Un triangle est défini par 3 sommets non alignés. Notation : côtés entre crochets (), longueurs sans (), angles avec un chapeau ().
Inégalité triangulaire. Un triangle existe si et seulement si la longueur du plus grand côté est strictement inférieure à la somme des deux autres.
Somme des angles. Dans tout triangle, . Conséquence : un triangle a au plus un angle droit et au plus un angle obtus.
Triangles particuliers. Isocèle = 2 côtés égaux ⇔ 2 angles à la base égaux. Équilatéral = 3 côtés égaux ⇔ 3 angles de . Rectangle = un angle de ; le côté opposé est l'hypoténuse, c'est le plus long.
Médiatrice de . Droite perpendiculaire à passant par son milieu. Elle est l'ensemble des points équidistants de et .
Cercle circonscrit. Les trois médiatrices d'un triangle se coupent en un même point , centre du cercle qui passe par les trois sommets.