Transformations nucléaires
Objectif BacTout le programme de Terminale à réviser.Radioactivité et stabilité du noyau
Tu sais depuis la seconde qu'un atome possède un noyau minuscule, chargé positivement, autour duquel gravite un cortège d'électrons. Descendons dans ce noyau. Il est fait de deux sortes de particules, les protons (chargés positivement) et les neutrons (neutres), qu'on regroupe sous le nom de nucléons. C'est le nombre de protons qui définit l'élément chimique ; c'est l'équilibre entre protons et neutrons qui décide si le noyau est stable ou non.
Un noyau est caractérisé par son numéro atomique (le nombre de protons) et son nombre de masse (le nombre total de nucléons), avec où est le nombre de neutrons. On le note , où est le symbole de l'élément.
Le numéro atomique se lit en bas, le nombre de masse en haut. Par exemple, est un noyau de carbone à protons et neutrons.
Exemple 1. Le noyau (uranium) compte protons et neutrons. C'est un noyau lourd, l'un des plus massifs présents naturellement sur Terre.
Exemple 2. Le noyau (carbone 14) compte protons, comme tout carbone, mais neutrons, soit deux de plus que le carbone 12.
Isotopes et noyaux instables
Le carbone 12 et le carbone 14 ont le même ( protons, donc le même élément), mais des différents : ce sont des isotopes.
Deux noyaux sont isotopes s'ils ont le même numéro atomique (même élément) mais des nombres de masse différents (nombre de neutrons différent).
Tous les noyaux ne se valent pas en solidité. Si l'on porte sur un diagramme le nombre de neutrons en fonction du nombre de protons , les noyaux stables se regroupent le long d'une bande étroite : la vallée de stabilité. En dehors de cette vallée — pour les noyaux trop lourds, ou avec trop de neutrons, ou trop de protons — le noyau est instable : il est radioactif et se désintègre spontanément en un autre noyau, en émettant un rayonnement.
Un phénomène aléatoire, spontané et inéluctable
La radioactivité a une nature déroutante : elle est imprévisible à l'échelle d'un noyau unique.
La désintégration d'un noyau radioactif est spontanée (rien ne la déclenche de l'extérieur), aléatoire (on ne peut pas prévoir l'instant où un noyau donné se désintégrera) et inéluctable (elle finira par se produire, on ne peut ni l'accélérer ni l'empêcher).
C'est un point que Salma comprend souvent de travers : elle imagine qu'un noyau « vieillit » et se désintègre à un âge donné, comme un être vivant. Faux. Un noyau de carbone 14 n'a pas d'horloge interne : à chaque instant, il a la même probabilité de se désintégrer, qu'il vienne de se former ou qu'il existe depuis des millénaires. On ne sait rien de quand un noyau précis se transformera ; on ne sait que la probabilité, et c'est sur un très grand nombre de noyaux que cette probabilité devient une loi statistique précise.
Un noyau a protons et neutrons. Hors de la vallée de stabilité, il est instable (radioactif) et se désintègre de façon spontanée, aléatoire et inéluctable.
Les types de désintégration
Un noyau instable se transforme pour se rapprocher de la vallée de stabilité. Selon la raison de son instabilité — trop lourd, trop de neutrons, trop de protons — il emprunte l'un de trois grands chemins, en émettant une particule caractéristique. Un quatrième rayonnement, , accompagne souvent les autres.
Il existe trois grands types de radioactivité, selon la particule émise par le noyau père :
- : émission d'un noyau d'hélium ;
- : émission d'un électron ;
- : émission d'un positon .
Chaque type corrige un déséquilibre particulier. Voyons-les un à un.
Exemple 1. La radioactivité concerne les noyaux très lourds ( grand). Le noyau éjecte un noyau d'hélium , appelé particule : il perd ainsi protons et neutrons d'un coup, allégeant fortement sa masse.
Exemple 2. La radioactivité concerne les noyaux qui ont trop de neutrons. Au sein du noyau, un neutron se transforme en proton, en émettant un électron rapide , la particule , accompagné d'un antineutrino électronique (particule de charge nulle et de masse quasi nulle, qui emporte une part de l'énergie) :
La radioactivité β⁺ et le rayonnement γ
La radioactivité est le symétrique de la précédente : elle concerne les noyaux qui ont trop de protons. Un proton se transforme en neutron, en émettant cette fois un positon — l'antiparticule de l'électron, de même masse mais de charge opposée — accompagné d'un neutrino électronique :
Enfin, après une désintégration ou , le noyau fils se retrouve souvent dans un état excité, trop riche en énergie. Il s'en débarrasse en émettant un photon très énergétique, le rayonnement .
Le rayonnement est l'émission, par un noyau excité, d'un photon de très haute énergie, lors de sa désexcitation. Il n'y a alors ni changement de ni changement de : seul l'excès d'énergie est évacué.
Exemple 3. Lors de la désintégration du cobalt 60 (utilisé en radiothérapie), le noyau fils de nickel est produit excité ; il se désexcite en émettant deux photons très énergétiques. C'est ce rayonnement , et non l'électron, qui est utilisé pour irradier les tumeurs.
Karim croit parfois que le rayonnement « transforme » le noyau comme le font et . C'est faux : le ne change ni le nombre de protons ni le nombre de nucléons. Le noyau reste le même élément, le même isotope ; il perd seulement de l'énergie.
Trois radioactivités : (émission de , noyaux lourds), (un neutron proton , excès de neutrons), (un proton neutron , excès de protons). Le rayonnement est un photon de désexcitation, sans changement de noyau.
Lois de conservation et équations
Une transformation nucléaire s'écrit comme une équation, mais elle obéit à des règles plus strictes qu'une réaction chimique. Deux grandeurs y sont conservées de part et d'autre de la flèche : on parle des lois de Soddy.
Dans toute équation de transformation nucléaire, deux grandeurs se conservent (lois de Soddy) :
- le nombre de nucléons : la somme des nombres de masse est la même avant et après ;
- le nombre de charge : la somme des numéros atomiques (charges) est la même avant et après.
Équilibrer une équation nucléaire, c'est trouver le noyau fils inconnu de sorte que la somme des et la somme des soient identiques des deux côtés. On déduit ensuite l'élément de son numéro atomique grâce à la classification périodique.
Exemple 1. Désintégration de l'uranium 238. Le noyau émet une particule : Vérifie : nucléons ; charges . Le noyau fils, de numéro atomique , est le thorium.
Exemple 2. Désintégration du carbone 14. Un neutron devient proton, un électron est émis : Vérifie : nucléons ; charges . Le carbone se change en azote. C'est cette transformation précise qui sous-tend la datation au carbone 14.
Une remarque d'honnêteté : les équations de désintégration écrites ici avec les seules particules « visibles » sont simplifiées. En toute rigueur, une émission s'accompagne d'un antineutrino et une émission d'un neutrino , comme dans les équations à l'échelle du nucléon vues plus haut. Ces particules ont un nombre de charge et un nombre de masse nuls : elles ne modifient donc pas l'équilibrage par les lois de Soddy, ce qui explique qu'on les omette dans les bilans noyau à noyau.
Équilibrer une désintégration β⁺
Pour la radioactivité , le positon émis porte une charge , donc s'écrit . Prenons le fluor 18, employé en imagerie médicale (TEP) : Vérifie : nucléons ; charges . Le numéro atomique diminue d'une unité (un proton de moins) : le fluor devient oxygène.
Observe la différence avec une transformation chimique. Quand le carbone brûle, ses noyaux restent intacts : seuls les électrons se réarrangent pour former des liaisons. Ici, au contraire, le noyau lui-même change, et l'élément chimique change : le carbone devient azote, le fluor devient oxygène. C'est la marque d'une transformation nucléaire.
Une équation nucléaire conserve le nombre de nucléons et le nombre de charge (lois de Soddy). Contrairement à une transformation chimique, le noyau change. Dans les désintégrations et , change : l'élément change aussi. Dans une émission , en revanche, et sont inchangés : l'élément (et l'isotope) reste le même, seul l'excès d'énergie est évacué.
Décroissance radioactive et demi-vie
À l'échelle d'un seul noyau, la désintégration est imprévisible. Mais à l'échelle d'un grand nombre de noyaux, le hasard devient une loi d'une régularité parfaite : le nombre de noyaux non encore désintégrés décroît exponentiellement avec le temps.
Le nombre de noyaux radioactifs restants à l'instant suit la loi de décroissance radioactive : où est le nombre initial de noyaux et la constante radioactive (en ), caractéristique du noyau. Plus est grand, plus la décroissance est rapide.
La constante est la probabilité, par unité de temps, qu'un noyau donné se désintègre. Elle ne dépend que de la nature du noyau, et de rien d'autre : ni de la température, ni de la pression, ni des liaisons chimiques. C'est ce qui fait des noyaux des horloges si fiables.
La demi-vie
Pour donner un sens concret à la rapidité de décroissance, on définit une durée caractéristique : le temps de demi-vie.
La demi-vie (ou temps de demi-vie) est la durée au bout de laquelle la moitié des noyaux radioactifs initialement présents se sont désintégrés. Elle est reliée à la constante radioactive par
Établir la relation entre demi-vie et constante radioactive
Cette relation se démontre directement à partir de la loi de décroissance. Par définition, à l'instant , il ne reste que la moitié des noyaux initiaux : . Écrivons la loi à cet instant précis : On simplifie par (non nul), ce qui isole l'exponentielle : En prenant le logarithme népérien des deux membres, et puisque : Remarque essentielle : a disparu du résultat. La demi-vie ne dépend que de (donc de la seule nature du noyau), pas du nombre de noyaux présents au départ — c'est pourquoi elle vaut la même durée quel que soit l'instant choisi comme origine.
La propriété clé est que la demi-vie est constante : quel que soit l'instant de départ, il faut toujours la même durée pour que le nombre de noyaux soit divisé par . Après , il reste ; après , il reste ; après , il reste , et ainsi de suite. Cette division par à chaque palier est l'outil de calcul rapide du chapitre.
Exemple 1. Le carbone 14 a une demi-vie ans. Un échantillon contenant noyaux de carbone 14 n'en contiendra plus que après ans, après ans, après ans.
Activité d'un échantillon
On ne compte pas les noyaux un à un : on mesure le rythme des désintégrations, c'est-à-dire l'activité.
L'activité d'un échantillon est le nombre de désintégrations qu'il produit par seconde : exprimée en becquerels (Bq) : = une désintégration par seconde.
Comme est proportionnelle à , l'activité décroît exactement de la même façon : , et elle aussi est divisée par à chaque demi-vie. Mesurer l'activité d'un échantillon, c'est donc une façon indirecte de connaître .
Exemple 2. Un échantillon de carbone 14 a aujourd'hui une activité . Au bout de deux demi-vies, soit ans, son activité aura été divisée par : elle vaudra . En mesurant le rapport entre l'activité d'un échantillon ancien et celle d'un échantillon vivant, on remonte au nombre de demi-vies écoulées, donc à l'âge.
La décroissance suit . La demi-vie est la durée pour diviser par ; elle est constante. L'activité se mesure en becquerels (Bq) et décroît de la même façon.
Énergie libérée et équivalence masse-énergie
Reste la question la plus spectaculaire : pourquoi le nucléaire libère-t-il tant d'énergie ? La réponse tient dans une équivalence profonde entre la masse et l'énergie, énoncée par Einstein en 1905.
Toute masse possède une énergie, donnée par la relation d'équivalence masse-énergie d'Einstein : où est la célérité de la lumière. Une variation de masse correspond à une énergie .
Le facteur est gigantesque : une masse minuscule équivaut à une énergie énorme. C'est tout le secret du nucléaire.
Le défaut de masse
Quand un noyau se transforme en libérant de l'énergie (transformation dite exoénergétique — c'est le cas des désintégrations radioactives spontanées, de la fission et de la fusion stellaire), on constate un fait surprenant : la masse totale des produits est inférieure à celle des réactifs. Cette masse « manquante », appelée défaut de masse , n'a pas disparu : elle s'est convertie en énergie, libérée par la réaction. (Inversement, certaines transformations nucléaires ne se produisent qu'en recevant de l'énergie ; la masse des produits y est alors supérieure à celle des réactifs. Toutes les transformations spontanées étudiées ici sont exoénergétiques.)
Le défaut de masse d'une transformation nucléaire exoénergétique est la différence (positive) entre la masse des noyaux de départ et celle des produits. L'énergie libérée vaut Cette même idée explique l'énergie de liaison d'un noyau : l'énergie qu'il faudrait fournir pour séparer tous ses nucléons.
Les masses se mesurent ici en unité de masse atomique (), et les énergies en mégaélectronvolts (), unités adaptées à l'échelle du noyau.
Exemple 1. Dans une transformation nucléaire, un défaut de masse de seulement libère C'est environ un million de fois plus que l'énergie d'une liaison chimique, qui se chiffre en électronvolts. Voilà pourquoi un gramme de combustible nucléaire libère autant d'énergie que des tonnes de charbon.
Fission et fusion
Deux grandes familles de réactions exploitent ce défaut de masse, aux deux extrémités de la table des noyaux.
La fission est la cassure d'un noyau lourd (comme l'uranium 235) en deux noyaux plus légers, sous l'impact d'un neutron. La fusion est la réunion de deux noyaux légers (comme des isotopes de l'hydrogène) en un noyau plus lourd. Les deux libèrent une énergie considérable.
Exemple 2. La fission de l'uranium 235 est la réaction qui chauffe les centrales nucléaires : un neutron casse le noyau, libérant de l'énergie et d'autres neutrons qui entretiennent une réaction en chaîne. La fusion de noyaux d'hydrogène, elle, est la source d'énergie du Soleil et des étoiles : c'est elle qui fait briller le ciel au-dessus du désert de Merzouga.
Garde en tête l'ordre de grandeur : les énergies nucléaires dépassent les énergies chimiques d'un facteur de l'ordre du million. Combustion d'un carburant et fission d'un noyau ne jouent pas dans la même cour.
La relation d'Einstein relie masse et énergie. Pour une réaction nucléaire exoénergétique, le défaut de masse (perte de masse) est converti en énergie . La fission (noyau lourd cassé) et la fusion (noyaux légers réunis) libèrent des énergies environ un million de fois supérieures aux réactions chimiques.
Pièges classiques
1. Confondre transformation nucléaire et transformation chimique. Dans une transformation chimique, seuls les électrons se réarrangent ; les noyaux et donc les éléments restent intacts. Dans une transformation nucléaire, c'est le noyau qui change, et l'élément lui-même se transforme (le carbone devient azote). Ce sont deux mondes différents, à deux échelles différentes.
2. Croire qu'un noyau « vieillit » avant de se désintégrer. La désintégration est purement aléatoire : un noyau n'a pas de durée de vie programmée. À chaque instant, sa probabilité de se désintégrer est la même, qu'il soit « jeune » ou « vieux ». On ne sait jamais quand un noyau précis se transformera.
3. Oublier d'équilibrer et . Les deux lois de Soddy doivent être vérifiées simultanément : la somme des nombres de masse et la somme des numéros atomiques se conservent toutes deux. Vérifie toujours les deux égalités avant de conclure sur le noyau fils.
4. Se tromper sur le sens de variation de en et . En , un neutron devient proton : augmente de . En , un proton devient neutron : diminue de . Le nombre de masse , lui, ne change pas dans les deux cas (l'électron ou le positon a un nul).
5. Confondre demi-vie et durée de vie totale. Après une demi-vie, il reste la moitié des noyaux, pas zéro. Après deux demi-vies, il en reste le quart, après trois le huitième, etc. Les noyaux ne disparaissent jamais tous d'un coup : la décroissance est exponentielle, sans fin nette.
6. Penser que la constante radioactive dépend des conditions extérieures. (et donc ) ne dépend que de la nature du noyau. Chauffer, comprimer ou lier chimiquement l'échantillon ne change rien au rythme des désintégrations. C'est ce qui fait des noyaux des horloges incorruptibles.
Application concrète
De retour de sa visite au musée, Karim veut comprendre par lui-même comment on a daté la charpente de Volubilis. Il sait que le bois, du vivant de l'arbre, contient du carbone 14 dans la même proportion que l'atmosphère ; qu'à la mort de l'arbre, cet apport cesse et que le carbone 14 ne fait plus que décroître. Il mesure l'activité de l'échantillon et la compare à celle d'un bois vivant de référence.
Étape 1 — Identifier le noyau radioactif. Le noyau en jeu est le carbone 14, , isotope instable du carbone à protons et neutrons. Sa demi-vie est ans. C'est un noyau riche en neutrons, situé au-dessus de la vallée de stabilité : il est donc radioactif .
Étape 2 — Écrire l'équation de désintégration. Un neutron du noyau se transforme en proton avec émission d'un électron. Karim écrit l'équation et vérifie les lois de Soddy : Nucléons : . Charges : . Tout est conservé. Le carbone 14 se change en azote 14.
Étape 3 — Comparer les activités. Karim mesure que l'activité de l'échantillon vaut environ de celle d'un bois vivant, où est l'activité initiale. Comme l'activité suit la même décroissance que le nombre de noyaux, , il cherche le temps écoulé depuis la mort de l'arbre.
Étape 4 — Appliquer la loi de décroissance. De , Karim isole en prenant le logarithme : en remplaçant .
Étape 5 — Calculer l'âge. Numériquement, et , d'où La charpente a donc environ ans : elle date bien de l'époque romaine de Volubilis, ce qui colle avec l'étiquette du musée.
Conclusion. En cinq étapes, Karim a transformé une simple mesure d'activité en une datation : noyau identifié, équation équilibrée par les lois de Soddy, loi de décroissance appliquée, âge calculé via la demi-vie. C'est exactement ce que font les archéologues, et la médecine nucléaire procède de la même logique pour doser un traceur radioactif chez un patient. Le caractère aléatoire d'une désintégration unique, joint à la régularité statistique d'un grand nombre de noyaux, fait du carbone 14 une horloge fiable. En classes préparatoires, tu retrouveras cette loi exponentielle au cœur de la physique nucléaire et de l'énergétique, où l'on calculera précisément les énergies libérées par fission et par fusion.
À retenir
Un noyau a protons et neutrons. Hors de la vallée de stabilité, il est radioactif et se désintègre de façon spontanée, aléatoire et inéluctable.
Trois radioactivités : (émission de ), (émission de , augmente), (émission de , diminue). Le est un photon de désexcitation, sans changement de noyau.
Toute équation nucléaire conserve et (lois de Soddy). Contrairement à une transformation chimique, le noyau change : en et , varie donc l'élément change ; en , et sont inchangés et l'élément reste le même.
La décroissance suit ; la demi-vie divise par ; l'activité s'exprime en becquerels (Bq).
La relation relie masse et énergie. Dans une transformation exoénergétique, le défaut de masse se convertit en énergie . La fission et la fusion libèrent environ un million de fois plus que les réactions chimiques.