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Dipôle RL

Objectif BacTout le programme de Terminale à réviser.

La bobine

Jusqu'ici, tes circuits ne contenaient que des résistances et des condensateurs. La bobine est un troisième dipôle fondamental. Concrètement, c'est un long fil conducteur enroulé en spires serrées, souvent autour d'un noyau de fer doux qui renforce ses effets. Quand un courant la traverse, elle crée un champ magnétique ; et c'est en réagissant aux variations de ce champ qu'elle acquiert son comportement si particulier.

DÉFINITION

Une bobine est un enroulement de fil conducteur caractérisé par son inductance L, exprimée en henrys (H). Une bobine réelle possède aussi une résistance interne r (en ohms), due à la résistance du fil. En convention récepteur, la tension à ses bornes est uL=Ldidt+ri. Pour une bobine idéale (r=0), elle se réduit à uL=Ldidt.

Le terme didt est la dérivée de l'intensité par rapport au temps : il mesure à quelle vitesse le courant varie. Retiens l'idée centrale : la tension aux bornes d'une bobine idéale ne dépend pas de la valeur du courant, mais de sa variation. Si le courant est constant, didt=0 et la bobine idéale se comporte comme un simple fil.

Exemple 1. Une bobine d'inductance L=0,50 H est parcourue par un courant qui augmente régulièrement de 2,0 A par seconde, soit didt=2,0 A/s. Si on la suppose idéale, la tension à ses bornes vaut uL=Ldidt=0,50×2,0=1,0 V.

Exemple 2. La même bobine est traversée par un courant constant i=3,0 A. Comme idéale, sa tension est nulle : didt=0. Si l'on tient compte d'une résistance interne r=4,0 Ω, alors uL=ri=4,0×3,0=12 V : seule la résistance du fil subsiste en régime permanent.

L'opposition aux variations de courant

Le comportement le plus important de la bobine est qu'elle s'oppose aux variations de l'intensité qui la traverse. Augmente-t-on le courant ? Elle freine cette augmentation. Le coupe-t-on ? Elle tente de le maintenir. C'est une manifestation de la loi de modération (ou loi de Lenz, que tu formaliseras en classes préparatoires) : la bobine réagit toujours de manière à contrarier le changement qu'on lui impose.

À RETENIR

Une bobine d'inductance L (en henrys) vérifie uL=Ldidt (idéale) ou uL=Ldidt+ri (avec résistance interne r). Elle s'oppose aux variations de l'intensité : le courant i qui la traverse ne peut pas subir de saut brutal, il est continu.

Établissement du courant dans un dipôle RL

Branchons en série un générateur de tension E, une résistance R et une bobine (L,r), l'ensemble commandé par un interrupteur. À l'instant où Karim ferme le circuit, on pourrait croire que le courant prend aussitôt sa valeur maximale. Il n'en est rien : la bobine s'oppose à l'apparition du courant, et celui-ci s'établit progressivement.

DÉFINITION

Dans un dipôle RL série soumis à une tension continue E à partir de l'instant t=0, la loi des mailles donne l'équation E=Ri+Ldidt, dont la solution, avec i(0)=0, est i(t)=ER(1et/τ),τ=LR. L'intensité croît de 0 vers sa valeur finale I=ER.

Vérifier que la solution satisfait l'équation

Contrôlons que i(t)=ER(1et/τ) est bien solution de Ldidt+Ri=E, avec τ=LR. Dérivons, en notant que 1τ=RL : didt=ER×1τet/τ=ER×RLet/τ=ELet/τ. Reportons dans le membre de gauche de l'équation : Ldidt+Ri=L×ELet/τ+R×ER(1et/τ)=Eet/τ+EEet/τ=E. L'équation est satisfaite à chaque instant, et la condition initiale l'est aussi : i(0)=ER(1e0)=0, comme l'impose la continuité de l'intensité. La fonction proposée est donc bien la solution du problème.

Pour alléger, on suppose ici la résistance interne r négligeable devant R ; sinon, il suffit de remplacer R par la résistance totale Rtot=R+r. À t=0, le courant vaut bien 0 (continuité de l'intensité) ; quand t devient grand, et/τ0 et le courant tend vers I=E/R. Entre les deux, la montée est une exponentielle douce, jamais un saut.

Montage du dipôle RL en série Maille rectangulaire comprenant un générateur de tension continue E, un interrupteur fermé à l'instant t égal zéro, une résistance R avec sa tension u indice R, et une bobine d'inductance L et de résistance interne r avec sa tension u indice L. Le courant i circule dans la maille en convention récepteur pour la bobine. + E t = 0 R u_R L r u_L i À la fermeture, la bobine s'oppose à l'apparition du courant : E = R·i + L·di/dt.
Schéma du circuit RL série : générateur E, interrupteur fermé à t = 0, résistance R et bobine (L, r) parcourus par le courant i en convention récepteur

Etablissement du courant dans un dipole RL Intensite i en fonction du temps : exponentielle croissante partant de zero et tendant vers la valeur E sur R. La tangente a l'origine atteint l'asymptote a l'instant tau ; i y vaut 63 pour cent de E sur R. t (s) i (A) E/R 63 % de E/R τ le courant s'etablit progressivement, jamais d'un coup
Courbe d'établissement du courant i(t) croissant de 0 vers E/R selon une exponentielle, avec la constante de temps tau marquée

Exemple 1. Un circuit comporte E=12 V, R=6,0 Ω et une bobine idéale L=0,30 H. La valeur finale du courant est I=ER=126,0=2,0 A, et la constante de temps vaut τ=LR=0,306,0=0,050 s. Le courant suit donc i(t)=2,0(1et/0,050).

À la fermeture et au régime permanent

Juste après la fermeture, le courant est nul mais varie vite : toute la tension E se retrouve aux bornes de la bobine, qui « encaisse » le changement. Au fil du temps, la variation de i ralentit, la tension de la bobine diminue, et la résistance prend le relais. En régime permanent (au bout de quelques τ), le courant est constant à I=E/R : didt=0, la bobine idéale ne fait plus rien, et tout se passe comme si elle était un simple fil.

Exemple 2. Avec les valeurs de l'exemple 1, à l'instant t=τ=0,050 s : i(τ)=2,0(1e1)=2,0×(10,37)1,26 A, soit environ 63 % de la valeur finale 2,0 A. Le courant n'a pas encore atteint son maximum : il faut attendre encore.

À RETENIR

À la fermeture d'un dipôle RL, le courant s'établit progressivement selon i(t)=ER(1et/τ), partant de 0 et tendant vers I=ER. En régime permanent, la bobine idéale se comporte comme un fil.

Rupture du courant

Que se passe-t-il quand Karim ouvre l'interrupteur, alors que le courant a atteint sa valeur établie I0 ? La bobine, fidèle à sa nature, s'oppose à la disparition du courant. Celui-ci ne tombe pas instantanément à zéro : il décroît progressivement, en suivant à nouveau une exponentielle.

DÉFINITION

Lors de la rupture dans un circuit RL (le courant initial étant I0), l'intensité décroît selon i(t)=I0et/τ,τ=LR, en partant de I0 et en tendant vers 0. C'est une décroissance exponentielle.

Rupture du courant dans un dipole RL Intensite i en fonction du temps : exponentielle decroissante partant de I0 et tendant vers zero. La tangente a l'origine coupe l'axe des temps a l'instant tau ; i y vaut 37 pour cent de I0. t (s) i (A) I₀ 37 % de I₀ τ le courant resiste a s'eteindre
Courbe de rupture du courant i(t) décroissant de I0 vers 0 selon une exponentielle, avec la constante de temps tau marquée

Exemple 1. Une bobine parcourue par I0=2,0 A dans un circuit de constante de temps τ=0,050 s voit son courant décroître selon i(t)=2,0et/0,050. À t=τ : i(τ)=2,0e12,0×0,37=0,74 A, soit 37 % du courant initial. Il en reste encore une part notable.

La surtension et l'étincelle de rupture

Voici le phénomène spectaculaire. À l'ouverture, la bobine tente de maintenir le courant alors que la résistance du circuit devient soudain très grande (l'air de l'interrupteur ouvert est quasi isolant). Or uL=Ldidt : si i chute brutalement, didt est énorme en valeur absolue, et la tension aux bornes de la bobine peut atteindre des centaines de volts — bien au-delà de E. Cette surtension suffit à ioniser l'air entre les contacts : une étincelle jaillit, c'est l'étincelle de rupture qu'a vue Karim. Pour protéger les circuits, on place souvent en parallèle de la bobine une diode de roue libre, qui offre au courant un chemin par lequel s'éteindre en douceur.

Exemple 2. Dans un système d'allumage ou un relais, une bobine de L=0,10 H parcourue par I0=1,0 A est coupée en une durée très brève, disons Δt0,1 ms=1,0×104 s. La tension induite est de l'ordre de uLLΔiΔt=0,10×1,01,0×104=1000 V. Mille volts à partir d'une pile de quelques volts : voilà pourquoi l'étincelle apparaît.

Surtension de rupture et diode de roue libre Deux panneaux. À gauche, sans protection, l'interrupteur s'ouvre et une étincelle jaillit entre ses contacts, traduisant la surtension u indice L de plusieurs centaines de volts due à la chute brutale du courant. À droite, avec une diode de roue libre placée en parallèle de la bobine, le courant boucle doucement par la diode et l'énergie un demi L I zéro carré se dissipe sans étincelle. Sans protection E surtension u_L ≈ centaines de V R L i di/dt très grand Avec diode de roue libre E R L diode i l'énergie ½·L·I₀² se dissipe en douceur À l'ouverture, l'énergie magnétique de la bobine doit s'écouler : sans chemin, elle jaillit en étincelle ; la diode de roue libre l'absorbe en douceur.
Schéma en deux panneaux : à gauche, sans protection, l'étincelle de surtension jaillit à l'ouverture de l'interrupteur ; à droite, une diode de roue libre offre au courant un chemin pour s'éteindre en douceur

À RETENIR

À l'ouverture d'un circuit RL, le courant décroît selon i(t)=I0et/τ. La bobine s'oppose à la disparition du courant : la chute brutale de i provoque une surtension et une étincelle de rupture (d'où la diode de roue libre).

La constante de temps

Tu as croisé deux fois la grandeur τ=L/R. Elle gouverne entièrement la rapidité des régimes transitoires : un grand τ signifie un courant lent à s'établir ou à s'éteindre, un petit τ un courant qui réagit presque instantanément. C'est la constante de temps du dipôle RL.

DÉFINITION

La constante de temps d'un dipôle RL est τ=LR, homogène à un temps (en secondes). Elle fixe l'échelle de durée de l'établissement et de la rupture du courant.

Vérifions qu'il s'agit bien d'un temps par analyse dimensionnelle. De uL=Ldidt, on tire [L]=[u][t][i], et de la loi d'Ohm [R]=[u][i]. Donc [LR]=[u][t]/[i][u]/[i]=[t]. Le rapport L/R est bien une durée.

Exemple 1. Avec L=0,30 H et R=6,0 Ω : τ=0,306,0=0,050 s=50 ms. Si l'on garde la même bobine mais qu'on divise la résistance par deux (R=3,0 Ω), alors τ double : τ=0,10 s. Plus R est petit (ou L grand), plus le régime transitoire est lent.

Lecture graphique et règle des 5 τ

La constante de temps se lit directement sur la courbe. À t=τ, le courant a parcouru 63 % du chemin vers sa valeur finale (en établissement), ou il en reste 37 % (en rupture). Graphiquement, la tangente à l'origine coupe l'asymptote (ou l'axe des temps) précisément à l'abscisse t=τ : c'est la méthode de détermination la plus rapide. En pratique, on considère que le régime permanent est atteint au bout de 5τ : à cet instant, e50,007, soit moins de 1 % d'écart à la valeur finale.

Exemple 2. Pour τ=0,050 s, le régime permanent est atteint après 5τ=5×0,050=0,25 s. Au-delà d'un quart de seconde, le courant est, à toutes fins utiles, stabilisé à sa valeur finale.

À RETENIR

La constante de temps τ=LR (en s) mesure la rapidité du régime transitoire. À t=τ : 63 % de la valeur finale (établissement) ou 37 % restants (rupture). La tangente à l'origine coupe l'asymptote à t=τ, et le régime permanent est atteint vers 5τ.

Énergie emmagasinée dans une bobine

Pourquoi le courant ne peut-il pas sauter brutalement, et pourquoi une étincelle se produit-elle à la rupture ? La réponse profonde est énergétique. Une bobine parcourue par un courant emmagasine de l'énergie sous forme magnétique, et cette énergie, comme toute énergie, ne peut ni apparaître ni disparaître instantanément.

DÉFINITION

Une bobine d'inductance L parcourue par un courant d'intensité i emmagasine une énergie magnétique EL=12Li2, exprimée en joules (J) avec L en henrys et i en ampères.

Cette énergie est le pendant de l'énergie 12Cu2 stockée par un condensateur : là où le condensateur stocke dans son champ électrique une énergie liée à la tension, la bobine stocke dans son champ magnétique une énergie liée à l'intensité. Comme EL dépend de i2, l'énergie ne peut pas varier instantanément — sinon il faudrait une puissance infinie. C'est la raison physique de la continuité de l'intensité : i ne saute jamais.

Exemple 1. La bobine L=0,30 H parcourue par i=2,0 A stocke EL=12Li2=12×0,30×(2,0)2=0,60 J.

Exemple 2. Si l'on double le courant (i=4,0 A), l'énergie est multipliée par quatre : EL=12×0,30×(4,0)2=2,4 J. L'énergie magnétique croît comme le carré de l'intensité.

La restitution à la rupture

À l'ouverture, toute cette énergie magnétique doit aller quelque part : elle ne peut pas s'évanouir. Privée du générateur, la bobine restitue son énergie. Si aucun chemin n'est offert au courant, elle la dissipe brutalement dans l'arc électrique de l'étincelle : c'est cette énergie 12LI02 qui chauffe et ionise l'air entre les contacts. La diode de roue libre, elle, offre un chemin doux : l'énergie s'y dissipe lentement en chaleur, sans étincelle.

À RETENIR

Une bobine emmagasine l'énergie magnétique EL=12Li2 (en joules). Cette énergie ne peut pas varier instantanément, ce qui impose la continuité de l'intensité. À la rupture, elle est restituée — dans l'étincelle ou dans la diode de roue libre.

Pièges classiques

1. Croire que le courant s'établit instantanément à la fermeture. À cause de la bobine, le courant part de 0 et monte progressivement selon i(t)=ER(1et/τ). C'est l'intensité qui est continue dans un circuit RL, jamais brutale.

2. Confondre bobine et condensateur. Le condensateur s'oppose aux variations de tension (u est continue, 12Cu2), la bobine aux variations d'intensité (i est continue, 12Li2). Ce sont des comportements duaux, à ne pas intervertir.

3. Oublier la résistance interne r de la bobine. Une bobine réelle vaut uL=Ldidt+ri. En régime permanent, sa tension n'est pas nulle mais ri, et la constante de temps devient τ=LR+r. Ne néglige r que si l'énoncé l'autorise.

4. Se tromper sur le sens des 63 % et 37 %. À t=τ, en établissement le courant a atteint 63 % de sa valeur finale ; en rupture il en reste 37 %. Les deux pourcentages sont complémentaires (63+37=100), mais ne décrivent pas la même phase.

5. Mal calculer la constante de temps. Pour le dipôle RL, τ=LR — et non RL ni RL. Attention : ce n'est pas la même formule que pour le RC (τ=RC). Vérifie toujours l'homogénéité : L/R donne bien des secondes.

6. Penser que l'étincelle vient du générateur. La surtension de rupture n'est pas fournie par la pile : elle provient de l'énergie magnétique 12LI02 stockée dans la bobine, qui se libère quand i chute brutalement. Une pile de 12 V peut ainsi engendrer une étincelle de plusieurs centaines de volts.

Application concrète

Amine installe une serrure électrique à commande d'électroaimant sur le portail de la maison familiale à Meknès. L'électroaimant est une bobine d'inductance L=0,40 H et de résistance interne négligeable, alimentée par un bloc E=12 V à travers une résistance de protection R=8,0 Ω. Amine veut comprendre, en physicien, comment le dispositif se déclenche et pourquoi un petit composant a été ajouté en parallèle de la bobine.

Étape 1 — Calculer la constante de temps. Le dipôle RL a pour constante de temps τ=LR=0,408,0=0,050 s=50 ms. C'est l'échelle de durée qui gouverne aussi bien l'attraction que le relâchement de l'électroaimant.

Étape 2 — Déterminer le courant final. En régime permanent, la bobine idéale se comporte comme un fil et le courant atteint I=ER=128,0=1,5 A. C'est ce courant établi qui crée le champ magnétique assez fort pour attirer le pêne et déverrouiller la serrure.

Étape 3 — Estimer le temps d'établissement. Le courant est considéré comme établi au bout de 5τ=5×0,050=0,25 s. La serrure met donc environ un quart de seconde à se déclencher après l'appui sur le bouton : un délai imperceptible pour Amine, mais bien réel pour la physique.

Étape 4 — Calculer l'énergie magnétique stockée. Une fois le courant établi à I=1,5 A, la bobine emmagasine EL=12LI2=12×0,40×(1,5)2=0,45 J. Cette énergie magnétique est le « réservoir » qui maintient le champ tant que le courant circule.

Étape 5 — Expliquer l'étincelle et la diode de roue libre. Quand Amine relâche le bouton, l'interrupteur s'ouvre et le courant cherche à tomber à zéro en une durée très brève. La bobine s'y oppose : uL=Ldidt explose en valeur absolue, l'énergie 0,45 J doit se libérer, et une étincelle ionise l'air aux contacts — exactement celle qu'avait vue Karim sur sa sonnette. Pour l'éviter, le constructeur a placé une diode de roue libre en parallèle de la bobine : à l'ouverture, le courant s'écoule par la diode et l'énergie se dissipe doucement en chaleur, sans surtension destructrice ni crépitement.

Conclusion. En cinq étapes, Amine a décrit tout le cycle de l'électroaimant : constante de temps τ=L/R, courant final E/R, durée d'établissement 5τ, énergie magnétique 12LI2, et l'origine de l'étincelle de rupture. C'est la même grammaire que celle du condensateur au chapitre RC, transposée à la bobine : à la charge progressive répond l'établissement progressif, à τ=RC répond τ=L/R, à 12Cu2 répond 12Li2. Au chapitre suivant, en associant bobine et condensateur dans un circuit RLC, tu verras le courant non plus monter ou descendre, mais osciller. Et en classes préparatoires, la loi de Lenz-Faraday et les équations différentielles linéaires donneront le cadre général de tous ces régimes transitoires.

À retenir

À RETENIR

Une bobine d'inductance L (en henrys) vérifie uL=Ldidt (idéale) ou uL=Ldidt+ri. Elle s'oppose aux variations de l'intensité : le courant i est continu, jamais brutal.

À RETENIR

À la fermeture, le courant s'établit selon i(t)=ER(1et/τ), de 0 vers I=ER. À l'ouverture, il décroît selon i(t)=I0et/τ, de I0 vers 0.

À RETENIR

La constante de temps est τ=LR (en s). À t=τ : 63 % de la valeur finale (établissement) ou 37 % restants (rupture) ; régime permanent vers 5τ.

À RETENIR

Une bobine emmagasine l'énergie magnétique EL=12Li2 (en joules). Cette énergie ne pouvant varier instantanément, elle impose la continuité de i ; à la rupture, sa libération brutale crée la surtension et l'étincelle.

À RETENIR

Le dipôle RL est le dual du RC : bobine ↔ condensateur, intensité ↔ tension, τ=LRτ=RC, 12Li212Cu2. La diode de roue libre protège le circuit de l'étincelle de rupture.