63 exercices pour t'entraîner sur Dipôle RL en Tᴱ, du QCM à la démonstration. 20 corrigés en détail ci-dessous. Revoir le cours.
✓Exercices relus par un enseignant de physique-chimie · Mis à jour le 18 juin 2026 · Notre démarche
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01Découvrir
Dans quelle unité s'exprime l'inductanceL d'une bobine ?
A
L'ohm (Ω)
B
Le farad (F)
C
Le henry (H)
D
Le joule (J)
Correction
Réponse.
C
L'inductance d'une bobine se mesure en henrys, de symbole H. Si tu as répondu A, tu as confondu avec la résistance interne r (en ohms) ; B est l'unité de la capacité d'un condensateur, et D celle de l'énergie. Astuce mémo : bobine → inductance L→ henry, comme condensateur → capacité C→ farad.
Pour une bobine idéale (r=0), comment s'exprime la tension uL à ses bornes en convention récepteur ?
A
uL=Ri
B
uL=Ldtdi
C
uL=21Li2
D
uL=Li
Correction
Réponse.
B
Pour une bobine idéale, la tension dépend de la variation du courant : uL=Ldtdi. Si tu as choisi A, tu as écrit la loi d'Ohm d'un conducteur ohmique ; C est l'énergie magnétique stockée (en joules, pas une tension) ; D oublie la dérivée — la tension ne dépend pas de la valeur de i mais de sa vitesse de variation. Astuce mémo : ce qui compte pour une bobine, c'est la vitesse à laquelle i change.
La bobine s'oppose aux variations de l'intensité : elle freine l'apparition du courant et résiste à sa disparition. Si tu as répondu A, tu as décrit le condensateur, qui lui s'oppose aux variations de tension. C'est précisément le caractère dual des deux composants : bobine ↔ intensité, condensateur ↔ tension. Astuce mémo : la bobine défend le courant, le condensateur défend la tension.
Dans un circuit contenant une bobine, l'intensité du courant peut subir un saut brutal (une discontinuité) à la fermeture de l'interrupteur. Cette affirmation est-elle vraie ?
A
Vrai
B
Faux
Correction
Réponse.
B
C'est faux. À cause de la bobine, l'intensité est continue : elle ne peut pas sauter brutalement, elle varie progressivement. C'est une conséquence directe de l'énergie magnétique 21Li2 qui ne peut pas changer instantanément. Si tu as répondu Vrai, tu as confondu avec la tension aux bornes de la bobine, qui elle peut être discontinue. Astuce mémo : dans un RL, c'est i qui ne saute jamais.
Quelle est l'expression de la constante de tempsτ d'un dipôle RL ?
A
τ=RL
B
τ=LR
C
τ=RL
D
τ=RC
Correction
Réponse.
C
Pour le dipôle RL, τ=RL, homogène à un temps (en secondes). Si tu as choisi B, tu as inversé le rapport — pense à l'homogénéité : L/R donne des secondes, pas R/L. L'option D est la constante de temps du dipôle RC, à ne pas confondre. Astuce mémo : pour le RL, L est en haut ; vérifie toujours que τ s'exprime bien en secondes.
Quelle est l'expression de l'énergie emmagasinée par une bobine d'inductance L parcourue par un courant i ?
A
EL=21Li
B
EL=21Li2
C
EL=21Cu2
D
EL=Ldtdi
Correction
Réponse.
B
L'énergie magnétique d'une bobine est EL=21Li2, en joules. Si tu as choisi A, tu as oublié le carré sur l'intensité. L'option C est l'énergie d'un condensateur (avec la tension), et D est une tension, pas une énergie. Astuce mémo : la bobine stocke en 21Li2, le condensateur en 21Cu2 — même forme, mais courant d'un côté, tension de l'autre.
Lors de l'établissement du courant dans un dipôle RL (bobine idéale) alimenté par E=12 V à travers R=6,0Ω, vers quelle valeur finale I tend l'intensité (en A) ?
Correction
Réponse.
I=2 A
En régime permanent, la bobine idéale se comporte comme un fil et le courant atteint sa valeur finale fixée par la loi d'Ohm :
I=RE=6,012=2,0A.
Si tu as trouvé environ 0,5, tu as calculé R/E au lieu de E/R. La valeur de L n'intervient pas : elle ne change que la durée d'établissement, pas la cible. Astuce mémo : au bout de quelques τ, la bobine « disparaît » et il ne reste que R pour limiter le courant.
Quelle est la loi i(t) qui décrit l'établissement du courant dans un dipôle RL fermé sur une tension continue E ?
A
i(t)=REe−t/τ
B
i(t)=RE(1−e−t/τ)
C
i(t)=REt
D
i(t)=E(1−e−t/τ)
Correction
Réponse.
B
À la fermeture, le courant part de 0 et croît vers RE : i(t)=RE(1−e−t/τ). Si tu as choisi A, c'est la loi de rupture (décroissance), qui partirait de E/R vers 0, l'inverse de ce qu'on veut. D oublie de diviser par R : la valeur finale doit être un courant E/R, pas E. Astuce mémo : établissement → « 1−e−t/τ » qui monte ; rupture → « e−t/τ » qui descend.
Lors de la rupture du courant dans un dipôle RL (intensité initiale I0), quelle loi suit i(t) ?
A
i(t)=I0(1−e−t/τ)
B
i(t)=I0e−t/τ
C
i(t)=I0e+t/τ
D
i(t)=I0−τt
Correction
Réponse.
B
À l'ouverture, le courant décroît exponentiellement depuis I0 vers 0 : i(t)=I0e−t/τ. Si tu as choisi A, c'est la loi d'établissement (qui monte). C est une exponentielle croissante (impossible : le courant n'augmente pas tout seul après l'ouverture), et D est une décroissance linéaire, pas exponentielle. Astuce mémo : rupture = pure décroissance e−t/τ, sans le « 1− ».
En régime permanent, une bobine idéale parcourue par un courant constant se comporte comme un simple fil (sa tension est nulle). Cette affirmation est-elle vraie ?
A
Vrai
B
Faux
Correction
Réponse.
A
C'est vrai. En régime permanent, le courant est constant : dtdi=0, donc pour une bobine idéale uL=Ldtdi=0. Elle équivaut à un fil sans résistance. Attention : pour une bobine réelle, il resterait la tension ri due à la résistance interne. Astuce mémo : courant constant → dérivée nulle → bobine idéale « invisible ».
Un dipôle RL comporte une bobine d'inductance L=0,30 H et une résistance R=6,0Ω. Calcule la constante de temps τ en millisecondes (ms).
Correction
Réponse.
τ=50 ms
Tu appliques directement la formule :
τ=RL=6,00,30=0,050s=50ms.
Si tu as trouvé 20, tu as calculé R/L au lieu de L/R. Si tu as 0,050, ta valeur est juste en secondes : il fallait convertir en millisecondes (×1000). Astuce mémo : τ=L/R, et 1 s =1000 ms.
Dans un dipôle RL alimenté par E=12 V à travers une résistance R=8,0Ω (bobine idéale), quelle est l'intensité finale I du courant en régime permanent ?
Correction
Réponse.
I=1,5 A
En régime permanent, la bobine idéale se comporte comme un fil et le courant vaut
I=RE=8,012=1,5A.
Si tu as trouvé environ 0,67, tu as calculé R/E au lieu de E/R. La valeur de L n'intervient pas ici : elle ne change que la durée d'établissement, pas la valeur finale. Astuce mémo : en régime permanent, seul R limite le courant.
Une bobine d'inductance L=0,30 H est parcourue par un courant i=2,0 A. Calcule l'énergie magnétique EL qu'elle emmagasine, en millijoules (mJ).
Correction
Réponse.
EL=600 mJ
Tu appliques la formule de l'énergie magnétique :
EL=21Li2=21×0,30×(2,0)2=0,60J=600mJ.
Si tu as trouvé 300, tu as oublié le carré sur l'intensité (22=4, pas 2). Si tu as 0,60, ta valeur est juste en joules : il fallait convertir en millijoules (×1000). Astuce mémo : n'oublie jamais le carré, et 1 J =1000 mJ.
Lors de l'établissement du courant, à l'instant t=τ, quel pourcentage de sa valeur finale l'intensité a-t-elle atteint ?
A
Environ 37%
B
Environ 50%
C
Environ 63%
D
100%
Correction
Réponse.
C
À t=τ, on a i(τ)=RE(1−e−1)≈RE×0,63, soit environ 63% de la valeur finale. Si tu as répondu A (37%), c'est le pourcentage restant ou celui de la rupture, pas celui atteint en établissement. D supposerait le régime permanent déjà atteint, ce qui n'arrive que vers 5τ. Astuce mémo : en montée, à τ on est aux 63 % ; les deux pourcentages 63 et 37 sont complémentaires.
Au bout de combien de constantes de temps considère-t-on en pratique que le régime permanent est atteint ?
A
Environ 1τ
B
Environ 2τ
C
Environ 5τ
D
Environ 100τ
Correction
Réponse.
C
On considère le régime permanent atteint au bout de 5τ : à cet instant e−5≈0,007, soit moins de 1% d'écart à la valeur finale. Si tu as choisi A, à 1τ le courant n'est qu'à 63% (établissement) : c'est loin du régime permanent. Astuce mémo : la règle des « 5τ » est la convention universelle des régimes transitoires.
À quoi est due la résistance interner d'une bobine réelle ?
A
À l'inductance L de la bobine
B
À la résistance du fil de cuivre enroulé
C
Au noyau de fer doux
D
À la tension du générateur
Correction
Réponse.
B
Une bobine réelle est un long fil de cuivre enroulé ; ce fil possède une résistance électrique, c'est elle qui constitue la résistance interne r (en ohms). Si tu as répondu A, tu as confondu deux grandeurs distinctes : l'inductance L (effet magnétique) et la résistance r (effet ohmique) coexistent dans la même bobine. Astuce mémo : une vraie bobine, c'est L ET r ; l'idéale, c'est r=0.
Karim observe une étincelle à l'ouverture de l'interrupteur d'un circuit contenant une bobine. Quelle en est l'origine ?
A
Un court-circuit du générateur
B
La surtension due à la chute brutale du courant dans la bobine
C
Une augmentation soudaine de la tension du générateur
D
Une panne de la résistance
Correction
Réponse.
B
À l'ouverture, le courant chute très vite, donc dtdi est énorme en valeur absolue et uL=Ldtdi peut atteindre des centaines de volts : cette surtension ionise l'air entre les contacts, d'où l'étincelle. Si tu as répondu C, attention : la surtension ne vient pas du générateur mais de l'énergie magnétique stockée dans la bobine. Astuce mémo : c'est la bobine, pas la pile, qui « crache » l'étincelle.
À quoi sert une diode de roue libre placée en parallèle d'une bobine ?
A
À augmenter le courant dans la bobine
B
À offrir au courant un chemin pour s'éteindre en douceur, évitant l'étincelle
C
À mesurer la constante de temps
D
À transformer la bobine en condensateur
Correction
Réponse.
B
La diode de roue libre offre, à l'ouverture, un chemin par lequel le courant peut continuer à circuler et l'énergie magnétique se dissiper lentement en chaleur, sans surtension destructrice ni étincelle. Si tu as répondu A, c'est l'inverse : elle aide le courant à disparaître en douceur. Astuce mémo : « roue libre » = le courant continue de tourner doucement au lieu d'être coupé brutalement.
La constante de temps τ=RL d'un dipôle RL s'exprime en secondes. Cette affirmation est-elle vraie ?
A
Vrai
B
Faux
Correction
Réponse.
A
C'est vrai. L'analyse dimensionnelle confirme que RL est homogène à un temps : [RL]=[u]/[i][u][t]/[i]=[t]. Elle s'exprime donc en secondes. Si tu as répondu Faux, refais le calcul d'homogénéité : c'est justement le réflexe qui te permet de vérifier que tu n'as pas inversé la formule. Astuce mémo : si τ ne tombe pas en secondes, c'est que tu t'es trompé de formule.
Le condensateur s'oppose aux variations de tension tandis que la bobine s'oppose aux variations d'intensité. Cette affirmation est-elle vraie ?
A
Vrai
B
Faux
Correction
Réponse.
A
C'est vrai : c'est la dualité fondamentale entre les deux composants. Le condensateur impose la continuité de la tension u et stocke 21Cu2 ; la bobine impose la continuité de l'intensité i et stocke 21Li2. Si tu as répondu Faux, tu as sans doute interverti les deux comportements, qui est le piège classique du chapitre. Astuce mémo : condensateur ↔ tension, bobine ↔ courant.
Une bobine idéale d'inductance L=0,50 H est parcourue par un courant qui augmente régulièrement de 3,0 A chaque seconde, soit dtdi=3,0 A/s. Quelle est la tension uL à ses bornes ?
Une bobine parcourue par I0=2,0 A voit son courant décroître à la rupture selon i(t)=2,0e−t/τ avec τ=50 ms. Quelle est l'intensité à t=τ ? On prend e−1≈0,37.
Un dipôle RL comporte une bobine d'inductance L=0,20 H et de résistance interne r=2,0Ω, en série avec une résistance R=8,0Ω. Calcule la constante de temps τ en millisecondes.
Dans une serrure électrique à Meknès, une bobine L=0,40 H est alimentée par E=12 V via R=8,0Ω (bobine idéale). Une fois le courant établi, quelle énergie magnétique EL la bobine emmagasine-t-elle, en millijoules ?
Amine mesure sur un oscilloscope une constante de temps τ=40 ms pour un dipôle RL de résistance R=20Ω. Quelle est l'inductance L de la bobine, en henrys ?
Dans un relais, une bobine L=0,10 H parcourue par I0=1,0 A est coupée en une durée très brève Δt=0,2 ms. Estime l'ordre de grandeur de la tension induite ∣uL∣ à l'ouverture, en volts.
La sonnette de Karim, à Fès, contient un électroaimant : une bobine idéale L=0,20 H alimentée par E=6,0 V à travers R=10Ω.
(a) Calcule la constante de temps τ du dipôle (en ms) et l'intensité finale I (en A).
(b) Explique pourquoi une étincelle apparaît quand Karim relâche le bouton.
En révisant les régimes transitoires à Rabat, Karim transpose ce qu'il sait du condensateur à la bobine. Il écrit : « Comme le condensateur impose la continuité de la tension à ses bornes, la bobine impose elle aussi la continuité de la tensionuL ; et elle stocke une énergie 21Cu2. » A-t-il raison ?
À Tanger, Salma étudie un dipôle RL bâti avec une bobine réelle d'inductance L=0,40H et de résistance interne r=2,0Ω, en série avec R=6,0Ω et un générateur E=16V. Elle annonce : « La constante de temps est τ=RL=6,00,40≈0,067s. » Quelle est en réalité la valeur de τ ?
Amine installe une serrure électrique à électroaimant sur le portail familial à Meknès. La bobine, supposée idéale, a pour inductance L=0,40 H ; elle est alimentée par E=12 V à travers une résistance de protection R=8,0Ω.
(a) Calcule la constante de temps τ (en ms) et l'intensité finale I (en A).
(b) Au bout de combien de temps la serrure se déclenche-t-elle (régime permanent) ?
(c) Calcule l'énergie magnétique EL stockée une fois le courant établi (en mJ), et explique le rôle de la diode de roue libre ajoutée en parallèle.
Karim affirme : « Dès que je ferme l'interrupteur d'un circuit RL, le courant prend instantanément sa valeur maximale E/R, comme dans un circuit avec seulement une résistance. »
(a) Karim a-t-il raison ? Justifie en t'appuyant sur le comportement de la bobine.
(b) Donne la valeur du courant à t=0+ et son expression i(t) par la suite.
Dans un dipôle RL, le courant s'établit selon i(t)=I(1−e−t/τ) avec τ=50 ms. Au bout de quelle durée t (en ms) le courant atteint-il la moitié de sa valeur finale I ? On donne ln2≈0,69.
Salma observe une étincelle de plusieurs centaines de volts à l'ouverture d'un circuit RL alimenté par une simple pile de 12 V. Elle conclut : « C'est forcément la pile qui a produit cette tension de centaines de volts. » A-t-elle raison ?
Deux dipôles RL sont alimentés par la même tension E. Le dipôle 1 a L1=0,20 H et R1=10Ω ; le dipôle 2 a L2=0,60 H et R2=10Ω. Lequel établit son courant le plus rapidement, et atteignent-ils la même valeur finale ?
A
Le dipôle 1 est plus rapide ; les valeurs finales sont égales
B
Le dipôle 2 est plus rapide ; les valeurs finales sont égales
C
Le dipôle 1 est plus rapide ; le dipôle 2 a une valeur finale plus grande
D
Les deux ont la même rapidité et la même valeur finale
Un dipôle RL alimenté par E=20 V atteint en régime permanent un courant I=4,0 A. On mesure une constante de temps τ=1,0 s. Détermine l'inductance L de la bobine (supposée idéale), en henrys.
Une bobine idéale L=0,25 H est parcourue par un courant établi I0=1,0 A. À l'ouverture du circuit, toute son énergie magnétique se dissipe dans l'étincelle. Quelle énergie (en mJ) est dissipée ?
Sur l'oscillogramme d'établissement d'un courant, Amine lit que l'asymptote vaut I=2,0 A. Il repère l'instant où le courant atteint 1,26 A (environ 63% de 2,0 A) : il lit t=30 ms. Que vaut la constante de temps τ ?
Courbe d'établissement du courant i(t) tendant vers l'asymptote I = 2,0 A. Un trait horizontal à 1,26 A (63 % de I) rejoint la courbe puis descend vers l'axe des temps à l'instant τ = 30 ms.
Yasmine révise ses chapitres RC et RL ensemble. Elle dresse un tableau de correspondances mais hésite sur plusieurs lignes.
(a) Quelle grandeur le condensateur impose-t-il continue ? Et la bobine ?
(b) Donne l'énergie stockée par chacun, et la constante de temps de chaque dipôle.
(c) Pourquoi dit-on que la bobine et le condensateur sont des composants « duaux » ?
Une bobine réelle d'inductance L=0,30 H et de résistance interne r=2,0Ω est mise en série avec une résistance R=4,0Ω et alimentée par E=12 V. Quelle est l'intensité finale I du courant en régime permanent, en ampères ?
Karim doit dimensionner un circuit RL pour qu'il atteigne le régime permanent en environ 0,10 s. Il dispose d'une bobine L=0,40 H et veut choisir R.
(a) Sachant qu'on atteint le régime permanent vers 5τ, quelle constante de temps τ vise-t-il ?
(b) En déduis la résistance R à choisir.
(c) Karim hésite : « Pour aller plus vite, faut-il augmenter ou diminuer R ? » Réponds-lui.
Karim affirme : « À l'instant t=0+ de la fermeture d'un dipôle RL, la puissance dissipée par effet Joule dans la résistance R est maximale, puisque la tension E y est tout entière appliquée. » A-t-il raison ?
Pendant l'établissement du courant dans un dipôle RL idéal, comment évolue la tension uL aux bornes de la bobine, depuis t=0+ jusqu'au régime permanent ?
Amine s'intéresse au système d'allumage de sa voiture à Casablanca. Une bobine d'allumage L=0,15 H est parcourue par un courant établi I0=4,0 A. À l'allumage, un rupteur coupe ce courant en une durée très brève Δt=0,1 ms.
(a) Calcule l'énergie magnétique stockée dans la bobine juste avant la coupure (en mJ).
(b) Estime l'ordre de grandeur de la surtension ∣uL∣ produite (en V).
(c) Explique le lien entre cette surtension et l'allumage du moteur.
À la rupture, le courant décroît selon i(t)=I0e−t/τ avec τ=40 ms. Au bout de quelle durée t (en ms) le courant ne vaut-il plus que 10% de I0 ? On donne ln10≈2,30.
Salma affirme : « Dans un dipôle RL, comme l'intensité est continue, la tension uL aux bornes de la bobine est forcément continue elle aussi. » A-t-elle raison ?
Yasmine étudie l'électroaimant d'une grue de levage dans le port de Casablanca. La bobine, supposée idéale, a pour inductance L=2,0 H ; elle est alimentée par E=24 V à travers une résistance totale R=6,0Ω. On donne e−1≈0,37.
(a) Calcule la constante de temps τ (en ms) et l'intensité finale I (en A).
(b) Calcule l'intensité atteinte à t=τ (en A), puis l'énergie magnétique stockée en régime permanent (en J).
(c) Yasmine remarque qu'à la coupure, l'électroaimant ne lâche pas sa charge instantanément. Explique pourquoi, et propose la fonction d'une diode de roue libre dans ce contexte.
Restitution organisée de connaissances. On considère un dipôle RL série : un générateur de tension constante E, un conducteur ohmique de résistance R et une bobine idéale d'inductance L (résistance interne négligée). À l'instant t=0, Karim ferme l'interrupteur ; le courant initial est nul, i(0)=0.
En appliquant la loi des mailles, établis l'équation différentielle vérifiée par l'intensité i(t).
Vérifie que la fonction i(t)=RE(1−e−t/τ), avec τ=RL, est solution de cette équation, en la dérivant puis en la substituant.
Contrôle la condition initiale, puis calcule τ pour L=0,30H et R=6,0Ω.