SVT · Tᴱ

Agroécologie et utilisation des sols — exercices corrigés

60 exercices pour t'entraîner sur Agroécologie et utilisation des sols en Tᴱ, du QCM à la démonstration. 20 corrigés en détail ci-dessous. Revoir le cours.

Découvrir20 exercices

01Découvrir

Qu'est-ce qui caractérise le mieux le sol, au sens scientifique du terme ?

  • A

    La couche superficielle meuble issue de l'altération de la roche-mère et de l'accumulation de matière organique

  • B

    La roche nue de la croûte terrestre

  • C

    Le sous-sol profond où circule l'eau des nappes

  • D

    Un simple support inerte sur lequel poussent les plantes

Correction
Réponse.

A

Le sol est une interface vivante entre le monde minéral (issu de la roche-mère altérée) et le monde biologique (la matière organique du vivant). Si tu as répondu B, tu as confondu le sol avec la roche dont il dérive : le sol n'existe que lorsque l'altération et le vivant ont commencé leur travail. Si tu as répondu D, tu as commis le piège n°1 du chapitre : le sol n'est pas un support inerte, c'est un milieu vivant et fragile. Retiens la double origine : fraction minérale + fraction organique.

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02Découvrir

Dans une coupe de sol, quel horizon est le plus sombre et le plus riche en matière organique décomposée ?

  • A

    La roche-mère

  • B

    L'horizon humifère

  • C

    L'horizon minéral

  • D

    La nappe phréatique

Correction
Réponse.

B

L'horizon humifère est la couche brun-noir des premiers centimètres, là où se concentrent les racines fines, les vers et la vie microbienne. Sa couleur sombre vient justement de l'humus, la matière organique décomposée. Si tu as répondu C, tu as choisi la couche plus claire et plus pauvre située en dessous. Astuce : « humifère » contient « humus » — souviens-toi que c'est la couche la plus précieuse, celle qui disparaît la première quand un sol s'érode.

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03Découvrir

Le complexe argilo-humique est l'association de l'argile et de l'humus. Quel est son rôle principal dans la fertilité d'un sol ?

  • A

    Il colore le sol en sombre

  • B

    Il transforme la roche-mère en sable

  • C

    Il retient l'eau et les ions nutritifs et les restitue progressivement aux racines

  • D

    Il empêche les vers de terre de circuler

Correction
Réponse.

C

Le complexe argilo-humique fonctionne comme un réservoir : les particules d'argile et l'humus, chargés négativement, retiennent les ions nutritifs (potassium, calcium, ammonium…) qui seraient sinon lessivés par la pluie, puis les restituent aux racines au fur et à mesure. Si tu as répondu A, tu as confondu une conséquence visible (la couleur) avec la fonction. Retiens : un sol sableux sans complexe argilo-humique laisse filer eau et engrais vers la nappe — fertiliser n'y sert presque à rien.

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04Découvrir

Le ver de terre fait partie de la pédofaune : en creusant ses galeries et en rejetant ses déjections, il aère le sol et l'enrichit en humus.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est exactement le rôle du ver de terre : il ingère la litière, la digère et rejette des déjections riches en humus, tout en creusant des galeries qui aèrent le sol et y font pénétrer l'eau. La pédofaune (vers, collemboles, acariens, larves…) et les décomposeurs (bactéries, champignons) assurent la minéralisation de la matière organique. Retiens le signal d'alerte : là où les vers disparaissent, le sol se compacte et s'asphyxie.

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05Découvrir

Un sol détruit par l'érosion se reconstitue facilement en quelques mois, comme une plante qui repousse.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

B

C'est faux, et c'est le cœur de la fragilité du sol : il se forme très lentement (des siècles pour quelques centimètres d'horizon humifère) mais peut être détruit en quelques années. Cette asymétrie entre formation lente et destruction rapide est ce qui rend la ressource fragile. Si tu as répondu Vrai, tu es tombé dans le piège n°1 : croire que le sol est inépuisable. À l'échelle d'une vie humaine, un sol érodé est une perte quasi irréversible.

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06Découvrir

Qu'est-ce qu'un agrosystème ?

  • A

    Un écosystème naturel totalement autonome

  • B

    Un sol artificiel fabriqué en laboratoire

  • C

    Une réserve naturelle protégée de toute activité humaine

  • D

    Un écosystème modifié et exploité par l'humain pour produire de la biomasse utile

Correction
Réponse.

D

Un agrosystème (ou agroécosystème) est un écosystème modifié et exploité par l'humain dans le but de produire de la biomasse utile : alimentation, fibres, énergie. Il se distingue d'un écosystème naturel par l'exportation de matière, sa faible biodiversité et sa dépendance aux intrants. Si tu as répondu A, tu as oublié l'essentiel : un champ n'est pas autonome, c'est l'humain qui le maintient « sous perfusion ». Retiens : agro = champ cultivé, pas milieu sauvage.

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07Découvrir

Parmi ces éléments, lequel n'est pas un intrant apporté par l'agriculteur ?

  • A

    La pluie qui tombe naturellement sur le champ

  • B

    L'engrais azoté

  • C

    L'eau d'irrigation

  • D

    Le carburant des tracteurs

Correction
Réponse.

A

Un intrant est tout ce que l'agriculteur apporte de l'extérieur au système : engrais, eau d'irrigation, produits phytosanitaires, semences, énergie. La pluie n'est pas un intrant : elle vient naturellement, sans intervention humaine. Si tu as répondu D, attention : le carburant est bien un intrant énergétique, souvent oublié parce qu'il est invisible dans l'assiette. Retiens le critère : un intrant est ce qu'il faut payer et réinjecter parce que le cycle ouvert ne le régénère plus.

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08Découvrir

Dans un agrosystème, la récolte exporte la biomasse hors du champ : le cycle de la matière y est donc ouvert, contrairement à une forêt où il est fermé.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est juste. Dans une forêt, presque tout ce que produisent les plantes retombe au sol (feuilles mortes, animaux décomposés) et y est recyclé : le cycle est fermé. Dans un champ, la récolte part vers le marché et nos assiettes, emportant avec elle l'azote, le phosphore et le potassium puisés dans le sol : le cycle est ouvert. C'est précisément ce manque que les engrais viennent combler. Retiens le lien de cause à effet : exportation → appauvrissement du sol → besoin d'intrants.

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09Découvrir

Pourquoi la monoculture (une seule espèce cultivée sur de grandes surfaces) fragilise-t-elle l'agrosystème ?

  • A

    Parce qu'elle augmente trop la biodiversité

  • B

    Parce qu'elle offre un terrain idéal aux parasites spécialisés, sans régulation naturelle

  • C

    Parce qu'elle empêche toute récolte

  • D

    Parce qu'elle rend le sol trop fertile

Correction
Réponse.

B

Un immense champ d'une seule variété est un « buffet ouvert » pour un parasite spécialisé : rien ne l'arrête, aucun prédateur naturel n'est présent pour le réguler. La faible biodiversité augmente le rendement à court terme mais fragilise le système, obligeant à traiter chimiquement. Si tu as répondu A, tu as inversé : la monoculture réduit la biodiversité, elle ne l'augmente pas. Dans un milieu diversifié, la maladie aurait été freinée par la variété même des plantes.

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10Découvrir

On retient comme ordre de grandeur qu'il faut environ 100 ans pour former 1 cm d'horizon humifère. Sur cette base, combien d'années a-t-il fallu pour constituer les 3 cm de terre fertile qu'un labour profond peut emporter en une seule saison ?

Correction
Réponse.

300 ans

Il suffit de multiplier : 3 cm×100 ans/cm=300 ans. L'intérêt de ce calcul n'est pas le chiffre exact (c'est un ordre de grandeur) mais l'asymétrie qu'il révèle : trois siècles de patience naturelle peuvent être anéantis en une saison de labour mal conduit. Si tu as répondu 100, tu n'as pris en compte qu'un seul centimètre. Retiens cette idée maîtresse du chapitre : le sol se forme à l'échelle des siècles, il se détruit à l'échelle des saisons.

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11Découvrir

Dans une coupe de sol, comment nomme-t-on la couche superficielle formée de débris végétaux frais (feuilles mortes, brindilles) encore reconnaissables et non décomposés ?

  • A

    La litière

  • B

    L'horizon humifère

  • C

    La roche-mère

  • D

    Le complexe argilo-humique

Correction
Réponse.

A

La litière est la toute première couche, en surface : des débris végétaux frais, encore identifiables, qui n'ont pas encore été transformés. C'est le point de départ de la formation de l'humus. Si tu as répondu B, tu as descendu d'un cran : l'horizon humifère est situé juste en dessous, sombre, car il contient la matière organique déjà décomposée en humus. Retiens l'ordre du haut vers le bas : litière (frais) → horizon humifère (décomposé) → horizon minéral → roche-mère. La pédofaune et les décomposeurs font le lien entre la litière et l'humus.

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12Découvrir

Dans le sol, bactéries et champignons transforment la matière organique morte en éléments minéraux assimilables par les racines. Comment nomme-t-on ce processus et ces organismes ?

  • A

    La photosynthèse, assurée par les producteurs

  • B

    La minéralisation, assurée par les décomposeurs

  • C

    L'exportation, assurée par les intrants

  • D

    La salinisation, assurée par la pédofaune

Correction
Réponse.

B

La minéralisation est la transformation de la matière organique morte en ions minéraux (nitrates, phosphates, potassium…) que les plantes peuvent réabsorber : elle boucle le recyclage de la matière. Ceux qui l'assurent sont les décomposeurs — bactéries et champignons — épaulés par la pédofaune (vers, collemboles) qui fragmente d'abord les débris. Si tu as répondu A, tu as inversé le sens : la photosynthèse fabrique de la matière organique à partir du minéral, la minéralisation fait exactement l'inverse. Retiens le couple : producteurs (fabriquent) / décomposeurs (recyclent).

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13Découvrir

Qu'est-ce qui caractérise l'agriculture intensive ?

  • A

    La recherche du rendement maximal par unité de surface, au moyen d'intrants abondants, de mécanisation et de monoculture

  • B

    Une agriculture qui n'utilise ni engrais ni irrigation

  • C

    L'abandon volontaire des terres cultivées

  • D

    Une culture pratiquée uniquement en haute montagne

Correction
Réponse.

A

L'agriculture intensive vise le rendement maximal par unité de surface, en s'appuyant sur des intrants abondants (engrais, pesticides, irrigation), la mécanisation et la monoculture. C'est un choix de productivité à court terme, dont les impacts (érosion, salinisation, épuisement, pollution des eaux) sont souvent différés. Si tu as répondu B, tu as décrit l'inverse : une agriculture sans intrants ressemblerait davantage à certaines pratiques traditionnelles ou extensives. Retiens le mot-clé : intensif = maximiser la production sur chaque mètre carré, quitte à dépendre lourdement de l'extérieur.

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14Découvrir

Qu'est-ce que l'agroécologie ?

  • A

    Une agriculture qui renonce à tout rendement au profit de la seule nature

  • B

    Une approche qui s'appuie sur les régulations naturelles des écosystèmes pour produire, en réduisant les intrants et en préservant le sol et la biodiversité

  • C

    L'utilisation maximale d'engrais et de pesticides de synthèse

  • D

    Une culture hors-sol réalisée en laboratoire

Correction
Réponse.

B

L'agroécologie cherche à produire en s'appuyant sur les régulations naturelles des écosystèmes (fixation d'azote, recyclage, prédation des ravageurs) plutôt qu'en les contournant à coups d'intrants. Elle vise un compromis durable entre rendement et conservation. Si tu as répondu A, tu as commis le piège n°5 du chapitre : l'agroécologie ne renonce pas au rendement, elle le veut durable. Retiens la formule : on ne combat pas la nature, on s'en fait une alliée. Ce raisonnement d'usage durable des ressources te suivra jusqu'en classes prépa.

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15Découvrir

Dans une coupe de sol, la roche-mère altérée se situe tout en bas, sous les horizons, car c'est à partir d'elle que le sol se forme par altération.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est exact. La roche-mère est le socle minéral à partir duquel le sol se construit : son altération (par le gel, l'eau, les racines, les micro-organismes) libère peu à peu la fraction minérale du sol. Elle occupe donc la base de la coupe, sous l'horizon minéral, l'horizon humifère et la litière. Retiens la double origine du sol : une fraction minérale venue de la roche-mère altérée, une fraction organique venue du vivant. Sans l'une des deux, il n'y a pas de sol, seulement de la roche nue ou des débris.

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16Découvrir

Les racines des légumineuses (fève, luzerne, trèfle) portent des nodosités qui abritent des bactéries capables de fixer l'azote de l'air et d'enrichir le sol.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est exact, et c'est un pilier de l'agroécologie. Les nodosités sont de petits renflements sur les racines des légumineuses ; elles hébergent des bactéries symbiotiques qui fixent l'azote de l'air (N2) et le rendent assimilable, enrichissant le sol gratuitement. Cultiver une légumineuse, c'est produire un engrais azoté naturel, là où l'agriculture intensive achète des engrais de synthèse coûteux et polluants. Retiens l'astuce de rotation : faire suivre un blé (gros consommateur d'azote) par une fève (qui en fixe) reconstitue le stock du sol sans intrant.

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17Découvrir

L'érosion emporte en priorité les particules les plus fines du sol, qui sont aussi les plus fertiles ; c'est ce qui la rend particulièrement dommageable.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est vrai. Le ruissellement et le vent entraînent d'abord les particules fines — argiles et humus — c'est-à-dire précisément celles qui forment le complexe argilo-humique et retiennent l'eau et les ions nutritifs. L'érosion ne retire donc pas n'importe quelle terre : elle emporte la plus fertile, l'horizon humifère de surface, qui a mis des siècles à se constituer. Retiens le lien avec la fragilité du sol : une couche née de siècles de patience peut partir en une saison de labour mal conduit sur pente nue. C'est pourquoi couvrir le sol et aménager des terrasses sont des priorités agroécologiques.

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18Découvrir

La salinisation, en accumulant du sel dans le sol, le rend plus fertile et augmente les rendements.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

B

C'est faux, et c'est même l'inverse. La salinisation est l'accumulation de sels minéraux dans le sol, provoquée par une irrigation excessive sous climat aride sans drainage suffisant : l'eau s'évapore, le sel reste et s'accumule. Au-delà d'un seuil, le sol devient stérile — plus rien n'y pousse, comme sur les parcelles couvertes d'une croûte blanche du Tafilalet ou du bas Drâa. Si tu as répondu Vrai, tu as confondu « apport d'éléments » et « toxicité » : le sel n'est pas un nutriment, c'est un poison pour la plupart des cultures. Retiens le paradoxe : en climat aride, l'eau censée nourrir le sol peut finir par le tuer.

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19Découvrir

Sur une pente déboisée du Rif, l'érosion emporte en moyenne 20 tonnes de terre par hectare et par an. Si rien n'est fait, combien de tonnes de terre par hectare une parcelle aura-t-elle perdues après 8 ans ?

Correction
Réponse.

160 t par hectare

Il suffit de multiplier la perte annuelle par le nombre d'années : 20 t/ha/an×8 ans=160 t/ha. L'intérêt du chiffre n'est pas sa précision (c'est un ordre de grandeur) mais ce qu'il révèle : en moins d'une décennie, une pente nue peut perdre l'équivalent d'une épaisseur de sol que la nature met des siècles à reconstituer. Si tu as répondu 20, tu n'as compté qu'une seule année. Retiens l'asymétrie maîtresse du chapitre : le sol se forme à l'échelle des siècles, il se détruit à l'échelle des saisons. Couvrir le sol et aménager des terrasses freinent directement cette hémorragie.

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20Découvrir

Une récolte de blé emporte hors du champ environ 25 kg d'azote par tonne de grains. Pour un rendement de 6 tonnes par hectare, quelle masse d'azote (en kg) est exportée à chaque récolte ?

Correction
Réponse.

150 kg par hectare

On multiplie la teneur en azote par le rendement : 25 kg/t×6 t/ha=150 kg/ha. Ces 150 kg d'azote partent avec les grains vers le marché : ils ne reviennent pas au sol. C'est l'exportation qui ouvre le cycle de la matière et appauvrit progressivement le sol — d'où la nécessité de compenser, par des engrais (agriculture intensive) ou par des légumineuses fixatrices d'azote (agroécologie). Si tu as répondu 25, tu as oublié de tenir compte des 6 tonnes récoltées. Retiens le lien de cause à effet : exportation → appauvrissement du sol → besoin de restituer l'azote.

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Comprendre20 exercices

01Comprendre

Sur un sol très sableux, pauvre en complexe argilo-humique, un agriculteur apporte beaucoup d'engrais mais ses plantes en profitent peu. Quelle explication est correcte ?

  • A

    Le sable détruit chimiquement l'engrais avant qu'il agisse

  • B

    Les plantes d'un sol sableux n'ont pas de racines

  • C

    Le sable empêche la photosynthèse des plantes

  • D

    Sans complexe argilo-humique pour retenir les ions, l'eau de pluie lessive l'engrais vers la nappe

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02Comprendre

Sur les pentes déboisées du Rif, le ruissellement des pluies d'automne emporte chaque année des tonnes de terre par hectare jusque dans les barrages. Quelle conséquence ce phénomène a-t-il, au-delà de la perte de sol ?

  • A

    Il envase les barrages et réduit leur durée de vie

  • B

    Il améliore la qualité de l'eau des barrages

  • C

    Il enrichit le sol de la pente en humus

  • D

    Il n'a aucune autre conséquence que la perte de terre

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03Comprendre

Dans certaines parcelles irriguées du bas Drâa, une croûte blanchâtre apparaît en surface et plus rien n'y pousse. Quel enchaînement explique cette salinisation ?

  • A

    L'eau d'irrigation lave le sel et nettoie le sol

  • B

    L'eau d'irrigation contient un peu de sel ; sous climat chaud, l'eau s'évapore mais le sel reste et s'accumule

  • C

    Le sel provient des engrais azotés lessivés

  • D

    Le froid de l'hiver fait remonter le sel des nappes

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07Comprendre

Un maraîcher favorise les coccinelles et plante une haie en bordure de son champ pour combattre les pucerons, au lieu de pulvériser un insecticide. Comment nomme-t-on cette pratique, et à quoi sert la haie ?

  • A

    De la monoculture ; la haie sert à délimiter la propriété

  • B

    De l'irrigation raisonnée ; la haie sert à retenir l'eau

  • C

    De la salinisation ; la haie sert à bloquer le vent salé

  • D

    De la lutte biologique ; la haie sert de refuge aux insectes auxiliaires

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11Comprendre

Dans une oasis du Drâa, palmiers, arbres fruitiers et légumes poussent en même temps sur la même parcelle. En quoi cette association de cultures diffère-t-elle d'une rotation, et quel avantage procure-t-elle ?

  • A

    C'est exactement la même chose qu'une rotation, sans avantage particulier

  • B

    L'association cultive plusieurs espèces simultanément, qui se rendent service (ombrage, apport d'azote, occupation de l'espace sur plusieurs étages), là où la rotation les fait se succéder dans le temps

  • C

    L'association consiste à ne cultiver qu'une seule espèce, mais très densément

  • D

    L'association sert uniquement à décorer la parcelle

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12Comprendre

Karim affirme : « Un sol épuisé par des années de monoculture, ce n'est pas grave : il suffit d'y apporter beaucoup de compost pendant une saison, et il redevient un sol fertile complet, comme neuf. » Où est la faille de son raisonnement ?

  • A

    Aucune faille : un apport massif de compost reconstitue intégralement un sol en une seule saison

  • B

    Il oublie que le sol est une ressource lente à se former : l'humus stable et le complexe argilo-humique se construisent sur des décennies à des siècles ; le compost nourrit et aide, mais ne recrée pas en une saison la structure, les horizons et la pédofaune d'un sol

  • C

    Il a raison, car le compost contient déjà des horizons tout formés

  • D

    Il a tort uniquement parce que le compost coûte trop cher

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13Comprendre

Devant une parcelle du Tafilalet couverte d'une croûte blanche où plus rien ne pousse, Salma conclut : « C'est l'excès d'engrais azoté : ces nitrates se sont accumulés en surface et ont tout brûlé. » Pourquoi son diagnostic est-il faux ?

  • A

    Il est juste : une croûte blanche est toujours faite de nitrates

  • B

    Elle confond deux impacts distincts : la croûte blanche est une salinisation (sels de l'eau d'irrigation qui restent quand l'eau s'évapore sous climat aride), tandis que les nitrates en excès sont lessivés vers les nappes — ils ne forment pas une croûte de surface

  • C

    La croûte blanche provient en réalité de l'érosion

  • D

    Elle a raison, mais seulement en climat humide

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15Comprendre

Quel enchaînement décrit correctement l'eutrophisation d'un cours d'eau à partir d'un excès d'engrais azotés épandus sur les champs voisins ?

  • A

    Nitrates lessivés vers l'eau → prolifération d'algues → leur décomposition consomme l'oxygène → asphyxie des milieux aquatiques

  • B

    Nitrates lessivés → eau plus pure → poissons plus nombreux

  • C

    Sel accumulé → algues → oxygène plus abondant

  • D

    Érosion → envasement → hausse de l'oxygène dissous

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18Comprendre

Le complexe argilo-humique retient particulièrement bien certains ions nutritifs comme le potassium (K+), le calcium (Ca2+) ou l'ammonium (NH4+). Quelle propriété physique explique cette rétention ?

  • A

    L'argile et l'humus portent des charges négatives et retiennent par attraction électrostatique les ions chargés positivement (les cations)

  • B

    L'argile et l'humus sont chargés positivement et attirent les ions positifs

  • C

    Le complexe est électriquement neutre et n'a aucune interaction avec les ions

  • D

    Les ions sont retenus uniquement par leur poids, sous l'effet de la gravité

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Approfondir20 exercices

04Approfondir

Sur un champ intensif, l'exportation répétée des récoltes sans restitution de matière organique déclenche une chaîne d'effets. Quel enchaînement est correct ?

  • A

    Exportation → hausse de l'humus → sol plus fertile → moins d'engrais nécessaires

  • B

    Exportation → salinisation directe → croûte de sel → érosion

  • C

    Exportation → chute de l'humus → complexe argilo-humique appauvri → fertilité en baisse → recours à toujours plus d'engrais → lessivage des nitrates

  • D

    Exportation → hausse de la biodiversité → régulation naturelle → rendement stable

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05Approfondir

L'uniformisation des paysages, la suppression des haies et l'usage des pesticides réduisent la biodiversité bien au-delà du champ. Pourquoi cela revient-il à détruire des services gratuits dont l'agriculture a justement besoin ?

  • A

    Parce que les espèces disparues étaient des ravageurs nuisibles

  • B

    Parce que la biodiversité n'a aucun effet sur la production agricole

  • C

    Parce que les haies consommaient l'eau des cultures

  • D

    Parce que pollinisateurs et insectes auxiliaires rendaient gratuitement la pollinisation et la régulation des ravageurs, qu'il faut ensuite remplacer artificiellement

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06Approfondir

Dans une oasis du Drâa, le palmier ombrage les cultures du dessous, la luzerne enrichit la terre en azote, et le fumier des chèvres entretient l'humus. Quels trois principes agroécologiques ce seul système réunit-il ?

  • A

    Monoculture, irrigation intensive, mécanisation

  • B

    Association de cultures, couverture / protection du sol, recyclage de la matière

  • C

    Salinisation, érosion, lessivage

  • D

    Exportation, intrants chimiques, dépendance énergétique

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09Approfondir

Deux agriculteurs voisins du Saïs cultivent du blé. L'un répète le blé chaque année sur la même parcelle ; l'autre pratique une rotation blé → fève → culture sarclée. Sur plusieurs années, à quoi peut-on s'attendre ?

  • A

    Les deux parcelles évolueront exactement de la même façon

  • B

    La rotation épuisera plus vite le sol que la monoculture

  • C

    La parcelle en monoculture verra ses parasites du blé proliférer et son azote chuter, alors que la rotation casse les cycles parasitaires et reconstitue l'azote

  • D

    La monoculture enrichira naturellement le sol en azote grâce au blé

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11Approfondir

Devant une oasis étagée du Drâa, Karim tranche : « Tout ça, c'est sympathique, mais l'agroécologie sacrifie le rendement par principe. Dès qu'on refuse les engrais et les pesticides de synthèse, on produit forcément moins : c'est le prix à payer pour être écologique. » Quelle est la faille de son raisonnement ?

  • A

    Aucune : produire écologiquement implique nécessairement de renoncer à une part du rendement.

  • B

    Il oppose écologie et rendement, alors que l'agroécologie vise un rendement durable en remplaçant les intrants payants par des régulations naturelles (fixation d'azote, lutte biologique, rotations) — l'oasis étagée produit beaucoup sur peu de surface.

  • C

    Il a raison sur le rendement, mais tort de croire que les pesticides sont indispensables.

  • D

    L'agroécologie produit en réalité toujours davantage que l'agriculture intensive, sur toutes les échelles de temps.

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12Approfondir

Yasmine résume ce qu'elle a retenu : « L'agroécologie, au fond, c'est juste un retour au passé. On abandonne la science et la technique pour refaire comme nos arrière-grands-parents, avec les oasis et les terrasses. C'est un refus du progrès. » Où est l'erreur de raisonnement ?

  • A

    Il n'y en a pas : l'agroécologie consiste effectivement à revenir aux pratiques pré-industrielles et à renoncer à la technique.

  • B

    Elle confond « s'appuyer sur des savoirs traditionnels » et « refuser le progrès » : l'agroécologie articule ces savoirs (oasis, terrasses) avec l'écologie scientifique moderne et des techniques nouvelles (goutte-à-goutte, lutte biologique raisonnée, sélection variétale).

  • C

    Elle a raison sur le principe, mais le goutte-à-goutte est en réalité une technique ancienne, pas moderne.

  • D

    L'agroécologie rejette au contraire tout savoir traditionnel pour ne garder que les technologies les plus récentes.

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13Approfondir

Restitution organisée de connaissances. Une prairie sauvage se maintient seule pendant des siècles ; un champ cultivé, lui, voit son rendement s'effondrer en quelques saisons si l'agriculteur cesse d'y intervenir.

Expose, sous forme d'un texte structuré (courte introduction, développement organisé, conclusion), ce qui distingue un agrosystème d'un écosystème naturel, et explique pourquoi cette différence contraint l'agriculteur à recourir aux intrants. Aucune figure n'est attendue.

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14Approfondir

Analyse de documents (type bac). Dans la plaine du Gharb, deux parcelles voisines de blé, au sol identique au départ, ont été suivies pendant 12 ans. La parcelle A est conduite en agriculture intensive (monoculture, engrais de synthèse) ; la parcelle B en agroécologie (rotation avec légumineuses, couverture du sol, apport de fumier). Voici les mesures de début (année 1) et de fin (année 12) :

Indicateur Parcelle A (année 1 → 12) Parcelle B (année 1 → 12)
Matière organique du sol (%) 2,2 → 1,3 2,2 → 3,0
Rendement (t/ha) 6,0 → 6,2 5,0 → 5,8
Engrais azoté épandu (kg/ha) 120 → 200 120 → 40

Analyse l'évolution des deux parcelles et dis laquelle suit une trajectoire durable, en justifiant à partir des données.

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15Approfondir

Analyse de pratiques (type bac). Un jeune agriculteur reprend une exploitation de primeurs (tomates, poivrons) dans la plaine du Souss, conduite jusqu'ici en monoculture intensive irriguée. Il constate trois problèmes : le sol s'appauvrit et se compacte, la facture d'intrants (engrais, pesticides) explose, et l'eau de la nappe se raréfie et se charge en sel. Propose trois pratiques agroécologiques concrètes qu'il pourrait adopter, en justifiant chacune par le problème précis qu'elle résout.

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On mesure le rendement d'un blé en fonction de la dose d'azote apportée. Le rendement augmente jusqu'à 150 kg/ha d'azote, puis forme un plateau : au-delà de 150 kg/ha, il n'augmente plus. Que devient l'azote apporté au-delà de 150 kg/ha ?

  • A

    Il continue d'augmenter le rendement, proportionnellement à la dose

  • B

    Il n'est plus absorbé par la plante (saturée) : l'excédent est lessivé vers les nappes sous forme de nitrates, polluant l'eau sans aucun gain de récolte

  • C

    Il est transformé en sel et provoque la salinisation du sol

  • D

    Il augmente la biodiversité du champ

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20Approfondir

Restitution organisée de connaissances. L'agriculture intensive dégrade la ressource dont elle dépend, tandis que l'agroécologie cherche à produire en la préservant.

Expose, sous forme d'un texte structuré (courte introduction, développement organisé, conclusion), les principes de l'agroécologie, en montrant comment chacun répond à un impact précis de l'agriculture intensive. Aucune figure n'est attendue.

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