SVT · 1ʳᵉ

La transmission des caractères : génétique mendélienne — exercices corrigés

64 exercices pour t'entraîner sur La transmission des caractères : génétique mendélienne en 1ʳᵉ, du QCM à la démonstration. 20 corrigés en détail ci-dessous. Revoir le cours.

Découvrir20 exercices

01Découvrir

Que désigne un gène en génétique ?

  • A

    Une version particulière d'un caractère

  • B

    L'ensemble des caractères visibles d'un individu

  • C

    Une séquence d'ADN responsable d'un caractère

  • D

    Une cellule reproductrice

Correction
Réponse.

C

Un gène est une séquence d'ADN responsable d'un caractère ; un allèle est une version particulière de ce gène. Si tu as répondu A, tu as décrit l'allèle, pas le gène. Mémo : le gène, c'est l'emplacement et la fonction ; l'allèle, c'est la variante qu'on y trouve.

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02Découvrir

Qu'est-ce qu'un allèle ?

  • A

    Une séquence d'ADN responsable d'un caractère

  • B

    Un caractère observable

  • C

    Un chromosome entier

  • D

    Une version particulière d'un gène

Correction
Réponse.

D

Un allèle est une version particulière d'un gène. Pour la couleur des yeux, l'allèle « brun » et l'allèle « vert » sont deux versions du même gène. Si tu as répondu A, tu as défini le gène lui-même. Mémo : un gène peut exister sous plusieurs allèles, comme un mot peut avoir plusieurs orthographes.

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03Découvrir

Que désigne le phénotype d'un individu ?

  • A

    L'ensemble de ses caractères observables

  • B

    L'ensemble de ses allèles

  • C

    Ce qui est inscrit dans son ADN

  • D

    Le nombre de ses chromosomes

Correction
Réponse.

A

Le phénotype est l'ensemble des caractères observables (ce qu'on voit) ; le génotype est l'ensemble des allèles (ce qui est caché dans l'ADN). Si tu as répondu B, tu as décrit le génotype. Mémo : phénoType = ce qu'on voit ; génoType = ce qui est écrit dans les gènes.

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04Découvrir

Une cellule diploïde possède combien d'allèles pour chaque gène ?

  • A

    Un seul

  • B

    Deux

  • C

    Trois

  • D

    Cela dépend du gène

Correction
Réponse.

B

Une cellule diploïde porte ses chromosomes par paires, donc deux allèles pour chaque gène : un sur chaque chromosome de la paire, l'un venant de la mère, l'autre du père. Si tu as répondu A, tu as pensé à une cellule haploïde (un gamète). Mémo : diploïde = deux exemplaires de chaque gène.

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05Découvrir

Un individu est dit homozygote pour un gène lorsque :

  • A

    ses deux allèles sont différents

  • B

    il ne possède qu'un seul allèle

  • C

    ses deux allèles sont identiques

  • D

    il possède trois allèles

Correction
Réponse.

C

Un individu est homozygote quand ses deux allèles pour ce gène sont identiques : (B//B) ou (b//b). S'ils sont différents, comme (B//b), il est hétérozygote. Si tu as répondu A, tu as confondu avec hétérozygote. Mémo : homo = pareil, hétéro = différent.

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06Découvrir

Par convention, comment note-t-on l'allèle dominant d'un gène ?

  • A

    Par une lettre minuscule

  • B

    Par un chiffre

  • C

    Entre crochets

  • D

    Par une lettre majuscule

Correction
Réponse.

D

Par convention, l'allèle dominant prend une majuscule (B) et l'allèle récessif la même lettre en minuscule (b). Si tu as répondu A, tu as inversé la règle : c'est une erreur fréquente qui rend toute la notation incohérente avec les corrigés. Mémo : Dominant = D comme... la grande lettre (Majuscule).

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07Découvrir

Un allèle récessif ne s'exprime dans le phénotype que lorsqu'il est présent :

  • A

    en double exemplaire (homozygote)

  • B

    en un seul exemplaire

  • C

    avec un allèle dominant

  • D

    dans un gamète

Correction
Réponse.

A

Un allèle récessif ne s'exprime que lorsqu'il est présent en double exemplaire, c'est-à-dire à l'état homozygote (b//b). Dès qu'un allèle dominant est présent, il masque le récessif. Si tu as répondu B, tu as décrit le comportement d'un allèle dominant. Mémo : le récessif a besoin d'être seul, en double, pour se montrer.

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08Découvrir

Combien d'allèles d'un gène donné un gamète porte-t-il ?

  • A

    Aucun

  • B

    Un seul

  • C

    Deux

  • D

    Quatre

Correction
Réponse.

B

Un gamète (ovule ou spermatozoïde) est une cellule haploïde : il ne porte qu'un seul allèle de chaque gène. À la fécondation, deux gamètes fusionnent et l'enfant retrouve ses deux allèles, un de chaque parent. Si tu as répondu C, tu as décrit une cellule diploïde. Mémo : haploïde = un seul jeu d'allèles.

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09Découvrir

Quel est le rôle de la méiose dans la production des gamètes ?

  • A

    Elle double le nombre de chromosomes

  • B

    Elle ne change pas le nombre de chromosomes

  • C

    Elle réduit de moitié le nombre de chromosomes

  • D

    Elle fabrique de l'ADN

Correction
Réponse.

C

La méiose est la division qui produit les gamètes : elle réduit de moitié le nombre de chromosomes, faisant passer une cellule diploïde (deux allèles par gène) à des gamètes haploïdes (un seul allèle par gène). Si tu as répondu A, tu as pensé à l'inverse. Mémo : méiose = division réductrice, elle divise par deux.

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10Découvrir

À quoi sert un échiquier de croisement (tableau de Punnett) ?

  • A

    À compter les chromosomes d'une cellule

  • B

    À mesurer la taille d'un gène

  • C

    À colorer les chromosomes au microscope

  • D

    À énumérer les génotypes possibles de la descendance

Correction
Réponse.

D

L'échiquier de croisement place les gamètes d'un parent en lignes, ceux de l'autre en colonnes, et chaque case combine deux allèles pour donner un génotype possible de la descendance. Les proportions des cases donnent les proportions attendues. Si tu as répondu A, tu as confondu avec un caryotype. Mémo : l'échiquier croise les gamètes pour prévoir les enfants.

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11Découvrir

Un individu présente le phénotype récessif [vert] (allèle dominant B, récessif b). Quel est son génotype ?

  • A

    (b//b) uniquement

  • B

    (B//B) uniquement

  • C

    (B//b) uniquement

  • D

    (B//B) ou (B//b)

Correction
Réponse.

A

Le phénotype récessif ne s'exprime qu'à l'état homozygote : il ne peut donc être que (b//b). C'est la seule certitude génotypique offerte par un phénotype. Si tu as répondu D, tu as décrit le phénotype dominant, qui lui correspond à deux génotypes. Mémo : phénotype récessif = génotype certain (b//b) ; phénotype dominant = génotype incertain.

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12Découvrir

Le génotype est caché (inscrit dans l'ADN) tandis que le phénotype est visible.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est exact : le génotype est l'ensemble des allèles, caché dans l'ADN, et on ne le « voit » jamais directement ; le phénotype est l'ensemble des caractères observables. On déduit toujours le génotype, on ne le lit pas à l'œil. Mémo : génotype caché, phénotype visible.

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13Découvrir

Un individu hétérozygote (B//b) produit deux types de gamètes, B et b, en proportions égales.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est exact : un hétérozygote (B//b) produit deux types de gamètes en proportions égales, la moitié portant B, la moitié portant b. Un homozygote, lui, ne produit qu'un seul type de gamète. C'est la clé de toutes les prévisions de descendance. Mémo : hétérozygote = deux gamètes 50/50 ; homozygote = un seul gamète.

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14Découvrir

À chaque enfant, un parent transmet ses deux allèles d'un même gène.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

B

C'est faux : chaque gamète ne porte qu'un seul allèle de chaque gène. L'enfant reçoit donc un allèle de chaque parent, jamais les deux du même parent pour un même gène. C'est un piège classique. Mémo : un gamète = un allèle ; l'enfant assemble un allèle paternel et un allèle maternel.

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15Découvrir

Un individu au phénotype dominant peut correspondre à deux génotypes différents.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est exact : le phénotype dominant [brun] peut être (B//B) ou (B//b), car un seul allèle B suffit à l'exprimer. En revanche, le phénotype récessif n'a qu'un génotype possible, (b//b). Cette asymétrie est exploitée tout le temps en génétique, notamment dans le croisement-test. Mémo : dominant = deux génotypes possibles ; récessif = un seul.

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16Découvrir

Si un croisement donne « 3/4 de dominants », alors dans une fratrie de 4 enfants il y aura forcément exactement 3 dominants.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

B

C'est faux : « 3/4 » est une probabilité, pas une garantie. Sur une fratrie de quatre, on peut très bien obtenir 4 dominants, ou 2, car chaque naissance est un tirage indépendant. Les proportions ne se vérifient que sur de grands effectifs — c'est pourquoi Mendel comptait des milliers de pois. Mémo : proportion n'est pas certitude.

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17Découvrir

Dans l'échiquier du croisement (B//b) × (B//b), il y a 4 cases. Combien donnent le phénotype dominant ?

Correction
Réponse.

3 cases

L'échiquier donne (B//B), (B//b), (B//b), (b//b). Trois cases possèdent au moins un allèle B, donc trois cases au phénotype dominant ; seule (b//b) est récessive. Si tu as répondu 1, tu as compté les récessifs. Mémo : deux hétérozygotes croisés donnent toujours 3 cases dominantes pour 1 récessive.

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18Découvrir

Combien de types de gamètes différents un individu homozygote (B//B) produit-il pour ce gène ?

Correction
Réponse.

1 type de gamète

Un homozygote (B//B) ne possède qu'un seul allèle disponible, B : tous ses gamètes portent donc B, soit un seul type. Un hétérozygote (B//b), lui, produirait deux types. Si tu as répondu 2, tu as pensé à l'hétérozygote. Mémo : homozygote = un seul type de gamète, hétérozygote = deux types.

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19Découvrir

Combien d'allèles différents existe-t-il pour le gène du système sanguin ABO ?

Correction
Réponse.

3 allèles

Le système ABO possède trois allèles : A, B et O. C'est un exemple de gène à plus de deux allèles, qui sort du modèle « un dominant, un récessif ». A et B sont codominants, tandis que O est récessif devant A et B. Si tu as répondu 2, tu as appliqué le modèle simple. Mémo : ABO, trois allèles pour quatre groupes sanguins.

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20Découvrir

Yasmine a les yeux bruns (allèle dominant B) et sa petite sœur a les yeux verts (allèle récessif b). En une phrase, explique pourquoi on peut être certain du génotype de la sœur, mais pas de celui de Yasmine.

Correction
Réponse.

La sœur a le phénotype récessif [vert], qui ne s'exprime qu'à l'état homozygote : son génotype est donc forcément (b//b), une certitude. Yasmine, au phénotype dominant [brun], peut être soit (B//B), soit (B//b) : un seul allèle B suffit à donner les yeux bruns, donc son génotype reste incertain à l'œil nu.

Cette asymétrie est fondamentale : un phénotype récessif désigne un seul génotype, un phénotype dominant en cache deux. C'est exactement ce qui rendra le croisement-test nécessaire plus loin. Mémo : récessif = génotype sûr ; dominant = génotype à déterminer.

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Comprendre23 exercices

21Comprendre

En TP à Marrakech, Yasmine observe un lapin au pelage noir (allèle dominant N, allèle récessif b = blanc). Elle écrit sur son compte rendu : « Le phénotype de ce lapin est (N//b). » Salma, qui regarde par-dessus son épaule, hésite. Où est l'erreur dans la phrase de Yasmine ?

  • A

    (N//b) est un génotype, pas un phénotype ; le phénotype observable est [noir].

  • B

    Il n'y a aucune erreur : (N//b) décrit bien ce qu'on voit chez le lapin.

  • C

    L'erreur est la notation : un phénotype s'écrit (N//N), jamais (N//b).

  • D

    L'erreur est l'allèle : un lapin noir est forcément (N//N), donc Yasmine s'est trompée d'allèle.

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22Comprendre

Amine croise deux lapins gris hétérozygotes (G//b) × (G//b), où G (gris) domine b (blanc). L'échiquier annonce 3/4 de gris pour 1/4 de blancs. La portée compte exactement 4 lapereaux. Amine déclare : « Forcément 3 gris et 1 blanc, c'est mathématique. » A-t-il raison ?

  • A

    Non : « 3/4 » est une probabilité, donc 4 gris ou 2 gris sont parfaitement possibles dans une portée de 4.

  • B

    Oui : sur 4 lapereaux, la proportion 3/4 impose exactement 3 gris et 1 blanc.

  • C

    Non, mais seulement parce que la portée est trop petite ; à partir de 8 lapereaux, on aura toujours pile 6 gris et 2 blancs.

  • D

    Oui, à condition que les deux parents soient bien hétérozygotes, ce qui garantit le résultat exact.

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23Comprendre

Chez une plante, la fleur rouge est récessive et la fleur blanche dominante. Karim choisit ses lettres et écrit : allèle rouge = R, allèle blanc = r. Il note ensuite une plante blanche hétérozygote (R//r). Salma trouve sa notation déroutante. Où Karim s'est-il trompé dans sa convention ?

  • A

    Il a inversé la convention : l'allèle dominant (blanc) doit prendre la majuscule, le récessif (rouge) la minuscule.

  • B

    Aucune erreur : on est libre de donner la majuscule à n'importe quel allèle.

  • C

    L'erreur est d'utiliser la lettre R ; il fallait choisir B pour « blanc ».

  • D

    L'erreur est le génotype : une plante blanche hétérozygote ne peut pas exister.

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Approfondir21 exercices

21Approfondir

Amine veut savoir si son lapin noir (N dominant, b récessif = blanc) est (N//N) ou (N//b). Il déclare : « Je le croise avec une femelle noire hétérozygote (N//b), et la descendance me donnera son génotype. » A-t-il choisi le bon partenaire pour un croisement-test ?

  • A

    Non : un croisement-test se fait avec un homozygote récessif (b//b), le seul partenaire qui ne masque rien.

  • B

    Oui : une femelle (N//b) convient, car elle donne aussi bien N que b.

  • C

    Oui, à condition que la femelle soit elle-même de génotype connu, comme ici.

  • D

    Non : il faut au contraire croiser avec un homozygote dominant (N//N) pour révéler le génotype caché.

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