L'immunologie et la défense de l'organisme — exercices corrigés
60 exercices pour t'entraîner sur L'immunologie et la défense de l'organisme en Tᴱ, du QCM à la démonstration. 20 corrigés en détail ci-dessous. Revoir le cours.
✓Exercices relus par un enseignant de SVT · Mis à jour le 22 juin 2026 · Notre démarche
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01Découvrir
Quels sont les quatre signes cliniques caractéristiques de la réaction inflammatoire aiguë ?
A
Rougeur, chaleur, gonflement, douleur
B
Fièvre, toux, fatigue, frissons
C
Rougeur, démangeaison, sécheresse, pâleur
D
Chaleur, douleur, saignement, cicatrice
Correction
Réponse.
A
Les quatre signes de l'inflammation aiguë sont la rougeur, la chaleur, le gonflement (œdème) et la douleur — exactement ce que Yasmine observe autour de son écharde. Ils découlent tous d'un même phénomène : la vasodilatation et l'augmentation de la perméabilité des vaisseaux. Si tu as répondu B, tu as décrit des symptômes généraux d'une infection (la fièvre, par exemple), pas les signes locaux de l'inflammation. Astuce : ces quatre signes sont locaux, autour de la plaie, pas dans tout le corps.
Quelle expression décrit correctement l'immunité innée ?
A
Lente, spécifique et dotée d'une mémoire
B
Immédiate, non spécifique et sans mémoire
C
Différée, spécifique et sans mémoire
D
Immédiate, spécifique et avec mémoire
Correction
Réponse.
B
L'immunité innée est la première ligne de défense : elle se déclenche en quelques minutes, ne distingue pas un microbe d'un autre (non spécifique) et ne garde aucun souvenir (sans mémoire). Si tu as répondu A ou D, tu as décrit l'immunité adaptative, qui est justement spécifique et dotée d'une mémoire. Astuce : « innée » signifie présente dès la naissance, sans aucun apprentissage préalable — c'est ce qui la rend si rapide.
Le système immunitaire distingue ce qui appartient au corps (le soi) de ce qui lui est étranger (le non-soi), et c'est ce dernier qu'il élimine.
A
Vrai
B
Faux
Correction
Réponse.
A
C'est exactement la mission du système immunitaire : reconnaître le soi pour l'épargner et le non-soi (bactéries, virus, cellules anormales) pour l'éliminer. Un antigène est justement une molécule reconnue comme non-soi. Si tu as répondu Faux, retiens que l'immunité n'attaque normalement pas les cellules de ton propre corps : quand elle le fait par erreur, on parle de maladie auto-immune, mais ce n'est pas le fonctionnement normal.
Quel est le rôle de l'histamine lors de la réaction inflammatoire ?
A
Elle digère directement les bactéries
B
Elle fabrique des anticorps spécifiques
C
Elle dilate les vaisseaux et augmente leur perméabilité
D
Elle détruit les cellules infectées par contact
Correction
Réponse.
C
L'histamine est un médiateur chimique libéré par les cellules sentinelles (mastocytes, macrophages). Elle dilate les vaisseaux et les rend perméables : c'est la cause directe de la rougeur et de l'œdème. C'est aussi pourquoi un antihistaminique réduit le gonflement d'une piqûre d'insecte. Si tu as répondu A, tu as confondu avec la phagocytose ; si tu as répondu B ou D, avec l'immunité adaptative (anticorps, LT8), qui n'a rien à voir avec ce médiateur de l'innée.
Combien d'étapes compte le processus de la phagocytose ?
Correction
Réponse.
4
La phagocytose se déroule en quatre étapes : adhésion (le phagocyte entre en contact avec l'intrus), ingestion (il l'englobe dans une vésicule), digestion (ses enzymes le détruisent) et rejet des débris. Si tu as répondu 3, tu as sans doute oublié le rejet final, qui est bien une étape à part entière. Astuce mémo : adhésion, ingestion, digestion, rejet — la cellule attrape, avale, digère, puis recrache ce qui reste.
Quelle est la forme caractéristique d'un anticorps (immunoglobuline) ?
A
Une sphère
B
Une double hélice
C
Un long filament
D
Un Y, avec deux sites de fixation
Correction
Réponse.
D
Un anticorps est une protéine en forme de Y, dotée de deux sites de fixation spécifiques d'un antigène (les extrémités du Y, partie variable). Le pied du Y (partie constante) est reconnu par les phagocytes. Si tu as répondu B, tu as confondu avec l'ADN (la double hélice). Avoir deux sites n'est pas un détail : c'est ce qui permet à l'anticorps de ponter plusieurs antigènes et de former des agrégats — les complexes immuns.
Quelle cellule sécrète les anticorps dans le sang ?
A
Le plasmocyte
B
Le lymphocyte B
C
Le lymphocyte T cytotoxique (LT8)
D
Le macrophage
Correction
Réponse.
A
C'est le plasmocyte, véritable usine à anticorps, qui les sécrète en masse dans le sang. Le lymphocyte B reconnaît l'antigène et porte des anticorps à sa surface ; une fois activé, il se différencie en plasmocyte. Si tu as répondu B, attention à la nuance qui tombe souvent au contrôle : on ne dit pas « le lymphocyte B sécrète des anticorps », mais « le plasmocyte le fait ». Trois objets distincts : le LB (cellule qui reconnaît), le plasmocyte (cellule qui sécrète), l'anticorps (molécule sécrétée).
Le lymphocyte T cytotoxique (LT8) détruit par contact les cellules infectées ou anormales de l'organisme.
A
Vrai
B
Faux
Correction
Réponse.
A
C'est vrai : le LT8 effecteur détruit directement, par contact, les cellules infectées par un virus, les cellules cancéreuses ou greffées. Il libère de la perforine et des granzymes qui déclenchent l'apoptose de la cible. C'est le cœur de la réponse à médiation cellulaire. Ne confonds pas avec l'anticorps, qui agit sur les antigènes circulants dans les liquides : un virus déjà caché à l'intérieur d'une cellule est invisible pour les anticorps, d'où la nécessité du LT8.
Une cellule du système immunitaire qui détruit les microbes
B
Une molécule reconnue comme étrangère, capable de déclencher une réponse spécifique
C
Un médicament qui calme l'inflammation
D
La protéine en Y sécrétée par les plasmocytes
Correction
Réponse.
B
Un antigène est une molécule reconnue comme non-soi par le système immunitaire et capable de déclencher une réponse spécifique — le plus souvent une protéine ou un fragment de la surface d'un microbe. Si tu as répondu D, tu as confondu antigène et anticorps : ce sont deux objets opposés. L'antigène est la cible (l'intrus) ; l'anticorps est l'arme dirigée contre lui. Astuce : antigène commence comme « anti-…gène » mais c'est bien la molécule étrangère, pas la défense.
La vaccination consiste à injecter un antigène inoffensif pour déclencher une réponse primaire et former des cellules mémoire, sans provoquer la maladie.
A
Vrai
B
Faux
Correction
Réponse.
A
C'est exactement le principe de la vaccination : on introduit un antigène inoffensif (microbe atténué, tué, ou fragment isolé) pour provoquer une réponse primaire et installer des cellules mémoire, sans la maladie. Le jour du vrai danger, l'organisme déclenchera une réponse secondaire rapide. Ne confonds pas avec la sérothérapie, qui injecte au contraire des anticorps tout prêts (protection immédiate mais sans mémoire). Vaccin = antigène ; sérum = anticorps : c'est tout l'opposé.
Parmi les médiateurs chimiques de l'inflammation, quel est le rôle des prostaglandines ?
A
Elles sensibilisent les terminaisons nerveuses (douleur) et participent à la fièvre.
B
Elles digèrent directement les bactéries par phagocytose.
C
Elles sont sécrétées par les plasmocytes pour neutraliser l'antigène.
D
Elles transportent l'oxygène jusqu'à la plaie.
Correction
Réponse.
A
Les prostaglandines sont des médiateurs chimiques libérés lors de la réaction inflammatoire : elles sensibilisent les terminaisons nerveuses (d'où la douleur) et participent à la fièvre. C'est précisément pourquoi un anti-inflammatoire comme l'ibuprofène, qui bloque leur production, a un double effet antidouleur et antifièvre. Si tu as choisi B, tu as confondu un médiateur chimique avec une cellule (seul un phagocyte digère). Si tu as choisi C, tu as confondu médiateur de l'innée et anticorps de l'adaptative. Mémo : histamine → rougeur et œdème ; prostaglandines → douleur et fièvre.
Quelle triple caractéristique définit l'immunité adaptative ?
A
Spécifique d'un antigène, différée (plusieurs jours), dotée d'une mémoire.
B
Immédiate, non spécifique, sans mémoire.
C
Immédiate, spécifique, sans mémoire.
D
Différée, non spécifique, avec mémoire.
Correction
Réponse.
A
L'immunité adaptative est spécifique (elle vise un antigène précis), différée (elle met plusieurs jours à se mettre en place) et dotée d'une mémoire (elle garde le souvenir de l'agresseur). La réponse B décrit exactement l'inverse : c'est la définition de l'immunité innée. Les réponses C et D mélangent les deux : c'est le piège classique n°1 du chapitre. Mémo : innée = immédiate, aveugle, sans mémoire ; adaptative = lente, ciblée, qui se souvient.
Les lymphocytes B sont produits dans la moelle osseuse.
A
Vrai
B
Faux
Correction
Réponse.
A
C'est exact : le lymphocyte B est un globule blanc produit dans la moelle osseuse (le « B » aide à s'en souvenir, même si son origine historique renvoie à un organe d'oiseau). Une fois activé, il se multiplie et se différencie en plasmocytes sécréteurs d'anticorps. À ne pas confondre avec les lymphocytes T, qui achèvent leur maturation dans le thymus (le « T »). Mémo : B comme moelle osseuse (Bone marrow), T comme Thymus.
Un anticorps a la forme d'un Y. Combien de sites de fixation à l'antigène possède-t-il ?
Correction
Réponse.
2
Un anticorps possède deux sites de fixation, situés aux extrémités des deux bras du Y (sa partie variable). C'est cette double fixation qui lui permet de ponter deux antigènes à la fois et de former des agrégats — les complexes immuns. Le pied du Y (sa partie constante) n'accroche pas l'antigène : il est reconnu par les phagocytes. Si tu as répondu 1, tu as oublié que la molécule est symétrique. Mémo : un Y a deux bras, donc deux mains pour attraper l'antigène.
Une fois activé, que sécrète le lymphocyte T auxiliaire (LT4) pour stimuler les lymphocytes B et les LT8 ?
A
Des interleukines.
B
Des anticorps.
C
De l'histamine.
D
De la perforine.
Correction
Réponse.
A
Le LT4 auxiliaire sécrète des interleukines, des messagers chimiques qui stimulent la prolifération et l'activation des lymphocytes B et des LT8. C'est ce qui fait de lui le pivot de l'immunité adaptative. Les anticorps (B) sont sécrétés par les plasmocytes ; l'histamine (C) est un médiateur de l'inflammation innée ; la perforine (D) est libérée par le LT8 pour perforer une cellule cible. Mémo : LT4 = chef d'orchestre qui parle par interleukines.
L'amplification clonale est la multiplication par mitoses des lymphocytes sélectionnés par l'antigène.
A
Vrai
B
Faux
Correction
Réponse.
A
C'est exact : après la sélection clonale (l'antigène « réveille » le bon clone préexistant), ce clone rarissime doit se multiplier pour être efficace. Cette multiplication se fait par mitoses, sous l'effet des interleukines des LT4 : quelques cellules deviennent une population de millions de cellules identiques. Attention à l'ordre : d'abord la sélection (tri d'un clone qui existe déjà), ensuite l'amplification (mitoses), enfin la différenciation en cellules effectrices et mémoire. Mémo : sélectionner, puis multiplier, puis différencier.
La sérothérapie consiste à injecter directement des anticorps (un sérum) au patient, pour le protéger immédiatement. Comme ces anticorps ne sont pas produits par le patient, la protection est rapide mais brève, et il ne se forme aucune mémoire. La réponse B décrit la vaccination (on injecte un antigène pour que l'organisme fabrique lui-même ses défenses). Vaccin = antigène ; sérum = anticorps : c'est tout l'opposé. Mémo : sérum comme secours immédiat, mais sans lendemain.
Un anticorps monoclonal est produit par un clone unique de cellules et dirigé contre un seul antigène.
A
Vrai
B
Faux
Correction
Réponse.
A
C'est exact : « mono-clonal » signifie « issu d'un clone unique ». Toutes les cellules productrices étant identiques, elles fabriquent un anticorps strictement identique, dirigé contre un seul antigène choisi. Cette spécificité absolue en fait un outil de précision : les tests de grossesse, les tests antigéniques rapides et certains traitements anticancéreux reposent dessus. Mémo : mono = un seul clone = une seule cible.
Quelle est la propriété essentielle des cellules mémoire ?
A
Elles persistent de nombreuses années, plus nombreuses et déjà sensibilisées.
B
Elles disparaissent en quelques heures après l'infection.
C
Elles sécrètent de l'histamine lors de l'inflammation.
D
Elles reconnaissent n'importe quel antigène.
Correction
Réponse.
A
Les cellules mémoire (lymphocytes B et T) sont issues de la première rencontre avec un antigène et persistent de nombreuses années : elles sont plus nombreuses que les lymphocytes naïfs de départ et déjà sensibilisées. C'est ce stock qui rend la réponse secondaire plus rapide et plus intense que la primaire. La réponse D est fausse : la mémoire est spécifique d'un antigène donné, jamais universelle. Mémo : les cellules mémoire montent la garde, longtemps, contre un ennemi précis.
Combien de versants complémentaires compte l'immunité adaptative ?
Correction
Réponse.
2
L'immunité adaptative a deux versants complémentaires : la réponse à médiation humorale (les plasmocytes sécrètent des anticorps contre les antigènes circulant dans les liquides) et la réponse à médiation cellulaire (les LT8 détruisent les cellules infectées). Le LT4 auxiliaire est le pivot des deux. Si tu as répondu 1, tu as oublié qu'un anticorps ne peut rien contre un virus déjà caché dans une cellule : il faut alors la réponse cellulaire. Mémo : humoral pour les liquides, cellulaire pour les cellules infectées.
Sur la courbe de la mémoire immunitaire, la première injection de l'antigène est faite au jour 0 et la seconde au jour 30. Au bout de combien de jours après la seconde injection la réponse secondaire commence-t-elle à apparaître ? (réponse en jours, sachant qu'elle est quasi immédiate, sans délai notable)
Dans sa copie, Amine écrit : « Lors de l'écharde de Yasmine, la phagocytose garde le souvenir de la bactérie rencontrée et agit spécifiquement contre elle ; c'est donc déjà une réponse à mémoire. » Son affirmation est-elle exacte ?
Pour décrire la réponse humorale, Karim rédige à Rabat : « Le lymphocyte B reconnaît l'antigène, puis il sécrète massivement des anticorps dans le sang. » Sa phrase est-elle correcte telle quelle ?
Salma résume la sélection clonale ainsi : « Quand un antigène inconnu arrive, l'organisme fabrique sur mesure un lymphocyte dont le récepteur épouse exactement la forme de cet antigène. » A-t-elle raison ?
Après une sérothérapie d'urgence reçue à Casablanca contre le tétanos, Amine affirme : « Maintenant que j'ai reçu des anticorps, je suis protégé durablement contre le tétanos, comme si j'avais été vacciné. » A-t-il raison ?
Karim hiérarchise les cellules de l'immunité adaptative : « Les vrais combattants sont les plasmocytes et les LT8 ; le LT4, lui, est secondaire — l'organisme se défendrait très bien sans lui. » A-t-il raison ?
Salma raisonne : « Un lymphocyte B porte des milliers de récepteurs à sa surface, donc il peut reconnaître plusieurs antigènes différents à la fois. » A-t-elle raison ?
Un virus se cache à l'intérieur d'une cellule, invisible pour les anticorps. Comment le LT8 cytotoxique sait-il alors que cette cellule est infectée et doit être détruite ?
A
La cellule infectée expose à sa surface des fragments du virus, présentés par ses molécules du CMH ; le récepteur T du LT8 reconnaît ce signal anormal.
B
Le LT8 détecte le virus qui flotte librement dans le sang et le suit jusqu'à la cellule.
C
Les anticorps entrent dans la cellule et signalent au LT8 la présence du virus.
D
La cellule infectée sécrète de l'histamine, que le LT8 reconnaît.
Le LT4 auxiliaire est le pivot de l'immunité adaptative : ses interleukines stimulent aussi bien les lymphocytes B que les LT8. Le VIH détruit ce seul type de lymphocyte. Combien des deux réponses adaptatives (humorale et cellulaire) se trouvent, de ce fait, effondrées ?
Salma analyse en TP une courbe de la concentration d'anticorps anti-A dans le sang de souris. Une première injection d'antigène A est faite au jour 0, une seconde injection du même antigène A au jour 30. La courbe montre, après le jour 0, un démarrage lent vers un pic modeste puis une décroissance ; après le jour 30, un démarrage très rapide vers un pic beaucoup plus élevé et durable. Identifie les deux réponses et explique, mécanisme à l'appui, pourquoi la seconde diffère de la première.
Courbe de la concentration d'anticorps anti-A en fonction du temps : après la 1re injection au jour 0, démarrage lent vers un pic modeste puis décroissance ; après la 2e injection du même antigène au jour 30, démarrage rapide vers un pic bien plus élevé et durable (échelle log)
Karim observe le même TP que Salma et affirme : « Après la première injection d'antigène A, les souris sont immunisées. Donc si on leur injectait au jour 30 un antigène B totalement différent, on obtiendrait aussi une réponse secondaire rapide. » A-t-il raison ? Justifie en t'appuyant sur la nature de la mémoire immunitaire.
Yasmine se blesse profondément avec un clou rouillé et risque le tétanos. Au dispensaire, on lui propose une sérothérapie d'urgence, et non un simple vaccin. Explique pourquoi la sérothérapie est ici le bon choix, en quoi elle diffère de la vaccination, et pourquoi on lui conseille malgré tout de mettre aussi son vaccin à jour.
Lors de l'amplification clonale, un clone de lymphocytes se multiplie par mitoses successives. Si une cellule de départ subit 10 divisions successives (chaque division double le nombre de cellules), combien de cellules obtient-on à la fin ? Donne le résultat arrondi à la centaine la plus proche.
Amine soutient que « dès qu'une infection devient grave, l'immunité innée s'arrête et l'immunité adaptative prend seule le relais ». Quelle correction est la plus juste ?
A
C'est exact : les deux immunités ne fonctionnent jamais ensemble
B
C'est faux : l'innée seule suffit toujours, l'adaptative ne sert à rien
C
C'est exact, mais seulement chez l'adulte
D
C'est faux : l'innée continue d'agir et coopère avec l'adaptative, qu'elle a d'ailleurs alertée
Un test de grossesse ou un test antigénique rapide repose sur des anticorps monoclonaux. Quelle propriété de ces anticorps explique qu'ils détectent une molécule cible précise sans se tromper ?
A
Ils sont issus d'un clone unique, donc strictement identiques et dirigés contre un seul antigène choisi
B
Ils sont produits par des clones variés, donc ils reconnaissent tout
C
Ils changent de cible selon l'échantillon analysé
D
Ils détruisent toutes les molécules qu'ils rencontrent
Sur la courbe de Salma, le pic d'anticorps de la réponse primaire atteint 102 unités arbitraires, et celui de la réponse secondaire atteint 104 unités. Par quel facteur le taux d'anticorps a-t-il été amplifié entre la réponse primaire et la réponse secondaire ?
Restitution organisée de connaissances. La réponse immunitaire adaptative n'est jamais l'œuvre d'un seul type de cellule : elle repose sur une coopération étroite entre plusieurs lymphocytes.
Expose, sous forme d'un texte structuré (courte introduction, développement organisé, conclusion), la coopération cellulaire qui se met en place lors de la réponse immunitaire adaptative. Tu montreras le rôle pivot du lymphocyte T auxiliaire (LT4) et tu décriras les deux versants — humoral et cellulaire — de la réponse. Aucune figure n'est attendue.
Dans un laboratoire de Rabat, on réalise une expérience historique sur trois lots de souris identiques, exposées à une toxine tétanique mortelle. Le sérum désigne la partie liquide du sang, débarrassée de toutes ses cellules.
Lot
Traitement reçu avant l'épreuve
Résultat après injection de la toxine
1
Souris préalablement immunisée contre la toxine
Survit
2
Souris naïve recevant le sérum (sans cellules) d'une souris immunisée
Survit
3
Souris naïve recevant du sérum d'une souris non immunisée
Meurt
Analyse ces résultats. Quelle molécule est responsable de la protection ? Dans quel compartiment du sang se trouve-t-elle ? À quelle pratique thérapeutique du chapitre ce transfert correspond-il, et quelle en est la limite ?
On suit pendant plusieurs années un patient infecté par le VIH, non traité. Deux grandeurs sont mesurées : le nombre de LT4 par mm³ de sang (normale : environ 1000/mm³) et la charge virale (quantité de virus dans le sang).
Phase
Temps approximatif
LT4 (/mm³)
Charge virale
Primo-infection
Semaines 0 à 12
chute puis léger rebond (~800)
pic élevé puis baisse
Phase asymptomatique
1 à 8 ans
déclin lent : 800 → 350
plateau bas
SIDA déclaré
après ~8 ans
effondrement : < 200
forte remontée
Décris l'évolution des deux courbes et explique, mécanisme à l'appui, pourquoi l'effondrement des LT4 entraîne l'apparition d'infections opportunistes (le stade SIDA).
Pour tester un vaccin contre une bactérie pathogène, un laboratoire de Casablanca constitue trois lots de souris identiques et mesure leur survie.
Lot
Jour 0
Jour 30 (épreuve infectieuse)
Résultat
A
Vacciné (antigène inoffensif)
Reçoit la bactérie virulente
Survit
B
Non vacciné (injection neutre)
Reçoit la bactérie virulente
Meurt
C
Vacciné (antigène inoffensif)
Ne reçoit pas la bactérie
Survit (en bonne santé)
Explique le rôle de chacun des trois lots. Quel mécanisme immunitaire, mis en place entre le jour 0 et le jour 30, explique la survie du lot A ? En quoi le lot C est-il indispensable à la rigueur de la conclusion ?
Sur un graphe, Karim observe qu'après une injection, la concentration d'anticorps anti-A dans le sang atteint un pic élevé dès le lendemain, sans aucun délai, puis décroît régulièrement sans jamais remonter. Il conclut : « Ce pic immédiat est le signe d'une réponse secondaire particulièrement efficace, grâce aux cellules mémoire. » Son interprétation est-elle correcte ?
Sur une courbe de suivi d'anticorps, on relève que la réponse primaire atteint son pic 12 jours après le premier contact avec l'antigène, tandis que la réponse secondaire atteint le sien 4 jours après le second contact avec le même antigène. Quel est, en jours, le temps gagné par la réponse secondaire pour atteindre son pic ?
Un test de grossesse détecte une seule molécule précise (l'hormone hCG) et rien d'autre, grâce à des anticorps monoclonaux. Quelle propriété de leur mode de production garantit cette spécificité absolue ?
A
Ils sont produits par un clone unique de cellules, toutes issues d'une même cellule et donc génétiquement identiques : elles fabriquent toutes le même anticorps, dirigé contre un seul antigène.
B
Ils sont produits par un mélange de nombreux plasmocytes différents, ce qui multiplie les cibles reconnues.
C
Ils sont produits par les LT8 cytotoxiques, spécialisés dans une cible unique.
D
Ils sont extraits directement du sérum d'un patient guéri, sans sélection.
Dans le cadre du Programme National d'Immunisation marocain, la couverture vaccinale contre la rougeole est élevée dans le quartier de Yasmine. Sa petite sœur, trop jeune pour être vaccinée, n'attrape pourtant pas la rougeole. Quelle est l'explication rigoureuse de cette protection ?
A
L'immunité collective : la forte proportion de personnes vaccinées autour d'elle empêche le virus de circuler, si bien qu'il ne l'atteint pas.
B
Le nourrisson est naturellement immunisé contre la rougeole à la naissance et le restera toute sa vie.
C
Les personnes vaccinées transmettent leurs anticorps par contact au nourrisson non vacciné.
D
Le vaccin des autres a éradiqué définitivement le virus de la surface de la Terre.
Le seuil d'immunité collective est la proportion minimale de personnes à immuniser pour bloquer la circulation d'un pathogène. Il se calcule à partir du nombre de reproduction de baseR0 (nombre moyen de personnes qu'un malade contamine dans une population non protégée) :
seuil=(1−R01)×100
Pour un pathogène de R0=5, calcule le pourcentage minimal de la population à vacciner pour atteindre l'immunité collective.
Une expérience montre que des souris vaccinées survivent à une épreuve infectieuse, alors que les témoins non vaccinés meurent. Karim en conclut : « L'expérience prouve que le vaccin détruit le pathogène au moment de l'injection, ce qui protège la souris. » Où est la faille logique de son raisonnement, et quelle est la conclusion rigoureuse ?
A
Faille : le vaccin est injecté au jour 0, bien avant l'épreuve, et ne contient pas le pathogène virulent ; il ne « détruit » donc rien. La conclusion rigoureuse : le vaccin a installé une mémoire immunitaire qui permet, lors de l'épreuve, une réponse secondaire rapide neutralisant le pathogène.
B
Aucune faille : le vaccin contient bien des cellules tueuses qui détruisent le pathogène dès l'injection.
C
Faille : le vaccin protège en formant une barrière physique imperméable autour des cellules de la souris.
D
Faille : le vaccin fournit à la souris des anticorps déjà fabriqués, comme une sérothérapie, qui tuent le pathogène immédiatement.