SVT · Tᴱ

L'immunologie et la défense de l'organisme — exercices corrigés

60 exercices pour t'entraîner sur L'immunologie et la défense de l'organisme en Tᴱ, du QCM à la démonstration. 20 corrigés en détail ci-dessous. Revoir le cours.

Découvrir20 exercices

01Découvrir

Quels sont les quatre signes cliniques caractéristiques de la réaction inflammatoire aiguë ?

  • A

    Rougeur, chaleur, gonflement, douleur

  • B

    Fièvre, toux, fatigue, frissons

  • C

    Rougeur, démangeaison, sécheresse, pâleur

  • D

    Chaleur, douleur, saignement, cicatrice

Correction
Réponse.

A

Les quatre signes de l'inflammation aiguë sont la rougeur, la chaleur, le gonflement (œdème) et la douleur — exactement ce que Yasmine observe autour de son écharde. Ils découlent tous d'un même phénomène : la vasodilatation et l'augmentation de la perméabilité des vaisseaux. Si tu as répondu B, tu as décrit des symptômes généraux d'une infection (la fièvre, par exemple), pas les signes locaux de l'inflammation. Astuce : ces quatre signes sont locaux, autour de la plaie, pas dans tout le corps.

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02Découvrir

Quelle expression décrit correctement l'immunité innée ?

  • A

    Lente, spécifique et dotée d'une mémoire

  • B

    Immédiate, non spécifique et sans mémoire

  • C

    Différée, spécifique et sans mémoire

  • D

    Immédiate, spécifique et avec mémoire

Correction
Réponse.

B

L'immunité innée est la première ligne de défense : elle se déclenche en quelques minutes, ne distingue pas un microbe d'un autre (non spécifique) et ne garde aucun souvenir (sans mémoire). Si tu as répondu A ou D, tu as décrit l'immunité adaptative, qui est justement spécifique et dotée d'une mémoire. Astuce : « innée » signifie présente dès la naissance, sans aucun apprentissage préalable — c'est ce qui la rend si rapide.

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03Découvrir

Le système immunitaire distingue ce qui appartient au corps (le soi) de ce qui lui est étranger (le non-soi), et c'est ce dernier qu'il élimine.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est exactement la mission du système immunitaire : reconnaître le soi pour l'épargner et le non-soi (bactéries, virus, cellules anormales) pour l'éliminer. Un antigène est justement une molécule reconnue comme non-soi. Si tu as répondu Faux, retiens que l'immunité n'attaque normalement pas les cellules de ton propre corps : quand elle le fait par erreur, on parle de maladie auto-immune, mais ce n'est pas le fonctionnement normal.

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04Découvrir

Quel est le rôle de l'histamine lors de la réaction inflammatoire ?

  • A

    Elle digère directement les bactéries

  • B

    Elle fabrique des anticorps spécifiques

  • C

    Elle dilate les vaisseaux et augmente leur perméabilité

  • D

    Elle détruit les cellules infectées par contact

Correction
Réponse.

C

L'histamine est un médiateur chimique libéré par les cellules sentinelles (mastocytes, macrophages). Elle dilate les vaisseaux et les rend perméables : c'est la cause directe de la rougeur et de l'œdème. C'est aussi pourquoi un antihistaminique réduit le gonflement d'une piqûre d'insecte. Si tu as répondu A, tu as confondu avec la phagocytose ; si tu as répondu B ou D, avec l'immunité adaptative (anticorps, LT8), qui n'a rien à voir avec ce médiateur de l'innée.

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05Découvrir

Combien d'étapes compte le processus de la phagocytose ?

Correction
Réponse.

4

La phagocytose se déroule en quatre étapes : adhésion (le phagocyte entre en contact avec l'intrus), ingestion (il l'englobe dans une vésicule), digestion (ses enzymes le détruisent) et rejet des débris. Si tu as répondu 3, tu as sans doute oublié le rejet final, qui est bien une étape à part entière. Astuce mémo : adhésion, ingestion, digestion, rejet — la cellule attrape, avale, digère, puis recrache ce qui reste.

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06Découvrir

Quelle est la forme caractéristique d'un anticorps (immunoglobuline) ?

  • A

    Une sphère

  • B

    Une double hélice

  • C

    Un long filament

  • D

    Un Y, avec deux sites de fixation

Correction
Réponse.

D

Un anticorps est une protéine en forme de Y, dotée de deux sites de fixation spécifiques d'un antigène (les extrémités du Y, partie variable). Le pied du Y (partie constante) est reconnu par les phagocytes. Si tu as répondu B, tu as confondu avec l'ADN (la double hélice). Avoir deux sites n'est pas un détail : c'est ce qui permet à l'anticorps de ponter plusieurs antigènes et de former des agrégats — les complexes immuns.

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07Découvrir

Quelle cellule sécrète les anticorps dans le sang ?

  • A

    Le plasmocyte

  • B

    Le lymphocyte B

  • C

    Le lymphocyte T cytotoxique (LT8)

  • D

    Le macrophage

Correction
Réponse.

A

C'est le plasmocyte, véritable usine à anticorps, qui les sécrète en masse dans le sang. Le lymphocyte B reconnaît l'antigène et porte des anticorps à sa surface ; une fois activé, il se différencie en plasmocyte. Si tu as répondu B, attention à la nuance qui tombe souvent au contrôle : on ne dit pas « le lymphocyte B sécrète des anticorps », mais « le plasmocyte le fait ». Trois objets distincts : le LB (cellule qui reconnaît), le plasmocyte (cellule qui sécrète), l'anticorps (molécule sécrétée).

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08Découvrir

Le lymphocyte T cytotoxique (LT8) détruit par contact les cellules infectées ou anormales de l'organisme.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est vrai : le LT8 effecteur détruit directement, par contact, les cellules infectées par un virus, les cellules cancéreuses ou greffées. Il libère de la perforine et des granzymes qui déclenchent l'apoptose de la cible. C'est le cœur de la réponse à médiation cellulaire. Ne confonds pas avec l'anticorps, qui agit sur les antigènes circulants dans les liquides : un virus déjà caché à l'intérieur d'une cellule est invisible pour les anticorps, d'où la nécessité du LT8.

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09Découvrir

Qu'est-ce qu'un antigène ?

  • A

    Une cellule du système immunitaire qui détruit les microbes

  • B

    Une molécule reconnue comme étrangère, capable de déclencher une réponse spécifique

  • C

    Un médicament qui calme l'inflammation

  • D

    La protéine en Y sécrétée par les plasmocytes

Correction
Réponse.

B

Un antigène est une molécule reconnue comme non-soi par le système immunitaire et capable de déclencher une réponse spécifique — le plus souvent une protéine ou un fragment de la surface d'un microbe. Si tu as répondu D, tu as confondu antigène et anticorps : ce sont deux objets opposés. L'antigène est la cible (l'intrus) ; l'anticorps est l'arme dirigée contre lui. Astuce : antigène commence comme « anti-…gène » mais c'est bien la molécule étrangère, pas la défense.

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10Découvrir

La vaccination consiste à injecter un antigène inoffensif pour déclencher une réponse primaire et former des cellules mémoire, sans provoquer la maladie.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est exactement le principe de la vaccination : on introduit un antigène inoffensif (microbe atténué, tué, ou fragment isolé) pour provoquer une réponse primaire et installer des cellules mémoire, sans la maladie. Le jour du vrai danger, l'organisme déclenchera une réponse secondaire rapide. Ne confonds pas avec la sérothérapie, qui injecte au contraire des anticorps tout prêts (protection immédiate mais sans mémoire). Vaccin = antigène ; sérum = anticorps : c'est tout l'opposé.

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11Découvrir

Parmi les médiateurs chimiques de l'inflammation, quel est le rôle des prostaglandines ?

  • A

    Elles sensibilisent les terminaisons nerveuses (douleur) et participent à la fièvre.

  • B

    Elles digèrent directement les bactéries par phagocytose.

  • C

    Elles sont sécrétées par les plasmocytes pour neutraliser l'antigène.

  • D

    Elles transportent l'oxygène jusqu'à la plaie.

Correction
Réponse.

A

Les prostaglandines sont des médiateurs chimiques libérés lors de la réaction inflammatoire : elles sensibilisent les terminaisons nerveuses (d'où la douleur) et participent à la fièvre. C'est précisément pourquoi un anti-inflammatoire comme l'ibuprofène, qui bloque leur production, a un double effet antidouleur et antifièvre. Si tu as choisi B, tu as confondu un médiateur chimique avec une cellule (seul un phagocyte digère). Si tu as choisi C, tu as confondu médiateur de l'innée et anticorps de l'adaptative. Mémo : histamine → rougeur et œdème ; prostaglandines → douleur et fièvre.

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12Découvrir

Quelle triple caractéristique définit l'immunité adaptative ?

  • A

    Spécifique d'un antigène, différée (plusieurs jours), dotée d'une mémoire.

  • B

    Immédiate, non spécifique, sans mémoire.

  • C

    Immédiate, spécifique, sans mémoire.

  • D

    Différée, non spécifique, avec mémoire.

Correction
Réponse.

A

L'immunité adaptative est spécifique (elle vise un antigène précis), différée (elle met plusieurs jours à se mettre en place) et dotée d'une mémoire (elle garde le souvenir de l'agresseur). La réponse B décrit exactement l'inverse : c'est la définition de l'immunité innée. Les réponses C et D mélangent les deux : c'est le piège classique n°1 du chapitre. Mémo : innée = immédiate, aveugle, sans mémoire ; adaptative = lente, ciblée, qui se souvient.

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13Découvrir

Les lymphocytes B sont produits dans la moelle osseuse.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est exact : le lymphocyte B est un globule blanc produit dans la moelle osseuse (le « B » aide à s'en souvenir, même si son origine historique renvoie à un organe d'oiseau). Une fois activé, il se multiplie et se différencie en plasmocytes sécréteurs d'anticorps. À ne pas confondre avec les lymphocytes T, qui achèvent leur maturation dans le thymus (le « T »). Mémo : B comme moelle osseuse (Bone marrow), T comme Thymus.

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14Découvrir

Un anticorps a la forme d'un Y. Combien de sites de fixation à l'antigène possède-t-il ?

Correction
Réponse.

2

Un anticorps possède deux sites de fixation, situés aux extrémités des deux bras du Y (sa partie variable). C'est cette double fixation qui lui permet de ponter deux antigènes à la fois et de former des agrégats — les complexes immuns. Le pied du Y (sa partie constante) n'accroche pas l'antigène : il est reconnu par les phagocytes. Si tu as répondu 1, tu as oublié que la molécule est symétrique. Mémo : un Y a deux bras, donc deux mains pour attraper l'antigène.

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15Découvrir

Une fois activé, que sécrète le lymphocyte T auxiliaire (LT4) pour stimuler les lymphocytes B et les LT8 ?

  • A

    Des interleukines.

  • B

    Des anticorps.

  • C

    De l'histamine.

  • D

    De la perforine.

Correction
Réponse.

A

Le LT4 auxiliaire sécrète des interleukines, des messagers chimiques qui stimulent la prolifération et l'activation des lymphocytes B et des LT8. C'est ce qui fait de lui le pivot de l'immunité adaptative. Les anticorps (B) sont sécrétés par les plasmocytes ; l'histamine (C) est un médiateur de l'inflammation innée ; la perforine (D) est libérée par le LT8 pour perforer une cellule cible. Mémo : LT4 = chef d'orchestre qui parle par interleukines.

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16Découvrir

L'amplification clonale est la multiplication par mitoses des lymphocytes sélectionnés par l'antigène.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est exact : après la sélection clonale (l'antigène « réveille » le bon clone préexistant), ce clone rarissime doit se multiplier pour être efficace. Cette multiplication se fait par mitoses, sous l'effet des interleukines des LT4 : quelques cellules deviennent une population de millions de cellules identiques. Attention à l'ordre : d'abord la sélection (tri d'un clone qui existe déjà), ensuite l'amplification (mitoses), enfin la différenciation en cellules effectrices et mémoire. Mémo : sélectionner, puis multiplier, puis différencier.

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17Découvrir

Sur quoi repose la sérothérapie ?

  • A

    L'injection directe d'anticorps déjà fabriqués.

  • B

    L'injection d'un antigène atténué.

  • C

    La stimulation des LT8 cytotoxiques.

  • D

    L'injection de plasmocytes vivants.

Correction
Réponse.

A

La sérothérapie consiste à injecter directement des anticorps (un sérum) au patient, pour le protéger immédiatement. Comme ces anticorps ne sont pas produits par le patient, la protection est rapide mais brève, et il ne se forme aucune mémoire. La réponse B décrit la vaccination (on injecte un antigène pour que l'organisme fabrique lui-même ses défenses). Vaccin = antigène ; sérum = anticorps : c'est tout l'opposé. Mémo : sérum comme secours immédiat, mais sans lendemain.

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18Découvrir

Un anticorps monoclonal est produit par un clone unique de cellules et dirigé contre un seul antigène.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est exact : « mono-clonal » signifie « issu d'un clone unique ». Toutes les cellules productrices étant identiques, elles fabriquent un anticorps strictement identique, dirigé contre un seul antigène choisi. Cette spécificité absolue en fait un outil de précision : les tests de grossesse, les tests antigéniques rapides et certains traitements anticancéreux reposent dessus. Mémo : mono = un seul clone = une seule cible.

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19Découvrir

Quelle est la propriété essentielle des cellules mémoire ?

  • A

    Elles persistent de nombreuses années, plus nombreuses et déjà sensibilisées.

  • B

    Elles disparaissent en quelques heures après l'infection.

  • C

    Elles sécrètent de l'histamine lors de l'inflammation.

  • D

    Elles reconnaissent n'importe quel antigène.

Correction
Réponse.

A

Les cellules mémoire (lymphocytes B et T) sont issues de la première rencontre avec un antigène et persistent de nombreuses années : elles sont plus nombreuses que les lymphocytes naïfs de départ et déjà sensibilisées. C'est ce stock qui rend la réponse secondaire plus rapide et plus intense que la primaire. La réponse D est fausse : la mémoire est spécifique d'un antigène donné, jamais universelle. Mémo : les cellules mémoire montent la garde, longtemps, contre un ennemi précis.

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20Découvrir

Combien de versants complémentaires compte l'immunité adaptative ?

Correction
Réponse.

2

L'immunité adaptative a deux versants complémentaires : la réponse à médiation humorale (les plasmocytes sécrètent des anticorps contre les antigènes circulant dans les liquides) et la réponse à médiation cellulaire (les LT8 détruisent les cellules infectées). Le LT4 auxiliaire est le pivot des deux. Si tu as répondu 1, tu as oublié qu'un anticorps ne peut rien contre un virus déjà caché dans une cellule : il faut alors la réponse cellulaire. Mémo : humoral pour les liquides, cellulaire pour les cellules infectées.

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Comprendre20 exercices

01Comprendre

Pourquoi la zone autour de l'écharde de Yasmine devient-elle à la fois rouge et gonflée ?

  • A

    La rougeur vient des anticorps et le gonflement des LT8

  • B

    La rougeur et le gonflement viennent tous deux de la multiplication des bactéries

  • C

    La rougeur vient de la fièvre et le gonflement de la cicatrisation

  • D

    La rougeur vient de l'afflux de sang (vasodilatation) et le gonflement du plasma qui sort des vaisseaux perméables

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02Comprendre

Un virus est déjà entré à l'intérieur d'une cellule de l'organisme. Quelle réponse immunitaire est capable de l'éliminer, et pourquoi ?

  • A

    La réponse humorale, car les anticorps pénètrent dans les cellules infectées

  • B

    La réponse cellulaire, car les LT8 détruisent la cellule infectée elle-même

  • C

    La réponse humorale, car les plasmocytes entrent dans la cellule

  • D

    Aucune : un virus intracellulaire est toujours hors de portée du système immunitaire

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04Comprendre

Le VIH infecte et détruit spécifiquement les lymphocytes T auxiliaires (LT4). Pourquoi cela effondre-t-il l'ensemble de l'immunité adaptative ?

  • A

    Parce que les interleukines des LT4 stimulent à la fois les LB et les LT8 : sans eux, aucune des deux réponses ne se développe

  • B

    Parce que les LT4 sont les seules cellules qui détruisent les microbes

  • C

    Parce que les LT4 fabriquent tous les anticorps de l'organisme

  • D

    Parce que les LT4 forment la barrière de la peau

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05Comprendre

Selon le principe de la sélection clonale, que se passe-t-il à l'arrivée d'un nouvel antigène ?

  • A

    L'organisme fabrique sur mesure un lymphocyte adapté à cet antigène

  • B

    L'antigène sélectionne, parmi des clones préexistants, celui dont le récepteur lui est complémentaire

  • C

    Tous les lymphocytes de l'organisme s'activent en même temps

  • D

    L'antigène modifie l'ADN d'un lymphocyte pour le rendre compatible

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08Comprendre

Un nourrisson trop jeune pour être vacciné vit dans une population où presque tout le monde est vacciné. Pourquoi est-il malgré tout protégé ?

  • A

    Parce que les vaccins des autres lui sont transmis par l'air

  • B

    Parce qu'il possède déjà des cellules mémoire à la naissance

  • C

    Par l'immunité collective : le pathogène ne trouve plus assez d'hôtes pour circuler, donc il ne l'atteint pas

  • D

    Parce que son immunité innée suffit à le protéger de toute maladie

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09Comprendre

Comment le LT8 effecteur détruit-il une cellule infectée tout en épargnant les cellules saines voisines ?

  • A

    Il diffuse un poison dans tout le tissu, qui ne tue que les cellules malades

  • B

    Il sécrète des anticorps qui se collent à la cellule cible

  • C

    Il avale entièrement la cellule infectée par phagocytose

  • D

    Il libère de la perforine et des granzymes uniquement au contact de la cellule reconnue, déclenchant son apoptose

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16Comprendre

Un anticorps ne « tue » pas le microbe, mais il rend sa destruction plus efficace : c'est l'opsonisation. Par quel mécanisme précis ?

  • A

    La partie constante des anticorps fixés est reconnue par les phagocytes, qui engloutissent alors le complexe immun bien plus facilement.

  • B

    L'anticorps digère lui-même le microbe grâce à ses enzymes.

  • C

    L'anticorps perce la membrane du microbe avec de la perforine.

  • D

    L'anticorps provoque la vasodilatation des vaisseaux autour du microbe.

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19Comprendre

Un virus se cache à l'intérieur d'une cellule, invisible pour les anticorps. Comment le LT8 cytotoxique sait-il alors que cette cellule est infectée et doit être détruite ?

  • A

    La cellule infectée expose à sa surface des fragments du virus, présentés par ses molécules du CMH ; le récepteur T du LT8 reconnaît ce signal anormal.

  • B

    Le LT8 détecte le virus qui flotte librement dans le sang et le suit jusqu'à la cellule.

  • C

    Les anticorps entrent dans la cellule et signalent au LT8 la présence du virus.

  • D

    La cellule infectée sécrète de l'histamine, que le LT8 reconnaît.

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Approfondir20 exercices

01Approfondir

Salma analyse en TP une courbe de la concentration d'anticorps anti-A dans le sang de souris. Une première injection d'antigène A est faite au jour 0, une seconde injection du même antigène A au jour 30. La courbe montre, après le jour 0, un démarrage lent vers un pic modeste puis une décroissance ; après le jour 30, un démarrage très rapide vers un pic beaucoup plus élevé et durable. Identifie les deux réponses et explique, mécanisme à l'appui, pourquoi la seconde diffère de la première.

Concentration d'anticorps anti-A après deux injections Graphique de la concentration d'anticorps anti-A dans le sang de souris en fonction du temps en jours, l'axe vertical étant en unités arbitraires à échelle logarithmique. Une première injection d'antigène A a lieu au jour 0, une seconde injection du même antigène A au jour 30, marquées par deux traits verticaux pointillés. Après le jour 0, une première courbe démarre lentement, monte vers un pic modeste voisin de cent unités puis décroît. Après le jour 30, une seconde courbe démarre très rapidement, monte vers un pic beaucoup plus élevé, de l'ordre de quelques milliers d'unités, et se maintient longtemps en plateau. Anticorps anti-A : deux injections du même antigène 1 10 100 1000 10000 0 10 20 30 40 50 60 temps (jours) [anticorps] (u.a., échelle log) 1re injection (j0) 2e injection, même antigène (j30) pic modeste pic élevé et durable après 1re injection après 2e injection
Courbe de la concentration d'anticorps anti-A en fonction du temps : après la 1re injection au jour 0, démarrage lent vers un pic modeste puis décroissance ; après la 2e injection du même antigène au jour 30, démarrage rapide vers un pic bien plus élevé et durable (échelle log)

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05Approfondir

Amine soutient que « dès qu'une infection devient grave, l'immunité innée s'arrête et l'immunité adaptative prend seule le relais ». Quelle correction est la plus juste ?

  • A

    C'est exact : les deux immunités ne fonctionnent jamais ensemble

  • B

    C'est faux : l'innée seule suffit toujours, l'adaptative ne sert à rien

  • C

    C'est exact, mais seulement chez l'adulte

  • D

    C'est faux : l'innée continue d'agir et coopère avec l'adaptative, qu'elle a d'ailleurs alertée

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06Approfondir

Un test de grossesse ou un test antigénique rapide repose sur des anticorps monoclonaux. Quelle propriété de ces anticorps explique qu'ils détectent une molécule cible précise sans se tromper ?

  • A

    Ils sont issus d'un clone unique, donc strictement identiques et dirigés contre un seul antigène choisi

  • B

    Ils sont produits par des clones variés, donc ils reconnaissent tout

  • C

    Ils changent de cible selon l'échantillon analysé

  • D

    Ils détruisent toutes les molécules qu'ils rencontrent

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09Approfondir

Comment un lymphocyte T cytotoxique (LT8) « sait-il » qu'une cellule de l'organisme est infectée par un virus ?

  • A

    La cellule infectée libère de l'histamine que le LT8 détecte

  • B

    Le LT8 pénètre dans chaque cellule pour vérifier son contenu

  • C

    La cellule infectée expose à sa surface des fragments du virus, présentés par des molécules du CMH, que le récepteur T du LT8 reconnaît

  • D

    Les anticorps signalent la cellule infectée au LT8 en s'y fixant

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11Approfondir

Restitution organisée de connaissances. La réponse immunitaire adaptative n'est jamais l'œuvre d'un seul type de cellule : elle repose sur une coopération étroite entre plusieurs lymphocytes.

Expose, sous forme d'un texte structuré (courte introduction, développement organisé, conclusion), la coopération cellulaire qui se met en place lors de la réponse immunitaire adaptative. Tu montreras le rôle pivot du lymphocyte T auxiliaire (LT4) et tu décriras les deux versants — humoral et cellulaire — de la réponse. Aucune figure n'est attendue.

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12Approfondir

Dans un laboratoire de Rabat, on réalise une expérience historique sur trois lots de souris identiques, exposées à une toxine tétanique mortelle. Le sérum désigne la partie liquide du sang, débarrassée de toutes ses cellules.

Lot Traitement reçu avant l'épreuve Résultat après injection de la toxine
1 Souris préalablement immunisée contre la toxine Survit
2 Souris naïve recevant le sérum (sans cellules) d'une souris immunisée Survit
3 Souris naïve recevant du sérum d'une souris non immunisée Meurt

Analyse ces résultats. Quelle molécule est responsable de la protection ? Dans quel compartiment du sang se trouve-t-elle ? À quelle pratique thérapeutique du chapitre ce transfert correspond-il, et quelle en est la limite ?

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13Approfondir

On suit pendant plusieurs années un patient infecté par le VIH, non traité. Deux grandeurs sont mesurées : le nombre de LT4 par mm³ de sang (normale : environ 1000/mm³) et la charge virale (quantité de virus dans le sang).

Phase Temps approximatif LT4 (/mm³) Charge virale
Primo-infection Semaines 0 à 12 chute puis léger rebond (~800) pic élevé puis baisse
Phase asymptomatique 1 à 8 ans déclin lent : 800 → 350 plateau bas
SIDA déclaré après ~8 ans effondrement : < 200 forte remontée

Décris l'évolution des deux courbes et explique, mécanisme à l'appui, pourquoi l'effondrement des LT4 entraîne l'apparition d'infections opportunistes (le stade SIDA).

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14Approfondir

Pour tester un vaccin contre une bactérie pathogène, un laboratoire de Casablanca constitue trois lots de souris identiques et mesure leur survie.

Lot Jour 0 Jour 30 (épreuve infectieuse) Résultat
A Vacciné (antigène inoffensif) Reçoit la bactérie virulente Survit
B Non vacciné (injection neutre) Reçoit la bactérie virulente Meurt
C Vacciné (antigène inoffensif) Ne reçoit pas la bactérie Survit (en bonne santé)

Explique le rôle de chacun des trois lots. Quel mécanisme immunitaire, mis en place entre le jour 0 et le jour 30, explique la survie du lot A ? En quoi le lot C est-il indispensable à la rigueur de la conclusion ?

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15Approfondir

Sur un graphe, Karim observe qu'après une injection, la concentration d'anticorps anti-A dans le sang atteint un pic élevé dès le lendemain, sans aucun délai, puis décroît régulièrement sans jamais remonter. Il conclut : « Ce pic immédiat est le signe d'une réponse secondaire particulièrement efficace, grâce aux cellules mémoire. » Son interprétation est-elle correcte ?

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

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17Approfondir

Un test de grossesse détecte une seule molécule précise (l'hormone hCG) et rien d'autre, grâce à des anticorps monoclonaux. Quelle propriété de leur mode de production garantit cette spécificité absolue ?

  • A

    Ils sont produits par un clone unique de cellules, toutes issues d'une même cellule et donc génétiquement identiques : elles fabriquent toutes le même anticorps, dirigé contre un seul antigène.

  • B

    Ils sont produits par un mélange de nombreux plasmocytes différents, ce qui multiplie les cibles reconnues.

  • C

    Ils sont produits par les LT8 cytotoxiques, spécialisés dans une cible unique.

  • D

    Ils sont extraits directement du sérum d'un patient guéri, sans sélection.

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18Approfondir

Dans le cadre du Programme National d'Immunisation marocain, la couverture vaccinale contre la rougeole est élevée dans le quartier de Yasmine. Sa petite sœur, trop jeune pour être vaccinée, n'attrape pourtant pas la rougeole. Quelle est l'explication rigoureuse de cette protection ?

  • A

    L'immunité collective : la forte proportion de personnes vaccinées autour d'elle empêche le virus de circuler, si bien qu'il ne l'atteint pas.

  • B

    Le nourrisson est naturellement immunisé contre la rougeole à la naissance et le restera toute sa vie.

  • C

    Les personnes vaccinées transmettent leurs anticorps par contact au nourrisson non vacciné.

  • D

    Le vaccin des autres a éradiqué définitivement le virus de la surface de la Terre.

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19Approfondir

Le seuil d'immunité collective est la proportion minimale de personnes à immuniser pour bloquer la circulation d'un pathogène. Il se calcule à partir du nombre de reproduction de base R0 (nombre moyen de personnes qu'un malade contamine dans une population non protégée) :

seuil=(11R0)×100

Pour un pathogène de R0=5, calcule le pourcentage minimal de la population à vacciner pour atteindre l'immunité collective.

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20Approfondir

Une expérience montre que des souris vaccinées survivent à une épreuve infectieuse, alors que les témoins non vaccinés meurent. Karim en conclut : « L'expérience prouve que le vaccin détruit le pathogène au moment de l'injection, ce qui protège la souris. » Où est la faille logique de son raisonnement, et quelle est la conclusion rigoureuse ?

  • A

    Faille : le vaccin est injecté au jour 0, bien avant l'épreuve, et ne contient pas le pathogène virulent ; il ne « détruit » donc rien. La conclusion rigoureuse : le vaccin a installé une mémoire immunitaire qui permet, lors de l'épreuve, une réponse secondaire rapide neutralisant le pathogène.

  • B

    Aucune faille : le vaccin contient bien des cellules tueuses qui détruisent le pathogène dès l'injection.

  • C

    Faille : le vaccin protège en formant une barrière physique imperméable autour des cellules de la souris.

  • D

    Faille : le vaccin fournit à la souris des anticorps déjà fabriqués, comme une sérothérapie, qui tuent le pathogène immédiatement.

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