60 exercices pour t'entraîner sur Glycémie et diabète en Tᴱ, du QCM à la démonstration. 20 corrigés en détail ci-dessous. Revoir le cours.
✓Exercices relus par un enseignant de SVT · Mis à jour le 22 juin 2026 · Notre démarche
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01Découvrir
Que désigne précisément le mot glycémie ?
A
La quantité de sucre que tu manges dans la journée
B
La concentration de glucose dans l'urine
C
La concentration de glucose dans le sang
D
La vitesse à laquelle le sucre est digéré
Correction
Réponse.
C
La glycémie est la concentration de glucose (le sucre du sang) dans le sang, exprimée en g/L. Si tu as répondu A, tu as confondu l'apport alimentaire avec la concentration sanguine, qui reste régulée quoi que tu manges. Si tu as répondu B, attention : le glucose passe dans l'urine seulement quand la glycémie est très élevée (cas du diabète), mais ce n'est pas la définition. Astuce : « glyc » = sucre, « -émie » = dans le sang (comme dans « anémie », « leucémie »).
Chez une personne en bonne santé, à jeun, autour de quelle valeur (en g/L) la glycémie est-elle maintenue ? Donne le nombre rond habituellement retenu comme valeur de consigne.
Correction
Réponse.
1 g/L
La glycémie d'une personne saine, à jeun, vaut environ 1 g/L (soit environ 5,5 mmol/L). C'est la valeur de consigne autour de laquelle l'organisme la maintient, comme un climatiseur règle une pièce sur une température cible. Si tu as répondu 5,5, tu as donné la valeur en mmol/L, l'autre unité possible — la question demandait des g/L. Retiens ce repère « 1 g/L » : tu t'en serviras pour juger si une glycémie est normale, basse (hypoglycémie) ou trop haute (hyperglycémie).
L'insuline est hypoglycémiante : elle fait baisser la glycémie. C'est même la seule hormone hypoglycémiante du corps humain. Si tu as répondu A, tu l'as confondue avec le glucagon, qui lui est hyperglycémiant. Astuce pour ne plus te tromper : l'insuline fait « rentrer » le sucre dans les cellules et le range en réserve, donc le sucre quitte le sang → la glycémie descend.
Quelles cellules du pancréas sécrètent l'insuline ?
A
Les cellules bêta (β)
B
Les cellules alpha (α)
C
Les cellules du foie
D
Les globules rouges
Correction
Réponse.
A
L'insuline est produite par les cellules bêta (β), les plus nombreuses au centre des îlots de Langerhans du pancréas. Les cellules alpha (α), en périphérie, produisent au contraire le glucagon : c'est le piège de la réponse B. Le foie (réponse C) n'est pas un producteur d'hormone ici, mais l'effecteur qui obéit aux ordres hormonaux. Astuce mémo : β comme « baisse » la glycémie (insuline hypoglycémiante).
Le glucagon est une hormone qui fait monter la glycémie.
A
Vrai
B
Faux
Correction
Réponse.
A
C'est vrai. Le glucagon est hyperglycémiant : sécrété par les cellules α quand la glycémie est basse, il ordonne au foie de libérer du glucose dans le sang, ce qui fait monter la glycémie. Si tu as répondu Faux, tu l'as peut-être confondu avec l'insuline (hypoglycémiante). Astuce : « glucagon » et « augmente » commencent par la même lettre, et il vient des cellules alpha.
Quel organe joue le rôle d'effecteur principal de la régulation de la glycémie, en stockant et en libérant le glucose ?
A
Le pancréas
B
Le foie
C
L'estomac
D
Le cerveau
Correction
Réponse.
B
Le foie est l'effecteur central : sur ordre des hormones, il stocke le glucose en glycogène (sous insuline) ou le libère (sous glucagon). C'est le « réservoir tampon » du glucose sanguin. Si tu as répondu A, attention à ne pas confondre les rôles : le pancréas est le capteur et le système réglant (il détecte et donne les ordres hormonaux), tandis que le foie exécute. Le cerveau, lui, est surtout un gros consommateur de glucose.
Le glucose est le carburant exclusif de certaines cellules, comme les neurones du cerveau.
A
Vrai
B
Faux
Correction
Réponse.
A
C'est vrai. Le glucose est le carburant de toutes tes cellules, et le carburant exclusif de certaines, notamment les neurones du cerveau et les globules rouges. C'est pour cela qu'une glycémie trop basse est dangereuse : privé de glucose, le cerveau s'arrête en quelques minutes. Voilà aussi pourquoi le corps maintient une glycémie minimale même pendant un long jeûne, en déstockant le glycogène du foie.
Sous quelle forme le glucose est-il stocké dans le foie et les muscles ?
A
Sous forme de glucagon
B
Sous forme d'insuline
C
Sous forme de glycogène
D
Sous forme de graisse uniquement
Correction
Réponse.
C
Le glucose est mis en réserve sous forme de glycogène, une grosse molécule formée de nombreux glucoses assemblés, stockée surtout dans le foie et les muscles. Attention à ne pas confondre trois mots voisins : le glycogène est la réserve (réponse C), le glucagon est une hormone (réponse A), et l'insuline est l'autre hormone (réponse B). Astuce : « glycogène » contient « -gène » comme « engendré, fabriqué » — c'est le produit fabriqué et rangé.
C'est la fonction endocrine du pancréas (sécrétion d'hormones dans le sang) qui régule la glycémie.
A
Vrai
B
Faux
Correction
Réponse.
A
C'est vrai. Le pancréas est une glande mixte : sa fonction exocrine fabrique le suc pancréatique déversé dans l'intestin pour la digestion, et sa fonction endocrine sécrète des hormones (insuline, glucagon) directement dans le sang. C'est bien la fonction endocrine, portée par les îlots de Langerhans, qui régule la glycémie. Astuce : « endo » = vers l'intérieur (le sang) ; « exo » = vers l'extérieur (un canal, l'intestin).
À partir de quelle valeur de glycémie à jeun (confirmée à deux reprises) parle-t-on de diabète ?
A
≥ 1,00 g/L
B
≥ 1,10 g/L
C
≥ 2,00 g/L
D
≥ 1,26 g/L
Correction
Réponse.
D
Le diabète est défini par une glycémie à jeun ≥ 1,26 g/L, confirmée à deux reprises. Si tu as répondu A, attention : 1 g/L est la valeur normale, pas un seuil de maladie. La réponse B (1,10 g/L) correspond au début de la zone de prédiabète (entre 1,10 et 1,26 g/L), un signal d'alerte mais pas encore le diabète. Retiens le chiffre clé 1,26 g/L à jeun : c'est le seuil diagnostique officiel.
On retient qu'une glycémie de 1 g/L correspond à environ 5,5 mmol/L. Le laboratoire d'analyses de Rabat rend le résultat de Yasmine en g/L : 1,2 g/L. Convertis cette valeur en mmol/L (facteur : 1 g/L ≈5,5 mmol/L).
Correction
Réponse.
6,6 mmol/L
Pour passer de g/L à mmol/L, tu multiplies par le facteur 5,5 : 1,2×5,5=6,6 mmol/L. Si tu as trouvé environ 0,22, tu as divisé au lieu de multiplier (la division sert dans l'autre sens, de mmol/L vers g/L). Mémo : g/L → mmol/L, on monte l'échelle donc on multiplie par 5,5 ; mmol/L → g/L, on divise. Ce facteur n'a rien d'arbitraire : il vient de la masse molaire du glucose (180 g/mol), soit 1000/180≈5,56 — une conversion que tu manieras rigoureusement en prépa et en médecine.
Quelles cellules des îlots de Langerhans sécrètent le glucagon ?
A
Les cellules alpha (α)
B
Les cellules bêta (β)
C
Les hépatocytes du foie
D
Les globules blancs
Correction
Réponse.
A
Le glucagon est sécrété par les cellules α des îlots de Langerhans ; les cellules β, elles, sécrètent l'insuline. Si tu as répondu B, tu as inversé les deux types cellulaires — l'erreur la plus fréquente du chapitre. Mémo : « glucagon, cellules alpha, augmente la glycémie » — trois « a » qui vont ensemble. Tout le reste (insuline, cellules β, baisse de la glycémie) forme l'autre camp.
Comment nomme-t-on les amas de cellules endocrines disséminés dans le pancréas, qui sécrètent l'insuline et le glucagon ?
A
Les îlots de Langerhans
B
Les alvéoles pulmonaires
C
Les néphrons
D
Les villosités intestinales
Correction
Réponse.
A
Ce sont les îlots de Langerhans, du nom de leur découvreur : de petits amas de cellules endocrines dispersés « comme des îles » au milieu du tissu exocrine du pancréas. Les autres propositions désignent des structures d'autres organes (poumon, rein, intestin). Retiens qu'ils portent toute la fonction endocrine du pancréas : cellules β (insuline) et cellules α (glucagon). C'est là, et nulle part ailleurs dans l'organe, que se décide la régulation de la glycémie.
Un laboratoire rend la glycémie d'Amine directement en millimoles par litre : 11 mmol/L. Convertis cette valeur en g/L (facteur : 1 g/L ≈5,5 mmol/L).
Correction
Réponse.
2 g/L
Pour passer de mmol/L à g/L, tu fais l'opération inverse de la conversion directe : tu divises par 5,5. Ici 11÷5,5=2 g/L. Si tu as trouvé 60,5, tu as multiplié au lieu de diviser. Mémo : mmol/L → g/L, on divise par 5,5 ; g/L → mmol/L, on multiplie. Une glycémie de 2 g/L à jeun est très au-dessus du seuil de diabète (1,26 g/L) : sais reconnaître qu'un résultat exprimé en mmol/L décrit la même réalité clinique qu'un résultat en g/L.
La glycémie est un paramètre homéostatique : elle est maintenue autour d'une valeur de consigne stable malgré les variations de l'environnement (repas, jeûne, effort).
A
Vrai
B
Faux
Correction
Réponse.
A
C'est vrai, et c'est la définition même de l'homéostasie : le maintien d'un paramètre du milieu intérieur autour d'une valeur de consigne stable. La glycémie en est l'exemple le plus étudié, mais pas le seul — la température corporelle (≈37 °C), le pH du sang ou la pression artérielle obéissent à la même logique. Mémo : « homéo » = semblable, « stasis » = maintien ; l'organisme se tient constant, comme un climatiseur de Marrakech réglé sur une consigne.
Comment nomme-t-on la fabrication de glycogène à partir du glucose, stimulée par l'insuline lorsque la glycémie est élevée ?
A
La glycogénogenèse
B
La glycogénolyse
C
La glycolyse
D
La protéolyse
Correction
Réponse.
A
La glycogéno-genèse est la genèse (fabrication) du glycogène : on construit la réserve, sous l'action de l'insuline, quand il y a trop de glucose. Si tu as répondu B, tu as choisi le processus inverse : la glycogéno-lysecasse le glycogène (sous glucagon). Mémo : « -genèse » = naissance, on construit ; « -lyse » = rupture, on démolit. Ne confonds pas non plus avec la glycolyse (dégradation du glucose lui-même pour produire de l'énergie), qui est une tout autre voie.
Une destruction auto-immune des cellules β, entraînant une carence en insuline
B
Une résistance des cellules cibles à l'insuline
C
Une sécrétion excessive de glucagon par les cellules α
D
Un manque de glucose dans l'alimentation
Correction
Réponse.
A
Dans le diabète de type 1, le système immunitaire se trompe de cible et détruit les cellules β du pancréas : c'est une maladie auto-immune (« auto » = soi-même). Résultat, le corps ne produit plus d'insuline — une carence — et la glycémie s'envole. Si tu as répondu B, tu as décrit le diabète de type 2 (l'insulinorésistance), qui est une cause totalement différente. Retiens ce contraste : type 1 = carence (plus d'insuline) ; type 2 = résistance (insuline présente mais mal écoutée). Deux mécanismes opposés, donc deux traitements distincts.
En fin de journée de jeûne, Yasmine se sent faible ; on mesure sa glycémie : 0,8 g/L. Convertis cette valeur en mmol/L (facteur : 1 g/L ≈5,5 mmol/L).
Correction
Réponse.
4,4 mmol/L
Tu multiplies par 5,5 pour passer de g/L à mmol/L : 0,8×5,5=4,4 mmol/L. Une valeur inférieure à la consigne de 5,5 mmol/L (soit 1 g/L) traduit une glycémie basse : c'est le signal qui déclenche la sécrétion de glucagon par les cellules α. Si tu as trouvé environ 0,15, tu as divisé au lieu de multiplier. Astuce de contrôle : 0,8 g/L est un peu en dessous de 1 g/L, donc le résultat en mmol/L doit être un peu en dessous de 5,5 — ce qui est cohérent avec 4,4.
Le pancréas est une glande mixte : il assure à la fois une sécrétion exocrine (le suc digestif déversé dans l'intestin) et une sécrétion endocrine (des hormones déversées dans le sang).
A
Vrai
B
Faux
Correction
Réponse.
A
C'est vrai. Une glande exocrine déverse sa production dans un canal vers une cavité (ici l'intestin, pour la digestion) ; une glande endocrine déverse ses hormones directement dans le sang. Le pancréas fait les deux, d'où « mixte ». Attention au piège : seule la fonction endocrine (les îlots de Langerhans) régule la glycémie. Réduire le pancréas à ses hormones, c'est oublier la moitié de l'organe ; l'oublier comme glande mixte, c'est se tromper à une question classique du bac.
On parle de prédiabète pour une glycémie à jeun comprise entre 1,10 g/L et 1,26 g/L. Quelle est la largeur de cette fourchette, en g/L ?
Correction
Réponse.
0,16 g/L
Tu soustrais la borne basse de la borne haute : 1,26−1,10=0,16 g/L. Fais bien l'alignement des décimales : 1,26−1,10, et non 1,26−1,1 traité comme 1,25. Cette fourchette étroite est une zone d'alerte : la personne n'est pas encore diabétique (seuil ≥1,26 g/L), mais sa régulation commence à se dégrader. C'est justement dans cette fenêtre que la prévention (activité physique, alimentation) est la plus efficace pour éviter le basculement vers le diabète de type 2.
Yasmine vient de boire un grand verre de jus d'orange. Sa glycémie monte au-dessus de 1 g/L. Quelle hormone ses cellules pancréatiques vont-elles sécréter, et avec quel effet ?
Pendant le jeûne du ramadan, la glycémie de Yasmine tend à baisser. Son foie déstocke alors ses réserves. De quel processus s'agit-il, et sous quelle hormone ?
Sur sa courbe d'HGPO, Amine lit un pic de glycémie à 30 minutes. Sa glycémie de départ était de 1,0 g/L et elle a augmenté de 0,4 g/L au moment du pic. Quelle est la valeur de la glycémie au pic, en g/L ?
La grand-mère de Yasmine a une glycémie à jeun de 1,32 g/L. Le seuil de diabète est de 1,26 g/L. De combien de g/L sa glycémie dépasse-t-elle ce seuil ?
À Casablanca, Karim révise pour le bac et résume la régulation à Yasmine : « C'est simple : après un repas la glycémie monte, donc le pancréas sécrète du glucagon pour la faire redescendre. » A-t-il raison ?
A
Oui, le glucagon est bien l'hormone qui fait redescendre la glycémie après un repas
B
Non : après un repas c'est l'insuline qui est sécrétée pour faire redescendre la glycémie
C
Non : après un repas c'est bien le glucagon, mais il fait monter la glycémie
D
Oui, mais seulement si le repas est riche en graisses
Pendant le jeûne du ramadan, la glycémie de Salma baisse en fin de journée et son foie libère du glucose dans le sang. Amine commente : « Donc son foie fait de la glycogénogenèse, sous l'action de l'insuline. » Où est l'erreur ?
A
Aucune erreur : déstocker du glucose, c'est la glycogénogenèse sous insuline
B
Le processus est bon (glycogénogenèse), mais l'hormone est le glucagon, pas l'insuline
C
Le processus est la glycogénolyse et l'hormone est le glucagon
D
Le processus est la glycogénolyse, mais l'hormone reste l'insuline
Yasmine prépare sa fiche de révision et écrit : « Le pancréas est un organe purement endocrine : toute sa production part directement dans le sang. » Son affirmation est-elle correcte ?
À Rabat, Amine explique à sa sœur : « Le foie, c'est le vrai chef d'orchestre : c'est lui qui mesure la glycémie, qui décide s'il faut stocker ou libérer, et qui exécute. Il fait tout. » A-t-il raison ?
A
Oui, le foie détecte l'écart, décide et exécute la correction
B
Non : le foie n'est qu'un effecteur, ce sont les cellules du pancréas qui détectent et décident
C
Non : c'est le foie qui détecte et décide, mais l'exécution revient au pancréas
D
Oui, mais uniquement pour le stockage, pas pour la libération
Après une grosse pâtisserie au miel, Salma mesure sa glycémie une heure plus tard : 1,55 g/L. Elle s'alarme : « C'est au-dessus de 1,26 g/L, je suis donc diabétique. » Son raisonnement est-il correct ?
Le laboratoire rend la glycémie à jeun d'un patient de Casablanca : 1,8 g/L. Sachant que la valeur de consigne normale est de 5,5 mmol/L (soit 1 g/L), procède en deux temps : (a) convertis 1,8 g/L en mmol/L (1 g/L ≈5,5 mmol/L) ; (b) de combien de mmol/L cette glycémie dépasse-t-elle la consigne de 5,5 mmol/L ? Donne cet écart.
En révisant à Casablanca, Karim écrit sur sa fiche : « Ce sont les cellules α qui fabriquent l'insuline, et les cellules β qui fabriquent le glucagon. » A-t-il raison ?
A
Oui, c'est exactement cela
B
Non : ce sont les cellules β qui sécrètent l'insuline, et les cellules α le glucagon
C
Non : les deux hormones sont fabriquées par les mêmes cellules
D
Non : l'insuline est fabriquée par le foie, pas par le pancréas
Salma prépare sa fiche et écrit : « Le diabète de type 2 est une maladie auto-immune dans laquelle le corps détruit ses propres cellules β. » Son affirmation est-elle correcte ?
Chez une personne saine, la glycémie passe de 1,0 g/L à jeun à 1,6 g/L au pic, après un repas. Procède en deux temps : (a) de combien de g/L la glycémie a-t-elle augmenté ? (b) exprime cette hausse en mmol/L (1 g/L ≈5,5 mmol/L).
Salma, en stage dans un laboratoire à Rabat, doit interpréter l'HGPO d'un patient (75 g de glucose à jeun, glycémie mesurée toutes les 30 minutes).
Temps (min)
0
30
60
90
120
Glycémie (g/L)
1,40
2,35
2,60
2,50
2,30
Courbe HGPO du patient : glycémie en fonction du temps, partant de 1,40 g/L, pic à 2,60 g/L à 60 min, restant à 2,30 g/L à 120 min ; seuils 1,26 g/L (diabète à jeun) et 1,10 g/L (retour sain à 2 h) en pointillés
En trois temps, justifie si ce patient est diabétique : (1) que dit la valeur à jeun ? (2) que dit l'allure de la montée ? (3) que dit la valeur à 120 min ?
Karim affirme : « Le diabète de type 1 et le diabète de type 2, c'est la même maladie ; la seule différence, c'est que le type 2 est plus grave. Et de toute façon, dans les deux cas, il suffit d'injecter de l'insuline. » Discute son affirmation : a-t-il raison sur la cause, sur la gravité, sur le traitement ?
Pendant le jeûne du ramadan, Yasmine mesure sa glycémie au début du jeûne : 0,95 g/L. En fin de journée, avant la rupture, elle lit 0,70 g/L. De combien sa glycémie a-t-elle baissé, en g/L ? Donne la valeur absolue de la variation.
Chez un patient atteint de diabète de type 2, on mesure une insuline sanguine normale, voire élevée, mais une glycémie qui reste haute. Quel élément du système est défaillant ?
A
Les cellules β du pancréas, qui ne produisent plus d'insuline
B
Le sang, qui ne transporte plus les hormones
C
Les récepteurs à l'insuline des cellules cibles, qui répondent mal
D
Le glucagon, qui est sécrété en trop grande quantité
Le fait que l'insuline soit la seule hormone hypoglycémiante du corps explique pourquoi tout diabète se traduit par une hyperglycémie (et jamais par une hypoglycémie chronique).
Le diabète de type 2 progresse rapidement au Maroc avec l'urbanisation. Parmi ces propositions, laquelle décrit correctement pourquoi ce diabète est en grande partie évitable ?
A
Il est purement génétique, donc on ne peut rien y faire
B
Il est dû à une infection que l'on peut vacciner
C
Il est causé uniquement par l'âge, qu'on ne peut pas modifier
D
Il est lié à des facteurs de mode de vie (surpoids, sédentarité, alimentation) sur lesquels on peut agir
On estime qu'un adulte possède environ 5 litres de sang. Si sa glycémie est maintenue à la valeur de consigne de 1 g/L, quelle masse totale de glucose (en grammes) circule à un instant donné dans l'ensemble de son sang ?
Restitution organisée de connaissances. Chez une personne en bonne santé, la glycémie reste maintenue autour de 1 g/L, qu'elle vienne de manger ou qu'elle jeûne depuis des heures.
Expose, sous forme d'un texte structuré (courte introduction, développement organisé, conclusion), le mécanisme de régulation de la glycémie par rétroaction négative. Tu traiteras explicitement les deux situations — une hausse et une baisse de la glycémie — et tu nommeras, pour chacune, le capteur, l'hormone, l'effecteur et son action. Aucune figure n'est attendue.
Dans un laboratoire de physiologie, on reconstitue une expérience historique sur le rôle du pancréas chez le chien. On mesure la glycémie à jeun dans trois conditions successives.
Condition
Glycémie à jeun (g/L)
Observation clinique
Chien témoin (pancréas intact)
1,0
normale
Après ablation totale du pancréas
3,8
forte hyperglycémie, glucose dans l'urine
Chien opéré + injection quotidienne d'un extrait de pancréas
1,1
glycémie quasi normalisée
Analyse ce document en trois temps : (1) que démontre l'ablation du pancréas ? (2) que démontre l'injection de l'extrait ? (3) déduis-en la nature et le rôle de la substance en jeu, et le lien avec le traitement du diabète de type 1.
Salma, en stage au laboratoire de Rabat, dispose des résultats de trois personnes, deux heures après un repas identique. Pour chacune, on a mesuré la glycémie et l'insulinémie (taux d'insuline dans le sang).
Sujet
Glycémie 2 h après le repas (g/L)
Insulinémie
Sujet A
1,0
normale, adaptée
Sujet B
2,4
quasi nulle
Sujet C
2,3
très élevée
Attribue à chaque sujet l'état correspondant — personne saine, diabète de type 1, diabète de type 2 — en justifiant systématiquement par le croisement de la glycémie et de l'insulinémie.
Pour tester le rôle du foie, on isole un foie et on le maintient vivant dans un montage de perfusion : un liquide circule à travers lui, et l'on mesure le glucose de ce liquide selon la substance qu'on y ajoute. Le foie est ainsi coupé de tout système nerveux et de tout pancréas.
Substance ajoutée au liquide de perfusion
Évolution du glucose du liquide
Aucune (témoin)
stable
Insuline
le foie capte le glucose (le taux baisse)
Glucagon
le foie libère du glucose (le taux monte)
Analyse ce document : (1) pourquoi avoir isolé le foie du reste de l'organisme ? (2) qu'apporte chacune des deux hormones ? (3) conclus sur le statut du foie dans la régulation et sur son mode de commande.
Le foie stocke environ 100 g de glycogène. Au repos, le cerveau consomme du glucose au rythme d'environ 5 g par heure. En supposant que la glycogénolyse hépatique soit la seule source de glucose, pendant combien d'heures cette réserve pourrait-elle, à elle seule, couvrir la consommation du cerveau ?
Sous l'action de l'insuline, la glycémie d'un sujet passe de 2,5 g/L à 1,0 g/L en 90 minutes. Calcule la vitesse moyenne de baisse de la glycémie, exprimée en g/L par heure.
Karim affirme, en révisant l'HGPO : « Chez un diabétique, la glycémie ne redescend jamais du tout après le pic ; c'est même ce qui définit la maladie. » Où est la faille de son raisonnement ?
A
Aucune faille : c'est exactement la définition de l'HGPO chez un diabétique
B
La glycémie d'un diabétique peut redescendre un peu ; le critère n'est pas l'absence totale de baisse, mais le fait qu'elle reste au-dessus du seuil deux heures après l'ingestion
C
La faille est que, chez un diabétique, la glycémie ne monte pas du tout après l'ingestion
D
La faille est que l'HGPO ne concerne que le diabète de type 1
Un diabétique de type 1 doit s'injecter l'insuline (voie sous-cutanée) et ne peut pas simplement l'avaler sous forme de comprimé. Quelle est la raison la plus juste ?
A
L'insuline est une protéine : avalée, elle serait digérée (dégradée en acides aminés) dans l'estomac et l'intestin avant de pouvoir agir
B
L'insuline ne se dissout pas dans l'eau et resterait bloquée dans l'estomac
C
L'estomac fabrique déjà sa propre insuline, un comprimé serait donc inutile
D
L'insuline n'agit que localement, sur la paroi de l'estomac
Pendant le jeûne du ramadan, Yasmine reste environ 15 h sans manger. Son foie contient une réserve d'environ 90 g de glycogène. Son organisme consomme du glucose au rythme moyen de 7 g par heure. La réserve hépatique de glycogène suffit-elle, à elle seule, à couvrir tout le jeûne ? Si non, calcule la masse de glucose manquante.