SVT · Tᴱ

Génétique et évolution — exercices corrigés

60 exercices pour t'entraîner sur Génétique et évolution en Tᴱ, du QCM à la démonstration. 20 corrigés en détail ci-dessous. Revoir le cours.

Découvrir20 exercices

01Découvrir

À partir d'une cellule mère diploïde, combien de cellules filles la méiose produit-elle, et de quelle ploïdie ?

  • A

    2 cellules diploïdes (2n)

  • B

    4 cellules haploïdes (n)

  • C

    4 cellules diploïdes (2n)

  • D

    2 cellules haploïdes (n)

Correction
Réponse.

B

La méiose enchaîne deux divisions précédées d'une seule réplication : une cellule mère 2n donne donc 4 gamètes n. Si tu as répondu A, tu as décrit une mitose (1 cellule → 2 cellules identiques). Si tu as répondu D, tu n'as compté qu'une seule des deux divisions. Astuce mémo : « une copie, deux coupes, quatre gamètes ».

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02Découvrir

Que sépare-t-on lors de l'anaphase I de la méiose ?

  • A

    Les chromatides sœurs

  • B

    Les nucléotides de l'ADN

  • C

    Les chromosomes homologues

  • D

    Les deux cellules filles

Correction
Réponse.

C

L'anaphase I est la division réductionnelle : elle sépare les chromosomes homologues (un paternel, un maternel), ce qui fait passer la cellule de 2n à n. Si tu as répondu A, tu as décrit l'anaphase II, qui sépare les chromatides sœurs sans changer la ploïdie. Retiens : en I on sépare les paires (homologues), en II on sépare les chromatides.

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03Découvrir

Au cours de la méiose, l'ADN est répliqué une seule fois, avant la méiose I.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est exact : il n'y a qu'une seule réplication de l'ADN, en interphase, avant la méiose I. La méiose II enchaîne sans nouvelle copie de l'ADN — c'est précisément pour cela que le bilan donne 4 cellules à n chromosomes, et non 4 cellules à 2n. Si tu as répondu Faux, tu as sans doute cru qu'une division s'accompagne forcément d'une réplication : faux pour la méiose II.

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04Découvrir

À quel moment de la méiose se produit le crossing-over (brassage intrachromosomique) ?

  • A

    En anaphase I

  • B

    En métaphase II

  • C

    En anaphase II

  • D

    En prophase I

Correction
Réponse.

D

Le crossing-over a lieu en prophase I, quand les chromosomes homologues sont étroitement appariés en bivalents : c'est là que les chromatides peuvent échanger des fragments. Si tu as répondu A, tu as confondu avec le brassage interchromosomique, qui se joue lui à l'orientation aléatoire des paires en métaphase/anaphase I. Mémo : crossing-over = prophase I, car il faut d'abord que les homologues se rapprochent.

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05Découvrir

Une cellule humaine ordinaire contient 46 chromosomes (2n = 46). Combien de chromosomes contient un gamète humain (n) ?

Correction
Réponse.

23 chromosomes.

Un gamète est haploïde (n) : il ne contient plus qu'un seul chromosome de chaque paire, soit 462=23 chromosomes. Si tu as répondu 46, tu as oublié que la méiose divise par deux le stock chromosomique avant la fécondation, sinon le nombre doublerait à chaque génération. Mémo : 2n = 46 dans le corps, n = 23 dans les gamètes.

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06Découvrir

Quel est le rôle de la fécondation vis-à-vis de la ploïdie ?

  • A

    Elle restaure l'état diploïde (2n) dans la cellule-œuf

  • B

    Elle divise par deux le nombre de chromosomes

  • C

    Elle maintient l'état haploïde (n)

  • D

    Elle multiplie par quatre le nombre de chromosomes

Correction
Réponse.

A

La fécondation réunit deux gamètes haploïdes (n + n) pour donner une cellule-œuf diploïde (2n) : elle restaure la diploïdie que la méiose avait réduite. Si tu as répondu B, tu as décrit la méiose, qui fait l'inverse. Méiose et fécondation forment un cycle : la méiose réduit (2n → n), la fécondation rétablit (n + n → 2n).

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07Découvrir

La sélection naturelle crée les allèles avantageux dont une population a besoin pour s'adapter à son environnement.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

B

C'est faux : la sélection naturelle ne crée rien, elle trie. La diversité préexiste (mutations, brassages de la méiose) ; l'environnement favorise simplement, parmi des allèles déjà présents par hasard, ceux qui confèrent un avantage. Si tu as répondu Vrai, tu es tombé dans le piège lamarckien : ce n'est pas le besoin qui fait apparaître l'allèle. Mémo : la sélection trie un menu existant, elle ne le cuisine pas.

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08Découvrir

Qu'est-ce qui évolue au sens biologique du terme ?

  • A

    Un individu, au cours de sa vie

  • B

    Une population, par modification des fréquences alléliques

  • C

    Un organe, par l'usage répété

  • D

    Un gamète, lors de la méiose

Correction
Réponse.

B

L'évolution est un phénomène de population : c'est la modification des fréquences des allèles au fil des générations. Si tu as répondu A, tu as commis l'erreur classique : un individu naît, vit et meurt avec son patrimoine génétique, il n'évolue pas. Mémo : l'individu est trié, c'est la population qui évolue.

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09Découvrir

L'effet de la dérive génétique est d'autant plus fort que la population est petite.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est exact : la dérive génétique est la modification aléatoire des fréquences alléliques due au hasard de l'échantillonnage des reproducteurs. Dans une petite population, ce hasard pèse lourd — quelques individus suffisent à faire disparaître ou répandre un allèle. Dans une grande population, les écarts aléatoires se compensent. Si tu as répondu Faux, tu as inversé la dépendance à la taille. Mémo : petite population = grand hasard.

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10Découvrir

Selon la définition biologique de l'espèce, deux individus appartiennent à la même espèce s'ils peuvent :

  • A

    Se ressembler physiquement

  • B

    Vivre dans le même milieu

  • C

    Se reproduire entre eux et donner une descendance fertile

  • D

    Avoir le même nombre de chromosomes

Correction
Réponse.

C

Le critère décisif est l'interfécondité : appartiennent à la même espèce les individus qui peuvent se reproduire entre eux et donner une descendance fertile, tout en étant isolés des autres groupes. Si tu as répondu A, méfie-toi : des individus très ressemblants peuvent être d'espèces différentes, et inversement. Le mot-clé est « descendance fertile » : le mulet (cheval × âne) est stérile, donc cheval et âne sont bien deux espèces distinctes.

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11Découvrir

Une espèce possède une garniture chromosomique 2n=8. En ne tenant compte que du brassage interchromosomique, combien de types de gamètes génétiquement différents un individu peut-il produire ?

Correction
Réponse.

16 types de gamètes.

Le brassage interchromosomique donne 2n combinaisons, où n est le nombre de paires de chromosomes. Ici 2n=8, donc n=4 paires, et 24=16. Si tu as répondu 8, tu as utilisé 2n au lieu de n dans l'exposant (piège classique : la formule est 2n, pas 22n). Si tu as répondu 4, tu as confondu le nombre de paires avec le nombre de combinaisons. Mémo : compte d'abord les paires (n=2n2), puis élève 2 à cette puissance.

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12Découvrir

Dans une population, un gène possède deux allèles A et a. La fréquence de l'allèle A vaut p=0,8. Quelle est la fréquence q de l'allèle a ?

Correction
Réponse.

0,2.

Tout allèle de ce gène est soit A, soit a : les deux fréquences couvrent la totalité des cas, donc p+q=1. On en déduit q=10,8=0,2. Si tu as répondu 0,8, tu as recopié p sans le compléter à 1. Mémo : dès qu'un gène n'a que deux allèles, connaître l'une des deux fréquences donne l'autre par simple différence à 1. Cette relation est la porte d'entrée de tous les calculs de Hardy-Weinberg.

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13Découvrir

Dans une population à l'équilibre de Hardy-Weinberg, la fréquence de l'allèle récessif a vaut q=0,2. Quelle est la fréquence attendue des individus homozygotes récessifs aa ?

Correction
Réponse.

0,04.

À l'équilibre, la fréquence des homozygotes aa est le terme q2 du développement de (p+q)2 : q2=0,22=0,04, soit 4 % de la population. Si tu as répondu 0,2, tu as recopié la fréquence allélique au lieu de la fréquence génotypique — deux niveaux distincts. Si tu as répondu 0,4, tu as multiplié par 2 au lieu d'élever au carré. Mémo : un génotype homozygote, c'est le même allèle reçu des deux parents, donc une fréquence au carré.

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14Découvrir

Une cellule de garniture 2n=6 entre en méiose. Combien de bivalents (paires d'homologues appariés) observe-t-on en prophase I ?

Correction
Réponse.

3 bivalents.

Un bivalent est une paire de chromosomes homologues appariés en prophase I. Avec 2n=6, il y a n=3 paires, donc 3 bivalents. Si tu as répondu 6, tu as compté les chromosomes individuels et non les paires. Attention : chaque bivalent contient 2 chromosomes homologues, soit 4 chromatides — mais on en dénombre bien 3. Mémo : le nombre de bivalents en prophase I est toujours n=2n2.

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15Découvrir

Comment qualifie-t-on la méiose II, et que sépare-t-elle ?

  • A

    Réductionnelle ; elle sépare les chromosomes homologues (2n → n)

  • B

    Équationnelle ; elle sépare les chromatides sœurs (n → n)

  • C

    Réplicative ; elle copie une nouvelle fois l'ADN

  • D

    Équationnelle ; elle sépare les chromosomes homologues (2n → n)

Correction
Réponse.

B

La méiose II est équationnelle : comme une mitose appliquée à une cellule haploïde, elle sépare les chromatides sœurs sans changer la ploïdie (n reste n). Si tu as répondu A, tu as décrit la méiose I, la division réductionnelle qui sépare les homologues et fait passer de 2n à n. Si tu as répondu D, tu as bien retenu « équationnelle » mais associé le mauvais objet séparé. Mémo : I sépare les paires (réductionnelle), II sépare les chromatides (équationnelle).

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16Découvrir

Un crossing-over entre deux gènes liés lors de la prophase I aboutit à la formation de :

  • A

    chromatides recombinées, portant un mélange d'allèles paternels et maternels

  • B

    une trisomie sur le chromosome concerné

  • C

    une nouvelle réplication de l'ADN

  • D

    deux cellules diploïdes identiques

Correction
Réponse.

A

Le crossing-over échange des fragments entre chromatides d'homologues appariés : il en résulte des chromatides recombinées, portant un mélange d'allèles d'origine paternelle et maternelle qui n'existait chez aucun parent. Ce sont elles qui donneront les gamètes recombinés. Si tu as répondu B, tu as confondu avec une non-disjonction (anomalie de répartition), tout autre mécanisme. Mémo : crossing-over = échange de fragments = recombinaison des allèles d'un même chromosome.

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17Découvrir

Un individu atteint de trisomie 21 possède trois exemplaires du chromosome 21 au lieu de deux. Combien de chromosomes son caryotype contient-il au total ?

Correction
Réponse.

47 chromosomes.

Le caryotype humain normal compte 46 chromosomes (23 paires). La trisomie 21 ajoute un chromosome 21 surnuméraire : 46+1=47 chromosomes. Elle résulte d'une non-disjonction du chromosome 21 lors de la méiose d'un parent. Si tu as répondu 46, tu as oublié le chromosome en trop ; si tu as répondu 48, tu as ajouté une paire entière au lieu d'un seul chromosome. Mémo : « tri- » = trois exemplaires d'un chromosome, soit un chromosome de plus que la normale.

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18Découvrir

Parmi les cinq conditions de l'équilibre de Hardy-Weinberg figure la panmixie. Que désigne-t-elle ?

  • A

    La population est de très grand effectif

  • B

    Les croisements se font au hasard, sans choix du partenaire

  • C

    Il n'y a aucune mutation nouvelle

  • D

    Il n'y a ni entrée ni sortie d'individus

Correction
Réponse.

B

La panmixie désigne des croisements au hasard : chaque individu a la même probabilité de se reproduire avec n'importe quel autre, sans choix du partenaire. C'est cette condition qui autorise à calculer les fréquences génotypiques comme de simples produits de fréquences alléliques (p2, 2pq, q2). Les réponses A, C et D décrivent les autres conditions du modèle (grand effectif, pas de mutation, pas de migration), mais pas la panmixie. Mémo : panmixie = rencontre au hasard des gamètes, condition de l'indépendance des tirages.

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19Découvrir

Les gènes des globines (chaînes de l'hémoglobine et myoglobine) forment une famille multigénique : ils dérivent d'un même gène ancestral, dupliqué puis diversifié par mutations, ce qui explique la ressemblance de leurs séquences.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est exact. Une famille multigénique est un ensemble de gènes issus d'un gène ancestral unique par duplications successives (souvent par crossing-over inégal), puis diversifiés par mutations. La ressemblance persistante de leurs séquences trahit cette origine commune. Les globines en sont l'exemple canonique, comme les gènes des pigments rétiniens de la vision des couleurs. Si tu as répondu Faux, revois l'idée clé : une copie dupliquée est libre de muter sans priver l'organisme de la fonction d'origine, ce qui autorise l'apparition d'une fonction nouvelle. Mémo : duplication + divergence = famille multigénique.

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20Découvrir

Pour un gène à deux allèles A et a de fréquences p et q (avec p+q=1), les fréquences des trois génotypes AA, Aa et aa à l'équilibre de Hardy-Weinberg vérifient toujours p2+2pq+q2=1.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est exact : les fréquences des trois génotypes couvrent la totalité de la population, donc leur somme vaut 1. Et cette somme n'est autre que le développement de (p+q)2=p2+2pq+q2, qui vaut 12=1 puisque p+q=1. Ce n'est donc pas une coïncidence, mais une conséquence algébrique directe. Si tu as répondu Faux, vérifie sur un exemple : p=0,7, q=0,3 donnent 0,49+0,42+0,09=1. Mémo : (p+q)2=1 répartit toute la population entre AA, Aa et aa.

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Comprendre20 exercices

13Comprendre

Karim révise la méiose à Casablanca et tient ce raisonnement : « La méiose, ce sont deux divisions. Or toute division cellulaire est précédée d'une réplication de l'ADN. Donc il y a deux réplications : une avant la méiose I, une avant la méiose II. Le bilan, ce sont donc 4 cellules à 2n chromosomes. » Où est l'erreur de Karim ?

  • A

    Il n'y a pas d'erreur : son raisonnement et son bilan sont corrects.

  • B

    Le nombre de divisions est faux : la méiose ne comporte qu'une seule division.

  • C

    La méiose ne comporte qu'une seule réplication, avant la méiose I ; la méiose II enchaîne sans copier l'ADN, d'où 4 cellules à n.

  • D

    Il y a bien deux réplications, mais le bilan correct est 4 cellules à n chromosomes.

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14Comprendre

Salma prépare une fiche sur les deux brassages de la méiose et écrit : « Le brassage interchromosomique et le brassage intrachromosomique sont deux mécanismes différents, donc ils ont lieu lors de deux divisions différentes. Le crossing-over (intrachromosomique) se produit pendant l'anaphase I, en même temps que la séparation des paires. » A-t-elle raison ?

  • A

    Oui : deux mécanismes distincts impliquent forcément deux divisions distinctes.

  • B

    Non : le crossing-over a lieu en prophase I, et les deux brassages se déroulent tous deux pendant la méiose I.

  • C

    Non : le crossing-over a lieu en prophase II, pas en anaphase I.

  • D

    Oui pour le moment (anaphase I), mais les deux brassages relèvent bien de deux divisions différentes.

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16Comprendre

Amine réalise un test-cross sur deux gènes et compte, sur 1 000 descendants :

Classe phénotypique I II III IV
Effectif (sur 1 000) 412 405 95 88

Il conclut : « J'attendais 250 par classe (1 : 1 : 1 : 1). Comme deux classes sont très inférieures à 250, j'ai forcément raté le comptage de ces deux phénotypes ; je dois recompter. » A-t-il raison ?

  • A

    Oui : un écart aussi net à 1 : 1 : 1 : 1 ne peut venir que d'une erreur de comptage.

  • B

    Non : l'écart, avec deux classes majoritaires et deux minoritaires, est la signature de gènes liés et constitue l'information à exploiter.

  • C

    Non : il aurait dû attendre 500 par classe, donc toutes les classes sont sous-comptées.

  • D

    Oui : pour un test-cross, on attend toujours exactement 1 : 1 : 1 : 1, tout écart est une faute.

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17Comprendre

Karim réalise un test-cross portant sur deux gènes et annonce : « J'ai obtenu 62 % de descendants recombinés et 38 % de parentaux. Ces deux gènes sont donc liés, avec un taux de crossing-over particulièrement élevé. » Où est la faille de son raisonnement ?

  • A

    Aucune faille : un fort taux de crossing-over donne bien une majorité de recombinés.

  • B

    La fréquence de recombinaison ne peut pas dépasser 50 % : des recombinés majoritaires (62 %) sont impossibles ; Karim a interverti les classes parentales et recombinées, ou commis une erreur de comptage.

  • C

    Les recombinés valent toujours exactement 50 %, donc Karim a nécessairement mesuré 50/50.

  • D

    Deux gènes liés ne donnent jamais aucun recombiné.

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Approfondir20 exercices

01Approfondir

Dans la palmeraie de Skoura, Yasmine remarque que des dattiers issus des mêmes parents, plantés côte à côte, donnent des fruits différents : certains plus sucrés, d'autres plus gros, certains plus résistants à la sécheresse. Son cousin lui dit : « C'est forcément à cause de mutations dans leur ADN. » Yasmine doute. Explique-lui d'où vient principalement cette diversité entre individus d'une même fratrie, en nommant les trois mécanismes en jeu.

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02Approfondir

Karim étudie l'amélioration du blé dur dans la plaine du Tadla. Un laboratoire a croisé un parent hétérozygote pour deux gènes — résistance à la rouille (R/r) et hauteur de tige (T/t) — avec un parent homozygote récessif (rr tt). Le dénombrement des 1 000 descendants donne :

Phénotype des descendants Effectif (sur 1 000)
résistant, tige haute 410
sensible, tige courte 405
résistant, tige courte 95
sensible, tige haute 90

Aide Karim à conclure : (a) les deux gènes sont-ils indépendants ou liés ? (b) calcule la fréquence de recombinaison. (c) Que mesure cette fréquence ?

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05Approfondir

Amine observe que, sous les arganiers du sud-ouest marocain, une population d'insectes est devenue majoritairement sombre en quelques générations, alors que les écorces sont sombres et les prédateurs nombreux. Il explique : « Les insectes ont eu besoin de se camoufler, donc leur corps a fabriqué l'allèle sombre pour s'adapter. » Réfute son raisonnement et donne l'explication correcte par la sélection naturelle.

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06Approfondir

Parmi ces affirmations comparant les deux brassages de la méiose, laquelle est exacte ?

  • A

    Le brassage interchromosomique concerne des gènes indépendants, l'intrachromosomique des gènes liés

  • B

    Le brassage interchromosomique se fait par crossing-over en anaphase II

  • C

    Le brassage intrachromosomique concerne des gènes portés par des chromosomes différents

  • D

    Les deux brassages se déroulent lors de la fécondation, entre deux individus

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10Approfondir

Deux populations d'une même espèce d'insectes sont séparées par une chaîne montagneuse de l'Atlas pendant des milliers de générations. Chacune accumule des différences génétiques. Au bout du compte, on constate qu'elles ne peuvent plus se reproduire ensemble. Quel énoncé décrit correctement ce qui s'est passé ?

  • A

    Une seule espèce a évolué ; il s'agit du même groupe, simplement plus diversifié

  • B

    Les insectes ont muté volontairement pour devenir incompatibles

  • C

    Il y a eu spéciation : l'isolement géographique puis la divergence ont conduit à l'isolement reproductif et à deux espèces

  • D

    Il s'agit de dérive génétique, donc d'un phénomène réversible

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11Approfondir

Salma étudie une population d'insectes vivant sous les arganiers du sud-ouest marocain, pour un gène de coloration à deux allèles A et a. À partir des fréquences alléliques mesurées, elle calcule les fréquences génotypiques attendues à l'équilibre de Hardy-Weinberg, puis les compare à celles qu'elle observe sur le terrain :

Fréquences génotypiques AA Aa aa
Attendu (Hardy-Weinberg) 49 % 42 % 9 %
Observé (terrain) 60 % 38 % 2 %

Salma conclut : « Mon comptage est faux, puisque les chiffres ne collent pas à Hardy-Weinberg. » A-t-elle raison ? Interprète cet écart et nomme la force évolutive la plus probable, en expliquant comment la taille de la population orienterait ton diagnostic.

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12Approfondir

Restitution organisée de connaissances. Dans une même fratrie, deux enfants issus des mêmes parents ne sont jamais génétiquement identiques (sauf vrais jumeaux).

Expose, sous forme d'un texte structuré (courte introduction, développement organisé, conclusion), comment la reproduction sexuée produit, à chaque génération, une immense diversité génétique. Tu présenteras successivement les deux brassages de la méiose, puis le rôle de la fécondation, en précisant à chaque étape le moment où le mécanisme se produit. Aucune figure n'est attendue.

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13Approfondir

Dans une grande population marocaine supposée à l'équilibre de Hardy-Weinberg, une maladie autosomique récessive touche 1 individu sur 10 000 (les malades sont homozygotes aa).

  1. Calcule la fréquence q de l'allèle muté a.
  2. Calcule la fréquence des porteurs sains hétérozygotes Aa.
  3. Dans une ville de 500 000 habitants, combien de malades et combien de porteurs sains attend-on ?
  4. Explique pourquoi les porteurs sont bien plus nombreux que les malades, et ce que cela implique pour le conseil génétique.
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15Approfondir

Amine réalise un test-cross portant sur deux gènes chez la drosophile et dénombre, sur 1 000 descendants, quatre classes phénotypiques :

Classe phénotypique I II III IV
Effectif (sur 1 000) 280 270 230 220

Il hésite : ces gènes sont-ils indépendants ou liés ? Identifie les classes parentales et recombinées, calcule la fréquence de recombinaison, conclus, et explique pourquoi la distinction est ici particulièrement délicate.

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17Approfondir

Sur un petit îlot au large d'Essaouira, une population de 30 lézards voit, en une seule génération, la fréquence d'un allèle passer de 0,5 à 0,8. Aucune étude ne met en évidence d'avantage de survie ou de reproduction associé à cet allèle. Karim conclut : « C'est une preuve de sélection naturelle en faveur de cet allèle. » Quelle analyse est la plus rigoureuse ?

  • A

    Karim a raison : toute variation de fréquence allélique est le signe d'une sélection.

  • B

    Il s'agit très probablement de dérive génétique : dans une population de très petit effectif, le hasard de l'échantillonnage des reproducteurs suffit à faire varier fortement les fréquences, sans aucun avantage sélectif.

  • C

    Une variation de fréquence est impossible sans l'apparition d'une mutation nouvelle.

  • D

    La population est trop petite pour pouvoir évoluer.

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18Approfondir

Une espèce de criquet peuple les deux versants du Haut Atlas. Un soulèvement géologique isole durablement les deux populations, qui ne peuvent plus se rencontrer. Des milliers de générations plus tard, des biologistes remettent en contact des individus des deux versants : les accouplements sont possibles, mais les descendants obtenus sont stériles.

Décris les étapes qui ont conduit à cette situation, en mobilisant les forces évolutives en jeu, puis énonce le critère décisif qui permet d'affirmer que deux espèces distinctes sont désormais apparues.

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20Approfondir

Restitution organisée de connaissances. Une population ne cesse d'évoluer : la fréquence de ses allèles se modifie au fil des générations.

Expose, sous forme d'un texte structuré (courte introduction, développement organisé, conclusion), comment la sélection naturelle et la dérive génétique font évoluer les populations, en quoi ces deux forces diffèrent, et comment l'isolement de populations peut aboutir à la spéciation. Tu illustreras d'un exemple. Aucune figure n'est attendue.

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