SVT · Tᴱ

Comportement, mouvement et stress — exercices corrigés

60 exercices pour t'entraîner sur Comportement, mouvement et stress en Tᴱ, du QCM à la démonstration. 20 corrigés en détail ci-dessous. Revoir le cours.

Découvrir20 exercices

01Découvrir

Le réflexe myotatique est la contraction réflexe d'un muscle en réponse à quel événement ?

  • A

    Une décision volontaire du cerveau

  • B

    Une variation de température

  • C

    Une douleur cutanée

  • D

    Son propre étirement

Correction
Réponse.

D

Le réflexe myotatique répond à l'étirement du muscle lui-même : c'est le coup de marteau sous la rotule qui étire le quadriceps, et celui-ci se contracte en retour. Si tu as répondu A, tu confonds avec le mouvement volontaire, qui lui passe par le cortex moteur. Astuce : « myo » = muscle, « tatique » vient de l'étirement (tension) — le muscle réagit à sa propre tension. C'est un comportement inné, involontaire et stéréotypé.

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02Découvrir

Quel est le centre nerveux de l'arc réflexe myotatique ?

  • A

    La moelle épinière

  • B

    Le cerveau

  • C

    Le cervelet

  • D

    Le fuseau neuromusculaire

Correction
Réponse.

A

Le centre nerveux du réflexe myotatique est la moelle épinière : c'est là que le neurone sensitif transmet directement l'information au motoneurone. Si tu as répondu B, tu commets le piège classique « le réflexe passe par le cerveau » : justement, il n'y passe pas, et c'est pour cela qu'il est si rapide. Le fuseau neuromusculaire (réponse D) est le récepteur, pas le centre. Retiens l'ordre de l'arc réflexe : récepteur → neurone sensitif → moelle → motoneurone → muscle.

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03Découvrir

Comment s'appelle le récepteur, logé dans le muscle, qui détecte son étirement et déclenche le réflexe myotatique ?

  • A

    Le tendon rotulien

  • B

    Le fuseau neuromusculaire

  • C

    La plaque motrice

  • D

    Le corpuscule de la peau

Correction
Réponse.

B

Le récepteur du réflexe myotatique est le fuseau neuromusculaire : un capteur situé à l'intérieur du muscle, sensible à son étirement. Si tu as répondu A, tu confonds le récepteur avec le tendon, qui n'est que la structure frappée par le marteau (et qui transmet l'étirement au muscle). Retiens la chaîne : le fuseau détecte l'étirement, puis le neurone sensitif transporte l'information. Récepteur ≠ structure mécanique frappée.

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04Découvrir

Le potentiel d'action correspond à quel phénomène le long de l'axone d'un neurone ?

  • A

    Un déplacement de liquide dans la fibre

  • B

    Le passage d'un courant comme dans un fil de cuivre

  • C

    Une brève inversion de la tension électrique de la membrane

  • D

    La libération d'une hormone dans le sang

Correction
Réponse.

C

Le potentiel d'action est une brève inversion de la tension électrique de la membrane du neurone, qui se propage le long de l'axone. Ce n'est ni un liquide qui se déplace (réponse A), ni un courant de cuivre (réponse B) : c'est une onde membranaire qui dure 1 à 2 ms. Au repos, l'intérieur est négatif (environ −70 mV) ; lors du potentiel d'action, il s'inverse brièvement avant de revenir au repos. C'est l'unité élémentaire du message nerveux.

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05Découvrir

Comment le message franchit-il la fente synaptique entre deux neurones ?

  • A

    Par un saut électrique direct

  • B

    Par contact direct des deux membranes

  • C

    Par diffusion de chaleur

  • D

    Par des molécules messagères, les neurotransmetteurs

Correction
Réponse.

D

À la synapse, le signal électrique ne peut pas franchir la fente : le message change de nature et devient chimique. L'arrivée du potentiel d'action libère des neurotransmetteurs, stockés dans des vésicules, qui traversent la fente et se fixent sur les récepteurs du neurone suivant. Si tu as répondu A ou B, tu tombes dans le piège du contact électrique direct : les deux cellules ne se touchent pas. À la synapse neuro-musculaire, ce neurotransmetteur est l'acétylcholine.

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06Découvrir

Quelle région du cerveau commande les mouvements volontaires ?

  • A

    Le cortex moteur, dans le lobe frontal

  • B

    La moelle épinière

  • C

    Les glandes surrénales

  • D

    Le fuseau neuromusculaire

Correction
Réponse.

A

Les mouvements volontaires sont commandés par le cortex moteur, situé dans le lobe frontal, juste devant le sillon central. Ses neurones envoient leurs axones jusqu'aux motoneurones de la moelle. Si tu as répondu B, attention : la moelle est le centre du réflexe involontaire, pas de la commande volontaire. La commande corticale descend ensuite par la voie pyramidale, qui croise la ligne médiane.

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07Découvrir

Le réflexe myotatique est un comportement volontaire, décidé par le cerveau.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

B

C'est faux : le réflexe myotatique est involontaire, inné et stéréotypé. Il ne fait aucun détour par le cerveau et son centre est la moelle épinière, ce qui le rend très rapide. Le cerveau est seulement informé du réflexe après coup, mais ne le commande pas. Ne confonds pas avec le mouvement volontaire (soulever une charge), qui lui part du cortex moteur.

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08Découvrir

Plus le stimulus est fort, plus l'amplitude d'un potentiel d'action est grande.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

B

C'est faux : selon la loi du tout ou rien, un potentiel d'action a toujours la même amplitude, à condition que le stimulus dépasse le seuil. En dessous du seuil, rien ne se passe ; au-dessus, le potentiel d'action part toujours identique. L'intensité d'un stimulus n'est donc pas codée par l'amplitude, mais par la fréquence des potentiels d'action (leur nombre par seconde). Un stimulus plus fort = des potentiels plus rapprochés, pas plus grands.

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09Découvrir

L'adrénaline est l'hormone de la réaction immédiate au stress.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est vrai : l'adrénaline est l'hormone de la réponse au stress qui agit en quelques secondes. Libérée par les glandes surrénales, elle accélère le rythme cardiaque, dilate les pupilles et libère du glucose : elle prépare le corps à combattre ou fuir. Ne la confonds pas avec le cortisol, qui intervient plus tard (minutes à heures) pour le stress prolongé. Retiens les deux temps : adrénaline d'abord, cortisol ensuite.

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10Découvrir

Au repos, la membrane d'un neurone porte une charge négative à l'intérieur. Quelle est la valeur approximative de ce potentiel de repos, en millivolts (mV) ?

Correction
Réponse.

-70 mV

Le potentiel de repos d'un neurone vaut environ −70 mV : l'intérieur de la cellule est négatif par rapport à l'extérieur. Lorsqu'un stimulus dépasse le seuil, cette tension s'inverse brutalement (l'intérieur devient positif, jusqu'à environ +30 mV) : c'est le potentiel d'action. Pense bien au signe négatif : oublier le « − » est l'erreur la plus fréquente ici. Retiens le repère −70 mV comme l'état de base de tout neurone au calme.

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11Découvrir

Combien d'éléments successifs l'arc réflexe comprend-il, du détecteur du stimulus jusqu'au muscle qui répond ?

Correction
Réponse.

5

L'arc réflexe comporte cinq éléments en série, toujours dans le même ordre : le récepteur (le fuseau neuromusculaire), le neurone sensitif, le centre nerveux (la moelle épinière), le motoneurone, puis l'effecteur (le muscle). Retiens la chaîne comme un trajet à sens unique : récepteur → sensitif → moelle → moteur → muscle. Oublier un maillon — le plus souvent le récepteur ou le centre nerveux — est l'erreur classique. C'est ce circuit court, sans détour par le cerveau, qui rend le réflexe si rapide.

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12Découvrir

Au niveau d'une synapse, qu'est-ce qui sépare l'élément présynaptique de l'élément postsynaptique ?

  • A

    Rien : les deux membranes sont soudées l'une à l'autre

  • B

    Un minuscule espace, la fente synaptique

  • C

    Une gaine de myéline

  • D

    Un vaisseau sanguin

Correction
Réponse.

B

Les deux cellules d'une synapse ne se touchent pas : elles sont séparées par un espace minuscule, la fente synaptique. C'est précisément parce que le signal électrique ne peut pas franchir cette fente que le message change de nature et devient chimique : les neurotransmetteurs, libérés par l'élément présynaptique, traversent la fente et se fixent sur les récepteurs postsynaptiques. Si tu as répondu A, tu manques tout le rôle de la synapse ; la myéline (C) entoure l'axone, elle ne sépare pas deux neurones. Mémo : synapse = deux membranes + une fente = relais chimique.

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13Découvrir

Quel est le rôle de la gaine de myéline qui entoure beaucoup d'axones ?

  • A

    Elle produit les neurotransmetteurs

  • B

    Elle détecte l'étirement du muscle

  • C

    Elle accélère la propagation du potentiel d'action

  • D

    Elle inverse le sens du message nerveux

Correction
Réponse.

C

La gaine de myéline est une gaine isolante qui entoure l'axone et accélère la propagation du potentiel d'action le long de la fibre. C'est un avantage décisif quand l'axone mesure plus d'un mètre, de la moelle jusqu'au pied. Elle ne fabrique aucun neurotransmetteur (rôle de l'élément présynaptique, réponse A) et ne détecte rien (rôle du récepteur, réponse B). Mémo : myéline = isolant = vitesse. Tu reverras que sa destruction, dans certaines maladies comme la sclérose en plaques, ralentit dramatiquement le message nerveux.

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14Découvrir

Quel neurotransmetteur est libéré au niveau de la synapse neuro-musculaire, entre le motoneurone et le muscle ?

  • A

    L'adrénaline

  • B

    Le cortisol

  • C

    La myéline

  • D

    L'acétylcholine

Correction
Réponse.

D

À la synapse neuro-musculaire, le neurotransmetteur est l'acétylcholine : libérée par l'extrémité du motoneurone, elle traverse la fente synaptique et se fixe sur les récepteurs de la membrane du muscle, déclenchant sa contraction. L'adrénaline (A) et le cortisol (B) sont des hormones du stress, libérées dans le sang, pas des neurotransmetteurs de cette synapse ; la myéline (C) n'est pas une molécule messagère mais une gaine. Mémo : commande du muscle = acétylcholine.

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15Découvrir

L'hémisphère gauche du cerveau commande les mouvements volontaires du côté droit du corps.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est vrai : la voie motrice, la voie pyramidale, croise la ligne médiane en descendant vers la moelle épinière. Chaque hémisphère commande donc le côté opposé du corps : l'hémisphère gauche pilote le côté droit, et l'hémisphère droit le côté gauche. C'est pourquoi un patient paralysé du côté droit a en réalité une lésion du côté gauche de son cerveau. Mémo : la commande motrice croise, l'hémisphère commande toujours le côté opposé.

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16Découvrir

Quelle hormone est responsable de la phase prolongée de la réponse au stress ?

  • A

    L'adrénaline

  • B

    Le cortisol

  • C

    L'acétylcholine

  • D

    La myéline

Correction
Réponse.

B

Le cortisol est l'hormone du stress prolongé : libéré quelques minutes à quelques heures après le début du stress, il maintient un taux élevé de glucose dans le sang pour fournir de l'énergie sur la durée. L'adrénaline (A), elle, assure la réponse immédiate (en quelques secondes). Ne les confonds pas : d'abord l'adrénaline pour l'urgence, puis le cortisol pour la durée. L'acétylcholine (C) et la myéline (D) n'ont aucun rôle hormonal ici. Mémo : adrénaline = secondes, cortisol = minutes/heures.

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17Découvrir

Que désigne la plasticité cérébrale ?

  • A

    La capacité du cerveau à modifier l'organisation de ses connexions et de ses cartes corticales

  • B

    La rigidité définitive du cerveau adulte, figé une fois pour toutes

  • C

    La capacité des neurones détruits à repousser à l'identique

  • D

    La vitesse de propagation du potentiel d'action

Correction
Réponse.

A

La plasticité cérébrale est la capacité du cerveau à modifier l'organisation de ses connexions et de ses cartes corticales, sous l'effet de l'apprentissage, de l'expérience ou d'une lésion. Elle contredit justement la vieille idée d'un cerveau adulte figé (réponse B, longtemps crue mais fausse). Attention au piège de la réponse C : la récupération après une lésion ne vient pas de neurones morts qui repousseraient, mais de régions intactes qui prennent le relais. Mémo : plasticité = un cerveau qui se remodèle, apprend et compense.

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18Découvrir

Lors d'un potentiel d'action, la tension de la membrane s'inverse : l'intérieur du neurone devient brièvement positif. Quelle valeur approximative atteint alors cette tension, en millivolts (mV) ?

Correction
Réponse.

+30 mV

Au repos, l'intérieur du neurone est négatif, à environ −70 mV. Lors du potentiel d'action, la membrane se dépolarise brutalement et la tension s'inverse jusqu'à environ +30 mV (l'intérieur devient positif), avant de revenir au repos en 1 à 2 ms. Le signal parcourt donc, en un instant, un écart d'environ 100 mV (de −70 à +30). Ne confonds pas la valeur de repos (−70 mV) et la valeur du pic (+30 mV) : c'est le repère à retenir pour lire une courbe de potentiel d'action.

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19Découvrir

Un nerf est un neurone unique dont l'axone est particulièrement long.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

B

C'est faux : un nerf n'est pas un neurone unique. C'est un câble qui rassemble les axones de très nombreux neurones. Il ne faut pas confondre trois échelles : l'axone (le prolongement d'un seul neurone, le long duquel se propage le potentiel d'action), le neurone (une cellule complète) et le nerf (un faisceau regroupant des milliers d'axones). Mémo : un axone appartient à un neurone ; un nerf regroupe les axones de beaucoup de neurones.

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20Découvrir

Quel est le trajet correct de l'axe neuro-endocrinien qui aboutit à la libération de cortisol lors d'un stress prolongé ?

  • A

    Hypophyse → hypothalamus → surrénales

  • B

    Hypothalamus → hypophyse → surrénales

  • C

    Surrénales → hypophyse → hypothalamus

  • D

    Cortex moteur → moelle épinière → surrénales

Correction
Réponse.

B

Le cortisol est libéré au terme d'un axe à trois étages, dans l'ordre : hypothalamus → hypophyse → glandes surrénales. L'hypothalamus (dans le cerveau) commande l'hypophyse, qui stimule à son tour les surrénales pour libérer le cortisol. Ce trajet en trois relais explique le délai du cortisol (minutes à heures), à la différence de l'adrénaline, libérée quasi instantanément. La réponse A inverse les deux premiers étages ; la D confond avec la voie motrice. Mémo : pour le cortisol, retiens l'axe HHS, hypothalamus-hypophyse-surrénales, toujours dans ce sens.

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Comprendre20 exercices

01Comprendre

Pourquoi qualifie-t-on le réflexe myotatique de monosynaptique, et quelle conséquence cela a-t-il ?

  • A

    Parce qu'il met en jeu un seul neurone ; il est donc lent

  • B

    Parce qu'il ne fait intervenir aucune synapse ; il est donc instantané

  • C

    Parce qu'il n'y a qu'une seule synapse entre neurone sensitif et motoneurone ; il est donc très rapide

  • D

    Parce que le cerveau ne possède qu'une synapse ; il est donc volontaire

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02Comprendre

Si tous les potentiels d'action ont la même amplitude, comment le neurone sensitif distingue-t-il un étirement léger d'un étirement fort du quadriceps ?

  • A

    En augmentant l'amplitude des potentiels d'action pour l'étirement fort

  • B

    En changeant la nature chimique du message

  • C

    En ralentissant la propagation pour l'étirement fort

  • D

    En augmentant la fréquence des potentiels d'action pour l'étirement fort

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03Comprendre

Un neurone postsynaptique reçoit un seul petit signal excitateur, insuffisant pour atteindre le seuil. Que doit-il se passer pour qu'il déclenche tout de même un potentiel d'action ?

  • A

    Plusieurs signaux excitateurs doivent s'additionner (sommation) pour franchir le seuil

  • B

    Le signal doit augmenter son amplitude jusqu'au seuil

  • C

    Le neurone doit attendre que les signaux inhibiteurs disparaissent un par un

  • D

    Un seul neurotransmetteur suffit toujours à déclencher la réponse

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05Comprendre

Sur l'homonculus moteur, la main occupe une surface corticale bien plus grande que la cuisse, alors que la cuisse est plus volumineuse. Comment l'expliquer ?

  • A

    La surface corticale dépend du volume réel de l'organe

  • B

    La main contient plus de muscles que la cuisse

  • C

    La surface corticale dépend de la finesse des mouvements de la partie du corps

  • D

    La cuisse n'a pas de représentation sur le cortex

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11Comprendre

En TP de neurobiologie à Casablanca, Karim enregistre les potentiels d'action du neurone sensitif d'Amine pendant qu'on étire fortement son quadriceps. Il commente : « L'étirement est plus intense, donc les potentiels d'action enregistrés sont logiquement plus grands : leur amplitude augmente avec la force du stimulus. » A-t-il raison ?

  • A

    Oui : un stimulus plus fort produit des potentiels d'action de plus grande amplitude

  • B

    Non : l'amplitude reste constante, c'est la fréquence des potentiels d'action qui augmente

  • C

    Oui, mais seulement au-dessus du seuil de déclenchement

  • D

    Non : un stimulus plus fort produit des potentiels d'action plus lents, pas plus grands

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13Comprendre

Le grand-père de Yasmine, hospitalisé à Fès, ne peut plus bouger le bras gauche après un AVC. Yasmine raisonne : « C'est le bras gauche qui est touché, donc la lésion est dans l'hémisphère gauche du cerveau, du même côté. » A-t-elle raison ?

  • A

    Oui : chaque hémisphère commande le côté du corps qui est de son côté

  • B

    Non : la lésion est dans l'hémisphère droit, car la voie motrice croise la ligne médiane

  • C

    Oui, car la moelle épinière ne croise pas les commandes

  • D

    Non : la lésion ne peut être que dans la moelle épinière, pas dans le cerveau

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14Comprendre

Devant un schéma de l'homonculus moteur à la bibliothèque de Rabat, Amine déclare : « C'est logique que la main occupe plus de cortex que la cuisse n'occupe une grande surface : plus une partie du corps est grosse et musclée, plus elle a besoin de cortex pour être commandée. » Où est l'erreur ?

  • A

    Il n'y a pas d'erreur : la surface corticale est proportionnelle au volume de l'organe

  • B

    L'erreur : la surface corticale dépend de la finesse des mouvements, pas du volume ni de la masse musculaire

  • C

    L'erreur : c'est en réalité la cuisse qui occupe le plus de cortex

  • D

    L'erreur : toutes les parties du corps occupent en fait la même surface corticale

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15Comprendre

Avant un match de basket à Marrakech, Karim sent son cœur s'emballer et ses pupilles se dilater. Salma lui dit : « Ton corps est en stress, et le stress est toujours mauvais pour la santé : il faut absolument l'éviter, même là. » A-t-elle raison ?

  • A

    Oui : tout stress est délétère et nuit à l'organisme

  • B

    Non : le stress aigu est une réponse adaptative et bénéfique ; seul le stress chronique devient délétère

  • C

    Oui, mais uniquement parce que le match est une situation sportive

  • D

    Non : ce que ressent Karim n'est pas du stress, mais une simple fatigue musculaire

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17Comprendre

Après un AVC qui a détruit une partie de son cortex moteur, la tante de Yasmine récupère peu à peu l'usage de sa main grâce à des mois de kinésithérapie. Karim explique : « C'est simple, les neurones détruits ont fini par repousser à l'identique. » Où est la faille de son raisonnement ?

  • A

    Il n'y a pas de faille : les neurones du cortex repoussent bien après une lésion

  • B

    La récupération vient de la plasticité : des régions intactes prennent en charge la fonction perdue, les neurones morts ne repoussent pas

  • C

    La récupération vient uniquement du repos, sans réorganisation cérébrale

  • D

    La kinésithérapie n'a joué aucun rôle dans la récupération

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18Comprendre

Karim affirme : « Dès qu'une synapse excitatrice est activée sur un neurone, celui-ci déclenche forcément un potentiel d'action : un signal excitateur suffit toujours. » Que dire de ce raisonnement ?

  • A

    Il est correct : toute synapse excitatrice déclenche un potentiel d'action

  • B

    Il est faux : le neurone n'atteint le seuil qu'après sommation de nombreux signaux excitateurs et inhibiteurs

  • C

    Il est faux : une synapse excitatrice empêche toujours le potentiel d'action

  • D

    Il est correct, à condition que la synapse soit neuro-musculaire

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Approfondir20 exercices

02Approfondir

L'oncle de Yasmine a perdu l'usage de sa main droite après un AVC qui a détruit une partie de son cortex moteur. Après plusieurs mois de kinésithérapie à Casablanca, il récupère une bonne partie de sa motricité. Yasmine s'étonne : « Mais les neurones détruits ne repoussent pas ! Comment peut-il récupérer ? » Explique-lui le mécanisme en jeu, puis précise le rôle de la rééducation.

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03Approfondir

Karim prépare le bac à Casablanca. Le matin de l'épreuve, en retournant sa copie, son cœur s'emballe et ses mains deviennent moites. Mais depuis trois semaines, il dort à peine et révise sans pause : il se sent épuisé, irritable, et n'arrive plus à se concentrer. Distingue les deux formes de stress à l'œuvre chez Karim, en nommant l'hormone responsable de chacune et son échelle de temps. Conclus par un conseil fondé sur la physiologie.

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04Approfondir

Quand Amine soulève volontairement une barre de musculation, son geste résulte de la combinaison de deux choses. Laquelle des descriptions suivantes est la plus exacte ?

  • A

    Seul le cortex moteur agit ; les réflexes sont totalement inhibés pendant un mouvement volontaire

  • B

    Seuls les réflexes myotatiques agissent ; le cortex ne fait qu'observer

  • C

    La commande volontaire du cortex moteur se combine en permanence aux réflexes myotatiques qui ajustent la tension des muscles

  • D

    Le cortex commande, puis attend que le réflexe ait fini avant d'agir de nouveau

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05Approfondir

Adrénaline et cortisol sont tous deux libérés par les glandes surrénales. Pourtant, l'adrénaline agit en quelques secondes et le cortisol en quelques minutes à heures. Quelle explication rend compte de ce décalage de délai ?

  • A

    Le cortisol est libéré par un trajet plus long : hypothalamus → hypophyse → surrénales, alors que l'adrénaline suit une commande nerveuse directe

  • B

    Le cortisol circule moins vite dans le sang que l'adrénaline

  • C

    L'adrénaline est fabriquée d'avance, le cortisol doit être synthétisé par le cerveau

  • D

    Les deux hormones agissent à la même vitesse ; le décalage est une illusion

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07Approfondir

À l'imagerie cérébrale, on constate que la zone du cortex moteur commandant les doigts d'un musicien qui répète des gammes pendant des mois est plus étendue qu'avant son entraînement. Comment interpréter cette observation ?

  • A

    Le musicien a fait pousser de nouveaux organes (des doigts supplémentaires)

  • B

    La plasticité cérébrale a étendu la carte corticale du geste répété, en allouant plus de ressources aux doigts

  • C

    L'imagerie est faussée : une carte corticale ne change jamais chez l'adulte

  • D

    C'est l'homonculus qui se déplace vers la cuisse

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11Approfondir

Restitution organisée de connaissances. Lorsqu'un kinésithérapeute frappe le tendon sous la rotule, la jambe se détend seule, sans que le patient l'ait décidé, et en moins d'un dixième de seconde.

Expose, sous forme d'un texte structuré (courte introduction, développement organisé, conclusion), le trajet complet du message nerveux lors du réflexe myotatique, du stimulus jusqu'à la réponse musculaire. Tu nommeras les cinq éléments de l'arc réflexe dans l'ordre, puis tu expliqueras pourquoi ce réflexe est aussi rapide et involontaire. Aucune figure n'est attendue.

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12Approfondir

Dans un TP de neurobiologie à Rabat, on étudie l'arc réflexe myotatique sur un modèle expérimental. On réalise deux sections successives et on observe si le réflexe (contraction du muscle après étirement) persiste :

  • Expérience 1 : on sectionne le nerf sensitif (entre le récepteur et la moelle épinière). Après étirement du muscle, aucune contraction réflexe n'est observée.
  • Expérience 2 : sur un autre montage intact, on sectionne le nerf moteur (entre la moelle épinière et le muscle). Après étirement, aucune contraction réflexe n'est observée non plus. On vérifie cependant que le muscle se contracte encore si on le stimule directement.

Interprète chacune de ces deux expériences et déduis-en ce qu'elles démontrent sur l'organisation de l'arc réflexe.

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13Approfondir

Au laboratoire, Karim enregistre l'activité électrique du neurone sensitif d'Amine pendant qu'on étire le quadriceps avec des forces croissantes. Il obtient trois tracés d'une durée de 1 seconde chacun :

  • Tracé 1 (étirement faible) : 5 potentiels d'action, tous de même amplitude (100 mV crête à crête).
  • Tracé 2 (étirement moyen) : 20 potentiels d'action, tous de même amplitude (100 mV).
  • Tracé 3 (étirement fort) : 60 potentiels d'action, tous de même amplitude (100 mV).

À partir de ces enregistrements, détermine comment l'intensité de l'étirement est codée par le neurone, et énonce les deux lois de neurobiologie que ces tracés illustrent.

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14Approfondir

Lors d'une opération, un neurochirurgien stimule électriquement, un à un, différents points de la surface du cortex moteur d'un patient éveillé, et note à chaque fois quelle partie du corps se met en mouvement. Il observe deux faits :

  • Fait 1 : chaque point stimulé provoque toujours le mouvement de la même partie du corps ; des points voisins commandent des parties voisines du corps. En stimulant le cortex de l'hémisphère gauche, ce sont les muscles du côté droit qui bougent.
  • Fait 2 : la surface corticale consacrée à la main et aux lèvres est bien plus grande que celle consacrée au tronc ou à la cuisse, alors que ces derniers sont physiquement beaucoup plus volumineux.

Interprète ces deux faits en mobilisant les notions du cours.

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Karim propose la « démonstration » suivante : « La synapse fonctionne à sens unique. Preuve : le potentiel d'action est un signal électrique, or l'électricité ne circule que dans un sens dans un fil ; donc le message ne peut pas remonter la synapse. » Sa conclusion est juste, mais son argument est faux. Où est la faille logique de sa preuve ?

  • A

    Il n'y a pas de faille : le courant électrique impose bien le sens unique de la synapse

  • B

    La faille est qu'au niveau de la synapse le message n'est pas électrique mais chimique ; le sens unique vient de la répartition des vésicules et des récepteurs, pas d'une propriété du courant

  • C

    La faille est que la synapse fonctionne en réalité dans les deux sens

  • D

    La faille est que le potentiel d'action n'existe pas dans les neurones sensitifs

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Le cortisol est libéré au terme de l'axe hypothalamus → hypophyse → surrénales. Normalement, lorsque son taux sanguin s'élève, le cortisol freine sa propre production en agissant en retour sur l'hypothalamus et l'hypophyse. Dans un stress chronique, ce mécanisme est débordé et le cortisol reste durablement élevé. Comment nomme-t-on ce mécanisme de freinage, et à quelle capacité de l'organisme participe-t-il ?

  • A

    Une sommation spatiale, qui participe au codage en fréquence

  • B

    Un rétrocontrôle négatif, qui participe à la résilience (retour à l'équilibre)

  • C

    Une plasticité corticale, qui participe à l'apprentissage moteur

  • D

    Un rétrocontrôle positif, qui amplifie sans fin la sécrétion de cortisol

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À l'hôpital de Casablanca, un patient arrive avec une paralysie brutale de tout le côté droit du corps. L'imagerie révèle un accident vasculaire cérébral (AVC) ayant détruit une partie de son cortex moteur.

  1. De quel côté du cerveau se situe la lésion ? Justifie.
  2. Six mois plus tard, après une rééducation intensive, le patient a récupéré une partie de sa motricité, alors que l'imagerie montre que la zone détruite n'a pas « repoussé ». Explique ce résultat.
  3. Pourquoi la rééducation est-elle indispensable à cette récupération ?
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On compare deux circuits nerveux chez Amine. Le trajet nerveux (propagation sur les axones) dure dans les deux cas 20 ms au total. La différence est le nombre de synapses traversées, chaque synapse ajoutant un délai de 2 ms.

  • Le réflexe myotatique est monosynaptique : il traverse 1 synapse.
  • Une voie polysynaptique concurrente traverse 4 synapses.

Calcule le délai total de la voie polysynaptique (4 synapses), en millisecondes (ms).

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