60 exercices pour t'entraîner sur Climats du passé en Tᴱ, du QCM à la démonstration. 20 corrigés en détail ci-dessous. Revoir le cours.
✓Exercices relus par un enseignant de SVT · Mis à jour le 22 juin 2026 · Notre démarche
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01Découvrir
Comment appelle-t-on un objet naturel formé dans le passé et qui a enregistré, dans sa composition, une information sur le climat de son époque ?
A
Un forçage climatique
B
Un bilan radiatif
C
Une archive climatique
D
Un cycle glaciaire
Correction
Réponse.
C
Une archive climatique est un objet naturel (carotte de glace, sédiment marin, pollen, cerne) qui garde la marque du climat de l'époque où il s'est formé. Si tu as répondu A, tu as confondu l'archive avec le forçage, qui désigne au contraire une cause de variation du climat. Astuce : pense à une archive comme à un classeur de la Terre où chaque couche est une page datée.
Une mesure directe de la température du passé prise avec un thermomètre ancien
B
Un modèle informatique qui prévoit le climat futur
C
Un gaz qui absorbe le rayonnement infrarouge
D
Une grandeur mesurable aujourd'hui qui dépendait d'un paramètre climatique du passé
Correction
Réponse.
D
Un proxy est une grandeur qu'on mesure aujourd'hui (un δ18O, une largeur de cerne) et qui dépendait du climat ancien : c'est un thermomètre indirect. Si tu as répondu A, tu es tombé dans le piège n° 1 du chapitre : on ne mesure jamais directement la température du passé, faute de thermomètres à l'époque. Le proxy doit toujours être étalonné pour être traduit en température.
Dans une carotte de glace, que contiennent les minuscules bulles emprisonnées entre les cristaux ?
A
De l'air fossile, échantillon de l'atmosphère du passé
B
De l'eau de pluie ancienne
C
Des grains de pollen
D
Des coquilles de foraminifères
Correction
Réponse.
A
Les bulles d'air piégées dans la glace sont de véritables échantillons d'atmosphère fossile : en les analysant, on mesure directement la teneur en CO2 et en CH4 de l'air d'il y a des dizaines de milliers d'années. C'est ce qui rend les carottes si précieuses : elles donnent à la fois la température (par les isotopes de la glace) et la composition de l'air ancien. Le pollen (réponse C) se trouve, lui, dans les vases de lacs.
Les foraminifères, organismes microscopiques à coquille calcaire, sont une archive climatique précieuse. Dans quel milieu trouve-t-on leurs coquilles accumulées ?
A
Dans la glace des calottes polaires
B
Dans les sédiments au fond des océans
C
Dans le bois des arbres
D
Dans les tourbières de montagne
Correction
Réponse.
B
Les foraminifères vivent dans l'eau de mer ; à leur mort, leurs coquilles de calcaire (CaCO3) tombent et s'accumulent dans la vase au fond des océans, couche après couche. La composition de ces coquilles dépend de la température de l'eau, ce qui en fait un proxy. Avantage : les sédiments marins remontent plus loin que la glace (plusieurs millions d'années, contre ~800 000 ans pour les carottes les plus anciennes).
Chez un arbre des régions tempérées, une année chaude et humide produit un cerne large.
A
Vrai
B
Faux
Correction
Réponse.
A
C'est vrai. Une année favorable (chaude et humide) permet à l'arbre de beaucoup grandir : il ajoute un cerne large. Une année défavorable (froide ou sèche) donne un cerne étroit. La discipline qui exploite cette horloge annuelle s'appelle la dendrochronologie. Au Maroc, les cèdres de l'Atlas sont très utilisés pour reconstituer des siècles de sécheresses régionales, une information clé dans un pays sujet au stress hydrique.
Les deux principaux isotopes de l'oxygène, 16O et 18O, diffèrent par leur :
A
Nombre de protons
B
Charge électrique
C
Nombre de neutrons, donc leur masse
D
Couleur
Correction
Réponse.
C
Des isotopes d'un même élément ont le même nombre de protons (sinon ce ne serait plus de l'oxygène) mais un nombre de neutrons différent, donc des masses différentes. L'18O est plus lourd que l'16O. Si tu as répondu A, rappelle-toi que c'est justement le nombre de protons qui définit l'élément : le faire varier changerait d'élément chimique. Cette différence de masse, minime, suffit à produire le fractionnement isotopique qui sert de thermomètre.
Dans une carotte de glace, un δ18O bas correspond à un climat froid (glaciaire).
A
Vrai
B
Faux
Correction
Réponse.
A
C'est vrai, pour la glace. Pendant une période froide, l'air qui atteint le pôle a perdu en route l'essentiel de son 18O (les molécules lourdes précipitent en priorité), si bien que la neige polaire est très appauvrie en 18O : le δ18O de la glace est bas. Attention au piège : dans les coquilles de foraminifères, la règle est inversée (un δ18O élevé y signale le froid). Précise toujours de quelle archive tu parles.
Lequel de ces gaz n'est pas un gaz à effet de serre ?
A
Le dioxyde de carbone (CO2)
B
Le méthane (CH4)
C
La vapeur d'eau (H2O)
D
Le diazote (N2)
Correction
Réponse.
D
Un gaz à effet de serre absorbe le rayonnement infrarouge réémis par la surface. Le CO2, le CH4 et la vapeur d'eau le font ; le diazote (N2), pourtant majoritaire dans l'air (environ 78 %), n'absorbe quasiment pas l'infrarouge : ce n'est donc pas un GES. Retiens que ce n'est pas l'abondance d'un gaz qui en fait un GES, mais sa capacité à absorber l'infrarouge.
Sans effet de serre, la température moyenne de la Terre serait d'environ −18 °C ; avec lui, elle est d'environ +15 °C. De combien de degrés Celsius l'effet de serre naturel réchauffe-t-il le globe ? Donne l'écart en °C.
Correction
Réponse.
33 °C
Il s'agit d'un simple écart : 15−(−18)=15+18=33 °C. L'effet de serre naturel réchauffe donc le globe d'environ 33 °C, ce qui rend la vie possible. Si tu as trouvé 3 °C, tu as oublié que −18 est négatif : soustraire un nombre négatif revient à l'ajouter. Retiens bien : l'effet de serre naturel n'est pas un problème, c'est son renforcement par les émissions humaines qui en est un.
L'excentricité, l'obliquité et la précession sont les trois paramètres orbitaux de Milankovitch.
A
Vrai
B
Faux
Correction
Réponse.
A
C'est vrai. Les trois paramètres de Milankovitch sont : l'excentricité (forme plus ou moins allongée de l'orbite, ~100 000 ans), l'obliquité (inclinaison de l'axe, ~41 000 ans) et la précession (orientation de l'axe, ~21 000 ans). Ils modulent l'ensoleillement reçu et commandent l'alternance glaciaire-interglaciaire. Astuce mémo : la période ~100 000 ans de l'excentricité est celle qu'on retrouve justement sur les courbes de δ18O.
Comment nomme-t-on la discipline qui reconstitue le climat passé à partir de la largeur des cernes des arbres ?
A
La palynologie
B
La dendrochronologie
C
La sédimentologie
D
La tectonique
Correction
Réponse.
B
La dendrochronologie exploite les cernes : un cerne large pour une année favorable, un cerne étroit pour une année défavorable. La palynologie (réponse A) étudie, elle, les pollens — un autre proxy, mais végétal et conservé dans les vases de lacs. Retiens le radical dendro- (« arbre ») pour ne pas confondre. Au Maroc, ce sont les cèdres de l'Atlas qui servent d'archive privilégiée pour reconstituer les sécheresses régionales.
La période climatique chaude que nous vivons actuellement, entre deux grandes phases froides, s'appelle :
A
Une période glaciaire
B
Une période interglaciaire
C
Un forçage anthropique
D
Un cycle de Milankovitch
Correction
Réponse.
B
Une période interglaciaire est une phase chaude, plus courte, qui s'intercale entre deux glaciaires (longues phases froides où les calottes s'étendent). Nous vivons un interglaciaire depuis environ 11 000 ans. Si tu as répondu A, tu as inversé les deux états : sur les 800 000 dernières années, le climat passe l'essentiel de son temps en mode froid, et les périodes douces comme la nôtre sont l'exception. L'alternance des deux forme le cycle glaciaire-interglaciaire.
La différence entre la masse de l'atmosphère et celle des océans
B
L'équilibre entre l'énergie reçue du Soleil et l'énergie renvoyée vers l'espace
C
La quantité totale de CO2 contenue dans l'atmosphère
D
La vitesse de rotation de la Terre autour du Soleil
Correction
Réponse.
B
Le bilan radiatif est l'équilibre entre l'énergie que la Terre reçoit (le rayonnement solaire visible) et celle qu'elle renvoie vers l'espace (le rayonnement infrarouge émis par sa surface chauffée). À l'équilibre, ce qui entre égale ce qui sort et la température moyenne reste stable. Un forçage — naturel ou anthropique — est justement ce qui déséquilibre ce bilan et fait varier la température. Garde cette notion : elle est la charnière entre l'effet de serre et le réchauffement.
Un forçage anthropique désigne une perturbation du bilan radiatif due :
A
Aux paramètres orbitaux de la Terre
B
Aux éruptions volcaniques
C
Aux activités humaines, principalement l'émission de gaz à effet de serre
D
À l'inclinaison de l'axe de rotation terrestre
Correction
Réponse.
C
Le préfixe anthropo- signifie « humain » : un forçage anthropique est la perturbation du bilan radiatif due aux activités humaines, avant tout l'émission de gaz à effet de serre par la combustion des énergies fossiles. Les réponses A, B et D listent des forçages naturels (orbitaux, volcanique, astronomiques). Bien séparer les forçages naturels du forçage anthropique est la clé pour juger le réchauffement actuel : le climat a toujours varié, mais jamais pour cette cause-là.
La vapeur d'eau (H2O) est un gaz à effet de serre.
A
Vrai
B
Faux
Correction
Réponse.
A
C'est vrai. La vapeur d'eau est même le principal gaz à effet de serre naturel : comme le CO2 et le CH4, elle est transparente au rayonnement visible mais absorbe l'infrarouge réémis par la surface. Attention à ne pas la confondre avec les nuages (gouttelettes liquides) ni avec l'eau liquide : c'est bien la vapeur, à l'état gazeux, qui agit comme GES. Rappelle-toi le critère : un GES n'est pas défini par son abondance mais par sa capacité à absorber l'infrarouge.
Dans le cycle du carbone, la photosynthèse retire du CO2 de l'atmosphère.
A
Vrai
B
Faux
Correction
Réponse.
A
C'est vrai. La photosynthèse des végétaux prélève du CO2 atmosphérique pour fabriquer de la matière organique : c'est un flux qui retire du carbone de l'air. À l'inverse, la respiration et la décomposition en remettent. Sur de longues périodes, ces flux naturels se compensent à peu près, ce qui maintient la teneur en CO2 relativement stable. Ce sont ces échanges équilibrés que la combustion des fossiles vient perturber, en ajoutant un flux « lithosphère → atmosphère » absent du cycle naturel.
La glace claire a un albédo élevé : elle renvoie une grande partie du rayonnement solaire vers l'espace, ce qui entretient le froid.
A
Vrai
B
Faux
Correction
Réponse.
A
C'est vrai. L'albédo est la fraction du rayonnement solaire renvoyée par une surface. Une surface claire comme la glace ou la neige a un albédo élevé : elle réfléchit beaucoup de lumière, la surface se réchauffe donc peu, ce qui entretient le froid. C'est une rétroaction positive : plus il fait froid, plus il y a de glace, plus l'albédo est fort, plus il fait froid. Cette rétroaction est justement l'une de celles qui amplifient le faible signal orbital de Milankovitch pour produire l'ampleur des cycles glaciaires.
Sur les 800 000 dernières années, le CO2 atmosphérique est resté compris entre environ 180 ppm (glaciaires) et 280 ppm (interglaciaires). Aujourd'hui, il a dépassé une valeur jamais atteinte sur toute cette durée. Quelle est, en ppm, l'ordre de grandeur de la valeur actuelle donnée dans le cours ?
Correction
Réponse.
420 ppm
Le CO2 actuel dépasse 420 ppm, une valeur hors de toute la gamme des 800 000 dernières années (qui plafonnait à 280 ppm), et atteinte en à peine deux siècles. Retiens les trois chiffres clés du chapitre : 180 (glaciaire), 280 (interglaciaire et plafond préindustriel), 420 (actuel). Ne confonds pas cette valeur avec l'amplitude naturelle (100 ppm) : ici on parle du niveau atteint, pas d'un écart entre deux états. Ce dépassement, plus rapide et plus fort que toute variation naturelle enregistrée, est la signature chiffrée du forçage anthropique.
D'après le cours, depuis combien d'années environ dure la période interglaciaire actuelle, la phase chaude que nous vivons ? Donne l'ordre de grandeur en années.
Correction
Réponse.
Environ 11 000 ans.
L'interglaciaire actuel a débuté il y a environ 11 000 ans, à la fin de la dernière grande glaciation. C'est court à l'échelle des cycles : les glaciaires durent des dizaines de milliers d'années, tandis que les interglaciaires ne sont que de brèves parenthèses douces. Cet ordre de grandeur te sera utile pour comparer les rythmes : une transition glaciaire-interglaciaire naturelle s'étale sur des millénaires, quand le réchauffement actuel se mesure, lui, en décennies.
Dans les carottes de glace, pendant les périodes glaciaires (froides), la teneur en CO2 des bulles d'air descend à un minimum. Quelle est, en ppm, cette valeur basse donnée dans le cours ?
Correction
Réponse.
180 ppm
Pendant les glaciaires, le CO2 descend à environ 180 ppm ; pendant les interglaciaires chauds, il remonte à environ 280 ppm. CO2 et température varient donc ensemble : c'est le couplage entre le cycle du carbone et le climat, via l'effet de serre. Mémorise le trio 180 / 280 / 420 : le premier est le plancher glaciaire, le deuxième le plafond naturel, le troisième la valeur actuelle qui crève ce plafond.
Une carotte de sédiment marin montre, dans une couche donnée, des coquilles de foraminifères au δ18Oélevé. Qu'en déduis-tu sur le climat de l'époque où cette couche s'est déposée ?
A
Un climat chaud, car un δ18O élevé signifie toujours chaud
B
Un climat froid, car l'océan était alors enrichi en 18O
C
On ne peut rien dire sans connaître la profondeur de la carotte
D
Un climat froid, car la même règle que pour la glace s'applique
Dans une carotte de vase de lac, une couche ancienne contient surtout des pollens de bouleau et de pin (arbres de climat froid) ; une couche plus récente contient surtout des pollens de chêne (climat tempéré plus doux). Qu'indique cette succession ?
Sur les 800 000 dernières années, les carottes de glace montrent un CO2 d'environ 180 ppm pendant les glaciaires et d'environ 280 ppm pendant les interglaciaires. Quelle est l'amplitude (l'écart) de variation naturelle du CO2 entre ces deux états, en ppm ?
Sur les courbes de δ18O des 800 000 dernières années, l'alternance glaciaire-interglaciaire montre une période d'environ 100 000 ans. À quel paramètre orbital cette période correspond-elle ?
Au début de l'ère industrielle (vers 1850), le CO2 atmosphérique valait environ 280 ppm. Il dépasse aujourd'hui 420 ppm. De combien de ppm le CO2 a-t-il augmenté depuis le début de l'ère industrielle ? Donne l'écart minimal en ppm.
Karim présente son exposé sur les glaces de l'Antarctique : « La carotte de Vostok nous donne directement la température qu'il faisait il y a 400 000 ans : on lit la température dans la glace, point. » Yasmine fronce les sourcils. Où est l'erreur de raisonnement de Karim ?
A
Aucune erreur : la glace conserve effectivement la température de l'époque, qu'on lit directement
B
La glace ne mesure que le CO2, jamais la température
C
On ne mesure pas la température mais un proxy — le δ18O — qu'il faut étalonner pour le traduire en température
D
La carotte de Vostok est trop récente pour donner une température fiable
Salma vient de réviser la règle « dans la glace, δ18O bas = froid ». Devant une carotte de sédiment marin dont les coquilles de foraminifères ont un δ18Obas, elle applique la même règle et conclut : « δ18O bas, donc climat froid. » A-t-elle raison ?
A
Oui : le δ18O bas signifie toujours froid, quelle que soit l'archive
B
Non : dans les coquilles, la règle s'inverse ; δ18O bas y signale un climat chaud
C
Oui, mais seulement si la carotte vient de l'Antarctique
D
Non : un δ18O bas ne permet jamais de conclure quoi que ce soit
Amine explique l'effet de serre à Yasmine : « Les gaz à effet de serre absorbent le rayonnement infrarouge du Soleil avant qu'il n'atteigne le sol, et c'est ça qui réchauffe l'atmosphère. » Yasmine hésite. A-t-il raison ?
A
Oui : le Soleil envoie de l'infrarouge, que les GES absorbent
B
Non : le Soleil envoie surtout du visible (qui traverse l'atmosphère) ; ce sont les GES qui absorbent l'infrarouge réémis par le sol chauffé
C
Oui, mais seulement la nuit
D
Non : les GES absorbent le visible et laissent passer l'infrarouge
Karim rédige : « Les cycles glaciaires de 100 000 ans sont entièrement expliqués par l'excentricité de l'orbite : c'est elle, et elle seule, qui change l'ensoleillement et fait basculer le climat. » Où est la faille de son raisonnement ?
A
Aucune faille : l'excentricité explique tout, à elle seule
B
L'effet direct de l'excentricité sur l'ensoleillement est faible ; la période de 100 000 ans domine parce qu'elle est fortement amplifiée par des rétroactions (albédo, CO2, calottes, océans)
C
Les cycles de 100 000 ans correspondent en réalité à l'obliquité, pas à l'excentricité
D
Les paramètres orbitaux n'ont aucun rôle dans les cycles glaciaires
Salma observe que, sur 800 000 ans, la courbe de CO2 et celle de la température montent et descendent ensemble. Elle conclut : « Puisque les deux courbes sont parfaitement corrélées, c'est forcément la température qui pilote seule le CO2, et le CO2 n'a aucun effet en retour. » Que penser de sa conclusion ?
A
Elle a raison : une corrélation prouve que la température est la seule cause
B
Elle a tort : la corrélation étroite traduit un couplage où CO2 et température s'amplifient mutuellement via l'effet de serre, pas une cause à sens unique
C
Elle a raison : le CO2 ne peut pas influencer la température
D
La corrélation observée est une coïncidence sans signification
La température moyenne actuelle du globe est d'environ +15 °C. La dernière période glaciaire était en moyenne 5 °C plus froide. Quelle était alors, en °C, la température moyenne du globe pendant cette glaciaire ?
En 1991, l'éruption du Pinatubo a fait baisser la température moyenne du globe d'environ 0,5 °C pendant un à deux ans. En partant d'une moyenne de +15 °C, quelle température moyenne, en °C, atteint-on temporairement après cette baisse ?
Quand deux archives indépendantes (par exemple le δ18O d'une carotte de glace et les pollens d'un lac voisin) donnent la même histoire climatique, cela renforce la fiabilité de la reconstitution.
La position de l'Antarctique au niveau du pôle Sud, résultat de la dérive des continents, favorise l'installation durable d'une calotte de glace sur ce continent.
Salma analyse une carotte de glace de l'Antarctique. Sur le graphique, le δ18O de la glace présente une succession régulière de creux et de bosses, et la courbe de CO2 des bulles suit exactement les mêmes mouvements. Salma écrit : « Les creux de δ18O correspondent à des périodes chaudes, et le CO2 y est bas. » A-t-elle raison ? Corrige et explique le couplage observé entre les deux courbes.
Deux graphiques superposés partageant l'axe du temps : en haut le δ18O de la glace, en bas le CO2 des bulles oscillant entre environ 180 et 280 ppm ; creux et bosses des deux courbes tombent aux mêmes instants, montrant leur couplage
Karim affirme : « Le climat a toujours changé tout seul, il y a eu des glaciaires et des interglaciaires bien avant l'homme. Donc le réchauffement actuel n'est qu'une variation naturelle de plus, et l'homme n'y est pour rien. » Réfute son raisonnement en t'appuyant sur deux arguments tirés des archives.
Yasmine prélève une carotte dans un vieux cèdre de l'Atlas. Elle observe que, sur les dernières décennies, les cernes deviennent de plus en plus étroits et que les cernes étroits sont de plus en plus fréquents. Quel proxy utilise-t-elle, que peut-elle en déduire sur le climat régional, et en quoi cela rejoint-il ce que raconte son grand-père sur la neige d'Ifrane ?
Amine compare deux rythmes de hausse du CO2. Lors d'une transition glaciaire-interglaciaire naturelle, le CO2 est passé de 180 à 280 ppm en environ 10 000 ans. Depuis 1850, il est passé de 280 à plus de 420 ppm en environ 200 ans. Combien de fois la hausse récente est-elle plus rapide (en ppm par an) que la hausse naturelle ? Donne le rapport arrondi à l'entier.
Sur les 800 000 dernières années, le CO2 naturel n'a jamais dépassé 280 ppm. La valeur actuelle est de 420 ppm. De combien de ppm la valeur actuelle dépasse-t-elle le plafond naturel des 800 000 dernières années ?
Pendant une période froide, le 18O que la glace polaire « perd » est précisément celui que l'océan « gagne » : c'est pourquoi la règle du δ18O s'inverse entre la glace et les coquilles marines.
L'éruption du Pinatubo (1991) a fait baisser la température moyenne du globe d'environ 0,5 °C pendant un à deux ans. Pourtant, le volcanisme est aussi présenté comme un facteur de réchauffement à long terme. Comment lever cette apparente contradiction ?
A
Il n'y a pas de contradiction : les aérosols refroidissent à court terme, le CO2 dégazé réchauffe à long terme
B
Le Pinatubo est une exception ; tous les autres volcans réchauffent
C
Les mesures de 1991 étaient erronées
D
Le volcanisme n'a en réalité aucun effet sur le climat
Restitution organisée de connaissances. Sans son atmosphère, la température moyenne de la Terre serait d'environ −18 °C au lieu de +15 °C : la vie telle qu'on la connaît y serait impossible.
Expose, sous forme d'un texte structuré (courte introduction, développement organisé, conclusion), le mécanisme de l'effet de serre. Tu montreras pourquoi il est un phénomène naturel et indispensable, puis pourquoi les activités humaines le renforcent aujourd'hui. Aucune figure n'est attendue.
Étude de document. Amine analyse une carotte de sédiment marin prélevée en Méditerranée. On a mesuré le δ18O des coquilles de foraminifères à trois profondeurs (la couche la plus profonde est la plus ancienne) :
Couche
Profondeur
δ18O des foraminifères
C1 (récente)
20 cm
+3,0 ‰
C2
60 cm
+4,5 ‰
C3 (ancienne)
100 cm
+3,2 ‰
Amine, qui a bien retenu la règle de la glace, écrit spontanément : « δ18O le plus bas en C1, donc c'est là qu'il faisait le plus froid. » Reprends son raisonnement : indique le sens correct de lecture pour cette archive, classe les trois couches de la plus froide à la plus chaude, et reconstitue l'évolution du climat de C3 (ancienne) vers C1 (récente).
Étude de document. Yasmine dispose de trois mesures de CO2 atmosphérique, obtenues par les bulles d'air des carottes de glace pour les deux plus anciennes, et par mesure directe pour la plus récente :
Époque
CO2
Durée pour atteindre cette valeur depuis la précédente
Dernier maximum glaciaire (il y a ~20 000 ans)
190 ppm
—
Début de l'ère industrielle (~1850)
280 ppm
~10 000 ans (déglaciation)
Aujourd'hui
420 ppm
~170 ans
À partir de ces données seules, construis un raisonnement en deux arguments montrant que la hausse récente du CO2 ne ressemble à aucune variation naturelle enregistrée. Conclus sur la nature du forçage.
Restitution organisée de connaissances. Aucun thermomètre n'existait il y a vingt mille ans, et pourtant on affirme aujourd'hui que la dernière période glaciaire était en moyenne 4 à 5 °C plus froide qu'aujourd'hui.
Expose, sous forme d'un texte structuré (courte introduction, développement organisé, conclusion), comment on reconstitue les climats du passé. Tu présenteras la notion d'archive climatique, celle de proxy et la nécessité de l'étalonnage, puis tu illustreras par au moins deux archives différentes et le proxy qu'elles fournissent. Aucune figure n'est attendue.
Au début de l'ère industrielle, le CO2 atmosphérique valait environ 280 ppm ; il atteint aujourd'hui environ 420 ppm. De quel pourcentage le CO2 a-t-il augmenté depuis le début de l'ère industrielle ? Donne le résultat en pourcentage, arrondi à l'entier.
La carotte de glace EPICA Dome C couvre environ 800 000 ans. Les cycles glaciaire-interglaciaire y suivent la période de l'excentricité, soit environ 100 000 ans. Combien de cycles d'excentricité, en ordre de grandeur, sont enregistrés sur toute la durée de cette carotte ?
La carotte EPICA Dome C mesure environ 3 200 mètres de glace et couvre environ 800 000 ans. En supposant une accumulation moyenne constante, quelle épaisseur de glace, en mètres, s'accumule-t-il en moyenne par millénaire (1 000 ans) ? Donne le résultat en mètres, arrondi à l'entier.
L'effet direct de l'excentricité sur la quantité d'énergie solaire reçue est faible. Comment expliquer alors que la période de ~100 000 ans domine aussi nettement les courbes climatiques ?
A
Parce que l'excentricité est en réalité le paramètre orbital le plus puissant de tous
B
Parce que le faible signal orbital est fortement amplifié par des rétroactions climatiques (albédo, CO2, calottes glaciaires, circulation océanique)
C
Parce que la période de 100 000 ans vient en fait du volcanisme
D
Parce qu'il s'agit d'une pure coïncidence sans mécanisme physique
On affirme que le CO2 supplémentaire accumulé dans l'atmosphère depuis l'ère industrielle provient bien de la combustion des énergies fossiles, et non d'une source naturelle. Sur quel argument, mentionné dans le cours, repose principalement cette attribution ?
A
Sur la couleur du CO2 atmosphérique, qui a changé
B
Sur la signature isotopique en carbone du CO2 ajouté, caractéristique d'une origine fossile
C
Sur le fait que le volcanisme s'est arrêté depuis 1850
D
Sur la mesure directe de la température avec des thermomètres anciens
Les projections climatiques établies par les climatologues sont des prophéties certaines : elles annoncent avec certitude la température exacte qu'il fera en 2100.