SVT · Tᴱ

Climats du passé — exercices corrigés

60 exercices pour t'entraîner sur Climats du passé en Tᴱ, du QCM à la démonstration. 20 corrigés en détail ci-dessous. Revoir le cours.

Découvrir20 exercices

01Découvrir

Comment appelle-t-on un objet naturel formé dans le passé et qui a enregistré, dans sa composition, une information sur le climat de son époque ?

  • A

    Un forçage climatique

  • B

    Un bilan radiatif

  • C

    Une archive climatique

  • D

    Un cycle glaciaire

Correction
Réponse.

C

Une archive climatique est un objet naturel (carotte de glace, sédiment marin, pollen, cerne) qui garde la marque du climat de l'époque où il s'est formé. Si tu as répondu A, tu as confondu l'archive avec le forçage, qui désigne au contraire une cause de variation du climat. Astuce : pense à une archive comme à un classeur de la Terre où chaque couche est une page datée.

S'entraîner sur cet exercice en interactif →
02Découvrir

Qu'est-ce qu'un proxy (indicateur paléoclimatique) ?

  • A

    Une mesure directe de la température du passé prise avec un thermomètre ancien

  • B

    Un modèle informatique qui prévoit le climat futur

  • C

    Un gaz qui absorbe le rayonnement infrarouge

  • D

    Une grandeur mesurable aujourd'hui qui dépendait d'un paramètre climatique du passé

Correction
Réponse.

D

Un proxy est une grandeur qu'on mesure aujourd'hui (un δ18O, une largeur de cerne) et qui dépendait du climat ancien : c'est un thermomètre indirect. Si tu as répondu A, tu es tombé dans le piège n° 1 du chapitre : on ne mesure jamais directement la température du passé, faute de thermomètres à l'époque. Le proxy doit toujours être étalonné pour être traduit en température.

S'entraîner sur cet exercice en interactif →
03Découvrir

Dans une carotte de glace, que contiennent les minuscules bulles emprisonnées entre les cristaux ?

  • A

    De l'air fossile, échantillon de l'atmosphère du passé

  • B

    De l'eau de pluie ancienne

  • C

    Des grains de pollen

  • D

    Des coquilles de foraminifères

Correction
Réponse.

A

Les bulles d'air piégées dans la glace sont de véritables échantillons d'atmosphère fossile : en les analysant, on mesure directement la teneur en CO2 et en CH4 de l'air d'il y a des dizaines de milliers d'années. C'est ce qui rend les carottes si précieuses : elles donnent à la fois la température (par les isotopes de la glace) et la composition de l'air ancien. Le pollen (réponse C) se trouve, lui, dans les vases de lacs.

S'entraîner sur cet exercice en interactif →
04Découvrir

Les foraminifères, organismes microscopiques à coquille calcaire, sont une archive climatique précieuse. Dans quel milieu trouve-t-on leurs coquilles accumulées ?

  • A

    Dans la glace des calottes polaires

  • B

    Dans les sédiments au fond des océans

  • C

    Dans le bois des arbres

  • D

    Dans les tourbières de montagne

Correction
Réponse.

B

Les foraminifères vivent dans l'eau de mer ; à leur mort, leurs coquilles de calcaire (CaCO3) tombent et s'accumulent dans la vase au fond des océans, couche après couche. La composition de ces coquilles dépend de la température de l'eau, ce qui en fait un proxy. Avantage : les sédiments marins remontent plus loin que la glace (plusieurs millions d'années, contre ~800 000 ans pour les carottes les plus anciennes).

S'entraîner sur cet exercice en interactif →
05Découvrir

Chez un arbre des régions tempérées, une année chaude et humide produit un cerne large.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est vrai. Une année favorable (chaude et humide) permet à l'arbre de beaucoup grandir : il ajoute un cerne large. Une année défavorable (froide ou sèche) donne un cerne étroit. La discipline qui exploite cette horloge annuelle s'appelle la dendrochronologie. Au Maroc, les cèdres de l'Atlas sont très utilisés pour reconstituer des siècles de sécheresses régionales, une information clé dans un pays sujet au stress hydrique.

S'entraîner sur cet exercice en interactif →
06Découvrir

Les deux principaux isotopes de l'oxygène, 16O et 18O, diffèrent par leur :

  • A

    Nombre de protons

  • B

    Charge électrique

  • C

    Nombre de neutrons, donc leur masse

  • D

    Couleur

Correction
Réponse.

C

Des isotopes d'un même élément ont le même nombre de protons (sinon ce ne serait plus de l'oxygène) mais un nombre de neutrons différent, donc des masses différentes. L'18O est plus lourd que l'16O. Si tu as répondu A, rappelle-toi que c'est justement le nombre de protons qui définit l'élément : le faire varier changerait d'élément chimique. Cette différence de masse, minime, suffit à produire le fractionnement isotopique qui sert de thermomètre.

S'entraîner sur cet exercice en interactif →
07Découvrir

Dans une carotte de glace, un δ18O bas correspond à un climat froid (glaciaire).

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est vrai, pour la glace. Pendant une période froide, l'air qui atteint le pôle a perdu en route l'essentiel de son 18O (les molécules lourdes précipitent en priorité), si bien que la neige polaire est très appauvrie en 18O : le δ18O de la glace est bas. Attention au piège : dans les coquilles de foraminifères, la règle est inversée (un δ18O élevé y signale le froid). Précise toujours de quelle archive tu parles.

S'entraîner sur cet exercice en interactif →
08Découvrir

Lequel de ces gaz n'est pas un gaz à effet de serre ?

  • A

    Le dioxyde de carbone (CO2)

  • B

    Le méthane (CH4)

  • C

    La vapeur d'eau (H2O)

  • D

    Le diazote (N2)

Correction
Réponse.

D

Un gaz à effet de serre absorbe le rayonnement infrarouge réémis par la surface. Le CO2, le CH4 et la vapeur d'eau le font ; le diazote (N2), pourtant majoritaire dans l'air (environ 78 %), n'absorbe quasiment pas l'infrarouge : ce n'est donc pas un GES. Retiens que ce n'est pas l'abondance d'un gaz qui en fait un GES, mais sa capacité à absorber l'infrarouge.

S'entraîner sur cet exercice en interactif →
09Découvrir

Sans effet de serre, la température moyenne de la Terre serait d'environ 18 °C ; avec lui, elle est d'environ +15 °C. De combien de degrés Celsius l'effet de serre naturel réchauffe-t-il le globe ? Donne l'écart en °C.

Correction
Réponse.

33 °C

Il s'agit d'un simple écart : 15(18)=15+18=33 °C. L'effet de serre naturel réchauffe donc le globe d'environ 33 °C, ce qui rend la vie possible. Si tu as trouvé 3 °C, tu as oublié que 18 est négatif : soustraire un nombre négatif revient à l'ajouter. Retiens bien : l'effet de serre naturel n'est pas un problème, c'est son renforcement par les émissions humaines qui en est un.

S'entraîner sur cet exercice en interactif →
10Découvrir

L'excentricité, l'obliquité et la précession sont les trois paramètres orbitaux de Milankovitch.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est vrai. Les trois paramètres de Milankovitch sont : l'excentricité (forme plus ou moins allongée de l'orbite, ~100 000 ans), l'obliquité (inclinaison de l'axe, ~41 000 ans) et la précession (orientation de l'axe, ~21 000 ans). Ils modulent l'ensoleillement reçu et commandent l'alternance glaciaire-interglaciaire. Astuce mémo : la période ~100 000 ans de l'excentricité est celle qu'on retrouve justement sur les courbes de δ18O.

S'entraîner sur cet exercice en interactif →
11Découvrir

Comment nomme-t-on la discipline qui reconstitue le climat passé à partir de la largeur des cernes des arbres ?

  • A

    La palynologie

  • B

    La dendrochronologie

  • C

    La sédimentologie

  • D

    La tectonique

Correction
Réponse.

B

La dendrochronologie exploite les cernes : un cerne large pour une année favorable, un cerne étroit pour une année défavorable. La palynologie (réponse A) étudie, elle, les pollens — un autre proxy, mais végétal et conservé dans les vases de lacs. Retiens le radical dendro- (« arbre ») pour ne pas confondre. Au Maroc, ce sont les cèdres de l'Atlas qui servent d'archive privilégiée pour reconstituer les sécheresses régionales.

S'entraîner sur cet exercice en interactif →
12Découvrir

La période climatique chaude que nous vivons actuellement, entre deux grandes phases froides, s'appelle :

  • A

    Une période glaciaire

  • B

    Une période interglaciaire

  • C

    Un forçage anthropique

  • D

    Un cycle de Milankovitch

Correction
Réponse.

B

Une période interglaciaire est une phase chaude, plus courte, qui s'intercale entre deux glaciaires (longues phases froides où les calottes s'étendent). Nous vivons un interglaciaire depuis environ 11 000 ans. Si tu as répondu A, tu as inversé les deux états : sur les 800 000 dernières années, le climat passe l'essentiel de son temps en mode froid, et les périodes douces comme la nôtre sont l'exception. L'alternance des deux forme le cycle glaciaire-interglaciaire.

S'entraîner sur cet exercice en interactif →
13Découvrir

Qu'appelle-t-on le bilan radiatif de la Terre ?

  • A

    La différence entre la masse de l'atmosphère et celle des océans

  • B

    L'équilibre entre l'énergie reçue du Soleil et l'énergie renvoyée vers l'espace

  • C

    La quantité totale de CO2 contenue dans l'atmosphère

  • D

    La vitesse de rotation de la Terre autour du Soleil

Correction
Réponse.

B

Le bilan radiatif est l'équilibre entre l'énergie que la Terre reçoit (le rayonnement solaire visible) et celle qu'elle renvoie vers l'espace (le rayonnement infrarouge émis par sa surface chauffée). À l'équilibre, ce qui entre égale ce qui sort et la température moyenne reste stable. Un forçage — naturel ou anthropique — est justement ce qui déséquilibre ce bilan et fait varier la température. Garde cette notion : elle est la charnière entre l'effet de serre et le réchauffement.

S'entraîner sur cet exercice en interactif →
14Découvrir

Un forçage anthropique désigne une perturbation du bilan radiatif due :

  • A

    Aux paramètres orbitaux de la Terre

  • B

    Aux éruptions volcaniques

  • C

    Aux activités humaines, principalement l'émission de gaz à effet de serre

  • D

    À l'inclinaison de l'axe de rotation terrestre

Correction
Réponse.

C

Le préfixe anthropo- signifie « humain » : un forçage anthropique est la perturbation du bilan radiatif due aux activités humaines, avant tout l'émission de gaz à effet de serre par la combustion des énergies fossiles. Les réponses A, B et D listent des forçages naturels (orbitaux, volcanique, astronomiques). Bien séparer les forçages naturels du forçage anthropique est la clé pour juger le réchauffement actuel : le climat a toujours varié, mais jamais pour cette cause-là.

S'entraîner sur cet exercice en interactif →
15Découvrir

La vapeur d'eau (H2O) est un gaz à effet de serre.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est vrai. La vapeur d'eau est même le principal gaz à effet de serre naturel : comme le CO2 et le CH4, elle est transparente au rayonnement visible mais absorbe l'infrarouge réémis par la surface. Attention à ne pas la confondre avec les nuages (gouttelettes liquides) ni avec l'eau liquide : c'est bien la vapeur, à l'état gazeux, qui agit comme GES. Rappelle-toi le critère : un GES n'est pas défini par son abondance mais par sa capacité à absorber l'infrarouge.

S'entraîner sur cet exercice en interactif →
16Découvrir

Dans le cycle du carbone, la photosynthèse retire du CO2 de l'atmosphère.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est vrai. La photosynthèse des végétaux prélève du CO2 atmosphérique pour fabriquer de la matière organique : c'est un flux qui retire du carbone de l'air. À l'inverse, la respiration et la décomposition en remettent. Sur de longues périodes, ces flux naturels se compensent à peu près, ce qui maintient la teneur en CO2 relativement stable. Ce sont ces échanges équilibrés que la combustion des fossiles vient perturber, en ajoutant un flux « lithosphère → atmosphère » absent du cycle naturel.

S'entraîner sur cet exercice en interactif →
17Découvrir

La glace claire a un albédo élevé : elle renvoie une grande partie du rayonnement solaire vers l'espace, ce qui entretient le froid.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est vrai. L'albédo est la fraction du rayonnement solaire renvoyée par une surface. Une surface claire comme la glace ou la neige a un albédo élevé : elle réfléchit beaucoup de lumière, la surface se réchauffe donc peu, ce qui entretient le froid. C'est une rétroaction positive : plus il fait froid, plus il y a de glace, plus l'albédo est fort, plus il fait froid. Cette rétroaction est justement l'une de celles qui amplifient le faible signal orbital de Milankovitch pour produire l'ampleur des cycles glaciaires.

S'entraîner sur cet exercice en interactif →
18Découvrir

Sur les 800 000 dernières années, le CO2 atmosphérique est resté compris entre environ 180 ppm (glaciaires) et 280 ppm (interglaciaires). Aujourd'hui, il a dépassé une valeur jamais atteinte sur toute cette durée. Quelle est, en ppm, l'ordre de grandeur de la valeur actuelle donnée dans le cours ?

Correction
Réponse.

420 ppm

Le CO2 actuel dépasse 420 ppm, une valeur hors de toute la gamme des 800 000 dernières années (qui plafonnait à 280 ppm), et atteinte en à peine deux siècles. Retiens les trois chiffres clés du chapitre : 180 (glaciaire), 280 (interglaciaire et plafond préindustriel), 420 (actuel). Ne confonds pas cette valeur avec l'amplitude naturelle (100 ppm) : ici on parle du niveau atteint, pas d'un écart entre deux états. Ce dépassement, plus rapide et plus fort que toute variation naturelle enregistrée, est la signature chiffrée du forçage anthropique.

S'entraîner sur cet exercice en interactif →
19Découvrir

D'après le cours, depuis combien d'années environ dure la période interglaciaire actuelle, la phase chaude que nous vivons ? Donne l'ordre de grandeur en années.

Correction
Réponse.

Environ 11 000 ans.

L'interglaciaire actuel a débuté il y a environ 11 000 ans, à la fin de la dernière grande glaciation. C'est court à l'échelle des cycles : les glaciaires durent des dizaines de milliers d'années, tandis que les interglaciaires ne sont que de brèves parenthèses douces. Cet ordre de grandeur te sera utile pour comparer les rythmes : une transition glaciaire-interglaciaire naturelle s'étale sur des millénaires, quand le réchauffement actuel se mesure, lui, en décennies.

S'entraîner sur cet exercice en interactif →
20Découvrir

Dans les carottes de glace, pendant les périodes glaciaires (froides), la teneur en CO2 des bulles d'air descend à un minimum. Quelle est, en ppm, cette valeur basse donnée dans le cours ?

Correction
Réponse.

180 ppm

Pendant les glaciaires, le CO2 descend à environ 180 ppm ; pendant les interglaciaires chauds, il remonte à environ 280 ppm. CO2 et température varient donc ensemble : c'est le couplage entre le cycle du carbone et le climat, via l'effet de serre. Mémorise le trio 180 / 280 / 420 : le premier est le plancher glaciaire, le deuxième le plafond naturel, le troisième la valeur actuelle qui crève ce plafond.

S'entraîner sur cet exercice en interactif →

Comprendre20 exercices

01Comprendre

Une carotte de sédiment marin montre, dans une couche donnée, des coquilles de foraminifères au δ18O élevé. Qu'en déduis-tu sur le climat de l'époque où cette couche s'est déposée ?

  • A

    Un climat chaud, car un δ18O élevé signifie toujours chaud

  • B

    Un climat froid, car l'océan était alors enrichi en 18O

  • C

    On ne peut rien dire sans connaître la profondeur de la carotte

  • D

    Un climat froid, car la même règle que pour la glace s'applique

Correction pas à pasCrée un compte gratuit pour voir la correction détaillée et t'entraîner →
02Comprendre

Dans une carotte de vase de lac, une couche ancienne contient surtout des pollens de bouleau et de pin (arbres de climat froid) ; une couche plus récente contient surtout des pollens de chêne (climat tempéré plus doux). Qu'indique cette succession ?

  • A

    Un refroidissement entre les deux époques

  • B

    Une absence totale de changement de climat

  • C

    Un réchauffement entre les deux époques

  • D

    Une montée du niveau des océans

Correction pas à pasCrée un compte gratuit pour voir la correction détaillée et t'entraîner →
05Comprendre

Comment les gaz à effet de serre réchauffent-ils la surface de la Terre ?

  • A

    Ils absorbent la lumière visible du Soleil avant qu'elle n'atteigne le sol

  • B

    Ils empêchent l'air chaud de s'échapper, comme le verre d'une serre de jardin

  • C

    Ils produisent de la chaleur par réaction chimique

  • D

    Ils laissent passer le visible mais absorbent l'infrarouge réémis par le sol, qu'ils renvoient en partie vers le bas

Correction pas à pasCrée un compte gratuit pour voir la correction détaillée et t'entraîner →
11Comprendre

Karim présente son exposé sur les glaces de l'Antarctique : « La carotte de Vostok nous donne directement la température qu'il faisait il y a 400 000 ans : on lit la température dans la glace, point. » Yasmine fronce les sourcils. Où est l'erreur de raisonnement de Karim ?

  • A

    Aucune erreur : la glace conserve effectivement la température de l'époque, qu'on lit directement

  • B

    La glace ne mesure que le CO2, jamais la température

  • C

    On ne mesure pas la température mais un proxy — le δ18O — qu'il faut étalonner pour le traduire en température

  • D

    La carotte de Vostok est trop récente pour donner une température fiable

Correction pas à pasCrée un compte gratuit pour voir la correction détaillée et t'entraîner →
12Comprendre

Salma vient de réviser la règle « dans la glace, δ18O bas = froid ». Devant une carotte de sédiment marin dont les coquilles de foraminifères ont un δ18O bas, elle applique la même règle et conclut : « δ18O bas, donc climat froid. » A-t-elle raison ?

  • A

    Oui : le δ18O bas signifie toujours froid, quelle que soit l'archive

  • B

    Non : dans les coquilles, la règle s'inverse ; δ18O bas y signale un climat chaud

  • C

    Oui, mais seulement si la carotte vient de l'Antarctique

  • D

    Non : un δ18O bas ne permet jamais de conclure quoi que ce soit

Correction pas à pasCrée un compte gratuit pour voir la correction détaillée et t'entraîner →
13Comprendre

Amine explique l'effet de serre à Yasmine : « Les gaz à effet de serre absorbent le rayonnement infrarouge du Soleil avant qu'il n'atteigne le sol, et c'est ça qui réchauffe l'atmosphère. » Yasmine hésite. A-t-il raison ?

  • A

    Oui : le Soleil envoie de l'infrarouge, que les GES absorbent

  • B

    Non : le Soleil envoie surtout du visible (qui traverse l'atmosphère) ; ce sont les GES qui absorbent l'infrarouge réémis par le sol chauffé

  • C

    Oui, mais seulement la nuit

  • D

    Non : les GES absorbent le visible et laissent passer l'infrarouge

Correction pas à pasCrée un compte gratuit pour voir la correction détaillée et t'entraîner →
14Comprendre

Karim rédige : « Les cycles glaciaires de 100 000 ans sont entièrement expliqués par l'excentricité de l'orbite : c'est elle, et elle seule, qui change l'ensoleillement et fait basculer le climat. » Où est la faille de son raisonnement ?

  • A

    Aucune faille : l'excentricité explique tout, à elle seule

  • B

    L'effet direct de l'excentricité sur l'ensoleillement est faible ; la période de 100 000 ans domine parce qu'elle est fortement amplifiée par des rétroactions (albédo, CO2, calottes, océans)

  • C

    Les cycles de 100 000 ans correspondent en réalité à l'obliquité, pas à l'excentricité

  • D

    Les paramètres orbitaux n'ont aucun rôle dans les cycles glaciaires

Correction pas à pasCrée un compte gratuit pour voir la correction détaillée et t'entraîner →
15Comprendre

Salma observe que, sur 800 000 ans, la courbe de CO2 et celle de la température montent et descendent ensemble. Elle conclut : « Puisque les deux courbes sont parfaitement corrélées, c'est forcément la température qui pilote seule le CO2, et le CO2 n'a aucun effet en retour. » Que penser de sa conclusion ?

  • A

    Elle a raison : une corrélation prouve que la température est la seule cause

  • B

    Elle a tort : la corrélation étroite traduit un couplageCO2 et température s'amplifient mutuellement via l'effet de serre, pas une cause à sens unique

  • C

    Elle a raison : le CO2 ne peut pas influencer la température

  • D

    La corrélation observée est une coïncidence sans signification

Correction pas à pasCrée un compte gratuit pour voir la correction détaillée et t'entraîner →

Approfondir20 exercices

01Approfondir

Salma analyse une carotte de glace de l'Antarctique. Sur le graphique, le δ18O de la glace présente une succession régulière de creux et de bosses, et la courbe de CO2 des bulles suit exactement les mêmes mouvements. Salma écrit : « Les creux de δ18O correspondent à des périodes chaudes, et le CO2 y est bas. » A-t-elle raison ? Corrige et explique le couplage observé entre les deux courbes.

Carotte de glace : δ¹⁸O de la glace et CO₂ des bulles couplés Deux graphiques superposés partageant le même axe du temps, en milliers d'années, du passé ancien à gauche vers le présent à droite. Le graphique du haut donne le δ18O de la glace en pour mille ; sa courbe présente une succession régulière de creux et de bosses. Le graphique du bas donne le CO2 des bulles d'air en ppm, oscillant entre environ 180 ppm dans les creux et environ 280 ppm dans les bosses. Les creux et les bosses des deux courbes se produisent aux mêmes instants : des traits verticaux pointillés relient les deux graphiques pour montrer que les deux courbes varient exactement ensemble. Une carotte de glace : δ¹⁸O et CO₂ au cours du temps −40 −45 −50 δ¹⁸O glace (‰) 180 240 280 CO₂ bulles (ppm) 400 300 200 100 0 temps (milliers d'années) ← passé ancien présent → Les creux et les bosses des deux courbes tombent aux mêmes instants : δ¹⁸O et CO₂ varient ensemble (couplage observé le long des traits pointillés).
Deux graphiques superposés partageant l'axe du temps : en haut le δ18O de la glace, en bas le CO2 des bulles oscillant entre environ 180 et 280 ppm ; creux et bosses des deux courbes tombent aux mêmes instants, montrant leur couplage

Correction pas à pasCrée un compte gratuit pour voir la correction détaillée et t'entraîner →
06Approfondir

Associe correctement chaque échelle de temps à son moteur climatique principal.

  • A

    Millions d'années → Milankovitch ; dizaines de milliers d'années → tectonique ; quelques années → volcanisme

  • B

    Millions d'années → volcanisme ; dizaines de milliers d'années → tectonique ; quelques années → Milankovitch

  • C

    Millions d'années → tectonique ; dizaines de milliers d'années → Milankovitch ; quelques années → volcanisme

  • D

    Toutes les échelles ont la même cause : l'activité solaire

Correction pas à pasCrée un compte gratuit pour voir la correction détaillée et t'entraîner →
08Approfondir

En quoi la combustion des énergies fossiles perturbe-t-elle le cycle naturel du carbone ?

  • A

    Elle crée du carbone qui n'existait pas auparavant

  • B

    Elle retire du CO2 de l'atmosphère plus vite que la photosynthèse

  • C

    Elle refroidit le climat en libérant des aérosols soufrés

  • D

    Elle transfère vers l'atmosphère du carbone resté piégé dans la lithosphère depuis des millions d'années

Correction pas à pasCrée un compte gratuit pour voir la correction détaillée et t'entraîner →
10Approfondir

L'éruption du Pinatubo (1991) a fait baisser la température moyenne du globe d'environ 0,5 °C pendant un à deux ans. Pourtant, le volcanisme est aussi présenté comme un facteur de réchauffement à long terme. Comment lever cette apparente contradiction ?

  • A

    Il n'y a pas de contradiction : les aérosols refroidissent à court terme, le CO2 dégazé réchauffe à long terme

  • B

    Le Pinatubo est une exception ; tous les autres volcans réchauffent

  • C

    Les mesures de 1991 étaient erronées

  • D

    Le volcanisme n'a en réalité aucun effet sur le climat

Correction pas à pasCrée un compte gratuit pour voir la correction détaillée et t'entraîner →
11Approfondir

Restitution organisée de connaissances. Sans son atmosphère, la température moyenne de la Terre serait d'environ −18 °C au lieu de +15 °C : la vie telle qu'on la connaît y serait impossible.

Expose, sous forme d'un texte structuré (courte introduction, développement organisé, conclusion), le mécanisme de l'effet de serre. Tu montreras pourquoi il est un phénomène naturel et indispensable, puis pourquoi les activités humaines le renforcent aujourd'hui. Aucune figure n'est attendue.

Correction pas à pasCrée un compte gratuit pour voir la correction détaillée et t'entraîner →
12Approfondir

Étude de document. Amine analyse une carotte de sédiment marin prélevée en Méditerranée. On a mesuré le δ18O des coquilles de foraminifères à trois profondeurs (la couche la plus profonde est la plus ancienne) :

Couche Profondeur δ18O des foraminifères
C1 (récente) 20 cm +3,0
C2 60 cm +4,5
C3 (ancienne) 100 cm +3,2

Amine, qui a bien retenu la règle de la glace, écrit spontanément : « δ18O le plus bas en C1, donc c'est là qu'il faisait le plus froid. » Reprends son raisonnement : indique le sens correct de lecture pour cette archive, classe les trois couches de la plus froide à la plus chaude, et reconstitue l'évolution du climat de C3 (ancienne) vers C1 (récente).

Correction pas à pasCrée un compte gratuit pour voir la correction détaillée et t'entraîner →
13Approfondir

Étude de document. Yasmine dispose de trois mesures de CO2 atmosphérique, obtenues par les bulles d'air des carottes de glace pour les deux plus anciennes, et par mesure directe pour la plus récente :

Époque CO2 Durée pour atteindre cette valeur depuis la précédente
Dernier maximum glaciaire (il y a ~20 000 ans) 190 ppm
Début de l'ère industrielle (~1850) 280 ppm ~10 000 ans (déglaciation)
Aujourd'hui 420 ppm ~170 ans

À partir de ces données seules, construis un raisonnement en deux arguments montrant que la hausse récente du CO2 ne ressemble à aucune variation naturelle enregistrée. Conclus sur la nature du forçage.

Correction pas à pasCrée un compte gratuit pour voir la correction détaillée et t'entraîner →
14Approfondir

Restitution organisée de connaissances. Aucun thermomètre n'existait il y a vingt mille ans, et pourtant on affirme aujourd'hui que la dernière période glaciaire était en moyenne 4 à 5 °C plus froide qu'aujourd'hui.

Expose, sous forme d'un texte structuré (courte introduction, développement organisé, conclusion), comment on reconstitue les climats du passé. Tu présenteras la notion d'archive climatique, celle de proxy et la nécessité de l'étalonnage, puis tu illustreras par au moins deux archives différentes et le proxy qu'elles fournissent. Aucune figure n'est attendue.

Correction pas à pasCrée un compte gratuit pour voir la correction détaillée et t'entraîner →
18Approfondir

L'effet direct de l'excentricité sur la quantité d'énergie solaire reçue est faible. Comment expliquer alors que la période de ~100 000 ans domine aussi nettement les courbes climatiques ?

  • A

    Parce que l'excentricité est en réalité le paramètre orbital le plus puissant de tous

  • B

    Parce que le faible signal orbital est fortement amplifié par des rétroactions climatiques (albédo, CO2, calottes glaciaires, circulation océanique)

  • C

    Parce que la période de 100 000 ans vient en fait du volcanisme

  • D

    Parce qu'il s'agit d'une pure coïncidence sans mécanisme physique

Correction pas à pasCrée un compte gratuit pour voir la correction détaillée et t'entraîner →
19Approfondir

On affirme que le CO2 supplémentaire accumulé dans l'atmosphère depuis l'ère industrielle provient bien de la combustion des énergies fossiles, et non d'une source naturelle. Sur quel argument, mentionné dans le cours, repose principalement cette attribution ?

  • A

    Sur la couleur du CO2 atmosphérique, qui a changé

  • B

    Sur la signature isotopique en carbone du CO2 ajouté, caractéristique d'une origine fossile

  • C

    Sur le fait que le volcanisme s'est arrêté depuis 1850

  • D

    Sur la mesure directe de la température avec des thermomètres anciens

Correction pas à pasCrée un compte gratuit pour voir la correction détaillée et t'entraîner →