SVT · Tᴱ

Biodiversité et écosystèmes — exercices corrigés

60 exercices pour t'entraîner sur Biodiversité et écosystèmes en Tᴱ, du QCM à la démonstration. 20 corrigés en détail ci-dessous. Revoir le cours.

Découvrir20 exercices

01Découvrir

Un écosystème est l'ensemble formé par deux composantes reliées par des interactions. Lesquelles ?

  • A

    Le biotope et la biocénose

  • B

    Le climat et le relief

  • C

    Les producteurs et les consommateurs

  • D

    La faune et la flore

Correction
Réponse.

A

Un écosystème = biotope (le milieu physico-chimique : sol, eau, climat, lumière, minéraux) + biocénose (l'ensemble des êtres vivants) + leurs interactions. Si tu as répondu D, tu as raison sur le vivant mais tu oublies tout le « non-vivant » : un écosystème n'est pas qu'une communauté d'êtres vivants. Astuce : retiens la racine bio- dans les deux mots, mais -tope renvoie au lieu (comme « topographie ») et -cénose au vivant réuni.

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02Découvrir

Parmi ces éléments de la cédraie d'Azrou, lequel fait partie du biotope ?

  • A

    Le singe magot

  • B

    La teneur en minéraux du sol

  • C

    Le cèdre de l'Atlas

  • D

    Le champignon mycorhizien

Correction
Réponse.

B

Le biotope est la composante physico-chimique, le « non-vivant » : sol, eau, climat, lumière, minéraux. Le magot, le cèdre et le champignon sont des êtres vivants : ils relèvent de la biocénose. Si tu as répondu C, méfie-toi : un arbre, même immobile, est bien un être vivant. Astuce : pose-toi la question « est-ce que ça respire, croît ou se reproduit ? » — si oui, c'est la biocénose.

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03Découvrir

La variété des allèles au sein d'une même espèce correspond à quelle échelle de la biodiversité ?

  • A

    La diversité spécifique

  • B

    La diversité écosystémique

  • C

    La diversité génétique

  • D

    La diversité trophique

Correction
Réponse.

C

La diversité génétique est la variété des allèles (versions de gènes) à l'intérieur d'une même espèce — par exemple les arganiers qui résistent plus ou moins bien à la sécheresse. La diversité spécifique concerne le nombre d'espèces, la diversité écosystémique la variété des milieux. Si tu as répondu A, tu as confondu « individus d'une espèce » et « espèces différentes ». Astuce : génétique → gènes/allèles, donc à l'intérieur d'une espèce. La « diversité trophique » n'existe pas dans cette classification.

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04Découvrir

Comment appelle-t-on les êtres vivants qui fabriquent leur matière organique à partir de matière minérale et de lumière, par photosynthèse ?

  • A

    Les consommateurs

  • B

    Les décomposeurs

  • C

    Les parasites

  • D

    Les producteurs primaires (autotrophes)

Correction
Réponse.

D

Les producteurs primaires, ou autotrophes, fabriquent eux-mêmes leur matière organique grâce à l'énergie lumineuse : ce sont surtout les végétaux et les algues. Les consommateurs (hétérotrophes) doivent manger d'autres êtres vivants ; les décomposeurs dégradent la matière morte. Si tu as répondu A, retiens que « consommer » suppose de prélever sur autrui, alors qu'un autotrophe se suffit du minéral et de la lumière. Astuce : auto- = par soi-même.

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05Découvrir

Une interaction où les deux partenaires tirent un bénéfice se note (+/+). Comment l'appelle-t-on ?

  • A

    Le mutualisme

  • B

    La compétition

  • C

    Le parasitisme

  • D

    La prédation

Correction
Réponse.

A

Le mutualisme est l'interaction bénéfique aux deux partenaires : (+/+). La compétition est (−/−), la prédation et le parasitisme sont (+/−). Si tu as répondu C ou D, tu as choisi une relation avec un perdant. Astuce pour ranger les interactions : compte les signes. Deux « + » = mutualisme ; un « + » et un « − » = prédation/parasitisme ; deux « − » = compétition. La symbiose (mycorhizes, lichens) est un mutualisme particulièrement étroit et durable.

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06Découvrir

Quel est le rôle des décomposeurs (bactéries, champignons, vers du sol) dans un écosystème ?

  • A

    Capter l'énergie lumineuse par photosynthèse

  • B

    Dégrader la matière organique morte et la minéraliser

  • C

    Chasser et réguler les populations de proies

  • D

    Polliniser les plantes à fleurs

Correction
Réponse.

B

Les décomposeurs dégradent la matière organique morte (feuilles, cadavres, déjections) et la minéralisent : ils la retransforment en matière minérale (CO₂, nitrate, phosphate) à nouveau disponible pour les producteurs. Ils referment ainsi le cycle de la matière. Sans eux, les minéraux resteraient piégés dans la matière morte et le sol s'épuiserait. Si tu as répondu A, tu as décrit les producteurs ; ne sous-estime jamais les décomposeurs, c'est un piège classique du baccalauréat.

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07Découvrir

Dans un écosystème, l'énergie circule en cycle fermé : elle est recyclée indéfiniment, comme la matière.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

B

C'est faux : c'est justement la grande asymétrie à retenir. L'énergie entre sous forme de lumière solaire, traverse les êtres vivants le long des chaînes alimentaires, puis est dissipée sous forme de chaleur : c'est un flux à sens unique. C'est la matière (carbone, azote, eau, minéraux) qui circule en cycle. Si tu as répondu Vrai, tu as confondu les deux flux — l'erreur la plus fréquente du chapitre. Astuce : l'énergie « passe et s'en va » (il faut le Soleil en continu), la matière « tourne en rond ».

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08Découvrir

La mycorhize est l'association symbiotique entre les racines d'une plante et un champignon du sol, dont les deux partenaires tirent un bénéfice.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est vrai. La mycorhize est l'exemple de symbiose à connaître absolument. Le champignon, grâce à son mycélium très étendu, cède à la plante de l'eau et des minéraux (notamment le phosphore) ; en échange, la plante lui fournit les sucres issus de sa photosynthèse, que le champignon ne peut pas produire. C'est un troc parfait, bénéfique aux deux (+/+). Près de 90 % des plantes terrestres, dont le cèdre et l'arganier, vivent en mycorhize. Garde cet exemple en réserve : il réfute à lui seul l'idée que « tout est compétition » dans la nature.

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09Découvrir

L'arganeraie du Souss a été classée Réserve de biosphère par l'UNESCO.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est vrai. L'arganeraie, forêt d'arganiers (Argania spinosa) endémiques du sud-ouest marocain, a été classée Réserve de biosphère par l'UNESCO, en reconnaissance de sa valeur à la fois écologique et culturelle. L'arganier fournit l'huile d'argan, crée un microclimat sous sa couronne, freine l'avancée du désert et porte un patrimoine amazigh vivant. Retiens-le comme l'exemple marocain phare des services écosystémiques : le protéger, ce n'est pas un luxe, c'est défendre l'eau, le sol et le revenu d'une région entière.

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10Découvrir

En moyenne, quel pourcentage de l'énergie d'un niveau trophique est transmis au niveau supérieur (le rendement écologique) ? Donne le nombre, sans le symbole.

Correction
Réponse.

10 %

Le rendement écologique entre deux niveaux trophiques est faible : environ 10 % de l'énergie d'un niveau passe au niveau supérieur. Les ~90 % restants ont servi à respirer, bouger, maintenir la température, et finissent dissipés en chaleur. Si tu as répondu 90, tu as donné l'énergie perdue, pas l'énergie transmise. C'est cette règle des 10 % qui explique les pyramides (de biomasse, d'énergie) et pourquoi une chaîne alimentaire dépasse rarement quatre ou cinq maillons : au-delà, il ne reste plus assez d'énergie.

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11Découvrir

La diversité spécifique d'un milieu se mesure par deux paramètres. Lesquels ?

  • A

    Le nombre d'allèles et le nombre de chromosomes

  • B

    La richesse spécifique (nombre d'espèces) et l'abondance relative de chacune

  • C

    La variété des écosystèmes et la surface qu'ils occupent

  • D

    Le nombre de producteurs et le nombre de décomposeurs

Correction
Réponse.

B

La diversité spécifique ne se réduit pas au simple décompte des espèces. Elle combine la richesse spécifique (combien d'espèces sont présentes ?) et l'abondance relative (comment les effectifs se répartissent-ils entre ces espèces ?). Deux forêts à dix espèces n'ont pas la même diversité si l'une est dominée à 95 % par une seule espèce et l'autre équilibrée. Si tu as répondu A, tu as décrit la diversité génétique, qui joue à l'intérieur d'une espèce. Mémo : « combien » et « comment réparti » — jamais l'un sans l'autre.

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12Découvrir

Dans l'arganeraie, une chèvre broute les feuilles de l'arganier. Quel est le niveau trophique de la chèvre ?

  • A

    Producteur primaire

  • B

    Consommateur primaire (herbivore)

  • C

    Consommateur secondaire

  • D

    Décomposeur

Correction
Réponse.

B

La chèvre mange directement un producteur (l'arganier) : elle est donc consommateur primaire, c'est-à-dire le premier maillon à consommer la matière organique fabriquée par le végétal. Un consommateur secondaire mangerait ce consommateur primaire (un carnivore mangeant l'herbivore). Si tu as répondu C, tu as décalé le compte d'un cran : le rang « primaire / secondaire » se compte à partir de ce que l'animal mange, pas à partir de lui-même. Mémo : herbivore = consommateur primaire, toujours le premier étage au-dessus des producteurs.

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13Découvrir

Dans une jeune cédraie dense, les arbres se font concurrence pour la lumière : la présence de l'un réduit l'accès de l'autre. Quel est le signe de cette interaction sur les deux partenaires ?

  • A

    (+/+)

  • B

    (+/−)

  • C

    (−/−)

  • D

    (+/0)

Correction
Réponse.

C

La compétition est une relation perdant-perdant : chaque partenaire subit la présence de l'autre, qui réduit son accès à une ressource limitée (ici la lumière). Son couple de signes est donc (−/−). Ne la confonds pas avec la prédation ou le parasitisme (+/−), où l'un gagne et l'autre perd, ni avec le mutualisme (+/+). Mémo pour classer toute interaction : compte les signes sur chaque partenaire. Deux « − » = compétition ; c'est la lutte pour une ressource insuffisante, souvent la plus rude entre individus d'une même espèce (compétition intraspécifique).

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14Découvrir

On distingue quatre grandes familles de services écosystémiques. Quelle liste est correcte ?

  • A

    Approvisionnement, régulation, culturel, soutien

  • B

    Génétique, spécifique, écosystémique, trophique

  • C

    Producteurs, consommateurs, décomposeurs, parasites

  • D

    Compétition, prédation, mutualisme, commensalisme

Correction
Réponse.

A

Les quatre familles de services écosystémiques sont : l'approvisionnement (nourriture, bois, eau, huile d'argan), la régulation (du climat, des crues, de la qualité de l'eau et de l'air), le culturel (paysages, loisirs, patrimoine) et le soutien (formation des sols, cycle des nutriments, pollinisation), qui rend les trois autres possibles. Si tu as répondu B, tu as cité les trois échelles de la biodiversité — une autre classification du chapitre, à ne pas mélanger. Mémo : un service approvisionne, régule, enrichit culturellement ou soutient le fonctionnement de base.

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15Découvrir

Qu'est-ce qui distingue une symbiose d'un mutualisme ordinaire ?

  • A

    La symbiose profite à un seul des deux partenaires

  • B

    La symbiose est un mutualisme étroit et durable, où les partenaires vivent en association intime

  • C

    La symbiose est une relation entre un être vivant et le biotope

  • D

    La symbiose désigne toute relation entre deux espèces, quel que soit son effet

Correction
Réponse.

B

Le mutualisme est une interaction bénéfique aux deux partenaires (+/+). La symbiose est un cas particulier de mutualisme : une association étroite et durable, dans laquelle les deux espèces vivent en contact intime, parfois au point de ne plus pouvoir survivre l'une sans l'autre — comme la mycorhize (racine + champignon) ou le lichen (algue + champignon). Toute symbiose est un mutualisme, mais tout mutualisme n'est pas une symbiose : une pollinisation ponctuelle est mutualiste sans être une symbiose. Mémo : symbiose = mutualisme serré et permanent.

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16Découvrir

La résilience d'un écosystème est sa capacité à revenir à un état proche de son état initial après une perturbation.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

A

C'est vrai. La résilience est la capacité d'un écosystème à revenir à un état proche de son état initial après une perturbation (incendie, sécheresse, tempête, défrichement). Un écosystème résilient se rétablit ; mais attention à la suite décisive : cette résilience a un seuil. Au-delà d'une perturbation trop forte ou trop répétée, l'écosystème bascule durablement vers un autre état et ne revient plus. Mémo : la résilience, c'est « encaisser puis revenir » — mais jamais de façon illimitée.

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17Découvrir

Un écosystème en équilibre dynamique est un écosystème figé, où plus rien ne bouge.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

B

C'est faux. Le mot dynamique est essentiel : un écosystème en équilibre dynamique n'est pas immobile. Ses populations et ses flux fluctuent en permanence autour de valeurs moyennes, sans que la structure globale change. Le nombre de mésanges dans la cédraie varie d'une année à l'autre, mais oscille sur une décennie autour d'une moyenne, maintenue par les interactions régulatrices (prédateur-proie). Si tu as répondu Vrai, tu as confondu « stable » et « figé ». Mémo : stable ne veut pas dire immobile — ça bouge sans cesse, mais autour d'un même équilibre.

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18Découvrir

Le Soleil est l'unique source d'énergie possible pour tout écosystème : sans lumière, aucun écosystème ne peut fonctionner.

  • A

    Vrai

  • B

    Faux

Correction
Réponse.

B

C'est faux. Le Soleil alimente la plupart des écosystèmes, via la photosynthèse des producteurs — mais ce n'est pas l'unique source possible. Certains écosystèmes, comme ceux des sources hydrothermales au fond des océans, reposent sur la chimiosynthèse : des bactéries y tirent leur énergie de molécules minérales, dans l'obscurité totale. Si tu as répondu Vrai, tu as durci le modèle au-delà du raisonnable. Mémo : « énergie à sens unique » reste vrai partout, mais la porte d'entrée n'est pas toujours la lumière — parfois c'est la chimie.

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19Découvrir

Dans une prairie, les producteurs fixent 2 000 kJ d'énergie. Avec un rendement écologique de 10 %, quelle énergie (en kJ) parvient aux herbivores du maillon suivant ? Donne le nombre, sans l'unité.

Correction
Réponse.

200 kJ

Le rendement écologique est d'environ 10 % : seule un dixième de l'énergie d'un niveau passe au niveau supérieur. Ici, un seul passage de maillon (producteurs → herbivores) : 2000×0,10=200 kJ. Les 1 800 kJ restants ont servi à respirer, bouger, se maintenir, et sont dissipés en chaleur. Si tu as répondu 20, tu as appliqué 1 % au lieu de 10 % ; si tu as répondu 1 800, tu as donné l'énergie perdue. Mémo : un maillon = une multiplication par 0,10.

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20Découvrir

À chaque passage d'un niveau trophique au suivant, environ 10 % de l'énergie est transmise. Quel pourcentage de l'énergie est perdu (dissipé en chaleur, respiration, mouvement) à chaque maillon ? Donne le nombre, sans le symbole.

Correction
Réponse.

90 %

Le rendement écologique transmet ~10 % de l'énergie au niveau supérieur ; il en découle que ~90 % sont perdus à chaque maillon : 10010=90. Cette énergie a servi à respirer, se déplacer, maintenir la température corporelle, avant d'être dissipée sous forme de chaleur. Si tu as répondu 10, tu as donné l'énergie transmise, pas l'énergie perdue. Cette perte massive à chaque étage explique les pyramides (chaque niveau pèse bien moins que celui qui le nourrit) et le faible nombre de maillons d'une chaîne. Mémo : 10 passe, 90 s'évapore.

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Comprendre20 exercices

01Comprendre

Deux forêts comptent chacune dix espèces d'arbres. Dans la forêt X, une seule espèce représente 95 % des arbres ; dans la forêt Y, les dix espèces sont réparties de façon équilibrée. Que peut-on dire de leur diversité spécifique ?

  • A

    Elles ont exactement la même diversité, puisqu'elles ont le même nombre d'espèces

  • B

    La forêt X est plus diverse, car son espèce dominante est très abondante

  • C

    La forêt Y est plus diverse, car ses espèces sont mieux réparties en abondance

  • D

    On ne peut pas comparer sans connaître la diversité génétique

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04Comprendre

Dans une mare, les végétaux aquatiques produisent par photosynthèse le dioxygène dissous dont dépendent poissons et insectes. Que montre cet exemple ?

  • A

    Que le biotope est un décor fixe sur lequel la vie s'installe passivement

  • B

    Que la biocénose modifie le biotope autant qu'elle en dépend

  • C

    Que les poissons sont des producteurs primaires

  • D

    Que la mare n'est pas un véritable écosystème

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05Comprendre

Le nombre de mésanges dans la cédraie varie chaque année, mais oscille sur une décennie autour d'une moyenne stable. Comment nomme-t-on cet état, et qu'est-ce qui le maintient ?

  • A

    Un immobilisme, maintenu par l'absence de perturbations

  • B

    Une résilience dépassée, due au franchissement d'un seuil

  • C

    Un équilibre dynamique, maintenu par les interactions régulatrices

  • D

    Une diversité écosystémique, due à la variété des milieux

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11Comprendre

Pour un dossier sur la cédraie d'Azrou, Karim défend une mesure de gestion : « On a réduit la cédraie à un noyau de quelques dizaines de cèdres centenaires, mais l'espèce Cedrus atlantica est toujours présente. Donc la biodiversité de la parcelle est préservée. » Karim a-t-il raison ?

  • A

    Oui : tant que l'espèce n'a pas disparu du milieu, la biodiversité est intacte.

  • B

    Non : il confond biodiversité et richesse spécifique, et néglige l'effondrement de la diversité génétique d'une population réduite à quelques individus.

  • C

    Non, mais seulement parce qu'il oublie de compter les autres espèces d'arbres de la parcelle.

  • D

    Oui, à condition que ces cèdres soient mycorhizés.

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13Comprendre

Amine schématise le fonctionnement de la cédraie : « Le cèdre produit, la chenille et le chevreuil consomment, la mésange et le faucon régulent. Ce réseau producteurs-consommateurs suffit à faire tourner l'écosystème indéfiniment. » Où est l'erreur de son raisonnement ?

  • A

    Il n'y a pas d'erreur : producteurs et consommateurs suffisent à boucler le système.

  • B

    Il oublie les décomposeurs, sans lesquels la matière morte n'est plus minéralisée et le cycle de la matière s'arrête.

  • C

    Il a tort car le faucon devrait être classé comme producteur tertiaire.

  • D

    Il a tort car un écosystème ne peut jamais fonctionner indéfiniment, même avec tous les maillons.

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14Comprendre

Karim raisonne sur une chaîne « herbe → criquet → lézard → faucon ». Il écrit : « Le rendement est de 10 % par maillon. Il y a trois passages de maillon, donc au faucon il reste 3×10=30% de l'énergie de départ. » Son calcul est-il correct ?

  • A

    Oui : trois maillons à 10 % font bien 30 % au total.

  • B

    Non : les rendements se multiplient, ils ne s'additionnent pas ; il reste 0,103=0,1%.

  • C

    Non : le rendement réel est de 30 % par maillon, pas 10 %.

  • D

    Oui, mais seulement si les décomposeurs sont absents de la chaîne.

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17Comprendre

Autour des sources hydrothermales, au fond des océans où la lumière ne parvient jamais, prospèrent des écosystèmes entiers. Sur quoi repose leur production primaire ?

  • A

    Sur la photosynthèse d'algues adaptées à l'obscurité

  • B

    Sur la chimiosynthèse : des bactéries tirent leur énergie de molécules minérales

  • C

    Sur la seule matière organique tombée de la surface, sans producteurs locaux

  • D

    Sur les décomposeurs, qui deviennent producteurs en l'absence de lumière

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19Comprendre

La formation des sols et le cycle des nutriments dans la cédraie sont des services écosystémiques. À quelle famille appartiennent-ils, et pourquoi cette famille est-elle particulière ?

  • A

    Services d'approvisionnement, car ils fournissent une ressource prélevable

  • B

    Services de régulation, car ils maîtrisent un flux comme les crues

  • C

    Services de soutien, car ils fabriquent les conditions de base qui rendent les autres services possibles

  • D

    Services culturels, car ils font partie du patrimoine paysager

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Approfondir20 exercices

02Approfondir

Yasmine observe, dans la cédraie d'Azrou, une parcelle où les jeunes cèdres replantés meurent presque tous, alors qu'à côté, des plants installés avec un peu de terre prélevée sous de vieux cèdres reprennent bien. De plus, la parcelle est surpâturée et le sol y est nu. Explique, en mobilisant au moins trois notions du chapitre, pourquoi cette parcelle dépérit et propose une piste de gestion durable.

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03Approfondir

Salma lit deux avis opposés sur l'arganeraie du Souss. Un militant propose de clôturer toute la forêt et d'en interdire tout usage humain pour la sauver. Un exploitant propose au contraire d'intensifier au maximum la récolte des fruits et le pâturage, « puisque l'arbre repousse ». Salma te demande : laquelle des deux positions est la bonne ? Justifie en t'appuyant sur la notion de gestion durable.

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04Approfondir

Une forêt méditerranéenne se régénère en quelques décennies après un incendie isolé. Mais après des incendies répétés suivis de pâturage intensif, elle laisse place à une lande, puis à un sol nu. Quelle interprétation est correcte ?

  • A

    La forêt n'a jamais été résiliente, puisqu'elle a fini par disparaître

  • B

    La résilience est illimitée : la forêt finira toujours par revenir

  • C

    La résilience a un seuil : au-delà d'un cumul de perturbations, l'écosystème bascule irréversiblement

  • D

    Seules les perturbations naturelles peuvent dépasser la résilience d'un écosystème

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05Approfondir

Amine veut « sauver » une espèce d'arganier menacée et propose de ne conserver que quelques individus, en jardin botanique. Pourquoi sa stratégie est-elle insuffisante du point de vue de la biodiversité ?

  • A

    Parce qu'un jardin botanique ne fait pas partie d'un écosystème

  • B

    Parce qu'un arganier ne peut pas survivre hors du Souss

  • C

    Parce qu'il faudrait d'abord protéger les décomposeurs du sol

  • D

    Parce qu'elle conserve le nombre d'espèces mais effondre la diversité génétique, condamnant l'espèce à terme

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06Approfondir

Dans le réseau trophique A, le faucon dépend d'une seule espèce de proie. Dans le réseau B, il a plusieurs proies possibles. Une maladie décime brutalement l'une des espèces-proies. Quel réseau est le plus résilient, et pourquoi ?

  • A

    Le réseau B, car la redondance des connexions compense la perte d'une proie

  • B

    Le réseau A, car une chaîne simple est plus facile à reconstituer

  • C

    Les deux sont identiques, car le faucon finira par s'adapter

  • D

    Le réseau A, car moins d'espèces signifie moins de risques de maladie

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07Approfondir

Un lichen colonise un rocher nu, exposé au soleil et à la sécheresse, où ni une algue seule ni un champignon seul ne survivraient. Quelle proposition explique le mieux ce phénomène ?

  • A

    Le lichen est une seule espèce particulièrement résistante

  • B

    C'est une symbiose : l'algue photosynthétise et nourrit le champignon, qui la protège de la dessiccation

  • C

    C'est une relation de parasitisme où le champignon exploite l'algue

  • D

    Le rocher fournit aux deux partenaires la matière organique dont ils ont besoin

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11Approfondir

Restitution organisée de connaissances. Un écosystème comme la cédraie du Moyen Atlas ne tient debout que grâce à un apport continu d'énergie et à une circulation permanente de matière entre ses membres.

Expose, sous forme d'un texte structuré (courte introduction, développement organisé, conclusion), comment circulent l'énergie et la matière dans un écosystème. Tu montreras clairement ce qui distingue ces deux flux, et tu préciseras le rôle des producteurs et des décomposeurs. Aucune figure n'est attendue.

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12Approfondir

Restitution organisée de connaissances. Dans un écosystème comme la cédraie du Moyen Atlas, les êtres vivants ne se contentent pas de coexister : ils entretiennent des relations qui structurent tout le système.

Expose, sous forme d'un texte structuré (courte introduction, développement organisé, conclusion), comment on classe les interactions biotiques entre êtres vivants. Tu présenteras les principaux types en précisant leur effet sur chaque partenaire, tu illustreras chacun par un exemple, et tu montreras que la coopération structure le vivant autant que la compétition. Aucune figure n'est attendue.

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13Approfondir

Dans la région de Taroudant, Yasmine visite des vergers d'agrumes et des parcelles d'arganiers. Les apiculteurs locaux constatent un déclin marqué des abeilles (pesticides, sécheresse, disparition des haies fleuries). Un agriculteur s'inquiète : « Si les abeilles disparaissent, ce n'est pas seulement mon miel que je perds. » En mobilisant les notions du chapitre, explique en quoi le déclin des pollinisateurs menace à la fois la biodiversité et les services écosystémiques de la région, et propose une piste d'action.

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14Approfondir

Un projet de route traverse un massif de cédraie continu et le coupe en deux blocs séparés, sans passage pour la faune. Amine pense que « tant que la surface totale de forêt reste la même, il n'y a pas de problème pour la biodiversité ». En mobilisant les notions du chapitre (diversité génétique, réseau trophique, résilience), explique pourquoi la fragmentation de l'habitat est néfaste, même à surface constante, et propose une mesure d'atténuation.

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15Approfondir

On compare la productivité primaire (matière organique fabriquée par les producteurs, par unité de surface et de temps) de trois milieux : une forêt tropicale humide, un désert saharien, et la cédraie du Moyen Atlas. Quel classement, du plus productif au moins productif, est correct — et quelle en est la raison profonde ?

  • A

    Désert > cédraie > forêt tropicale, car la chaleur favorise la production

  • B

    Forêt tropicale > cédraie > désert, car la productivité dépend de la disponibilité en eau, chaleur et lumière

  • C

    Cédraie > forêt tropicale > désert, car l'altitude augmente la photosynthèse

  • D

    Les trois ont la même productivité, car le rendement écologique est toujours de 10 %

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16Approfondir

Dans un réseau trophique, un prédateur limite l'abondance d'un herbivore très vorace. On retire ce prédateur. On observe alors : explosion de l'herbivore, surconsommation puis effondrement des végétaux dont il se nourrit, et disparition en cascade de plusieurs autres espèces qui dépendaient de ces végétaux. Quelle interprétation est la plus rigoureuse ?

  • A

    La suppression du prédateur a stabilisé l'écosystème en supprimant les tueries

  • B

    La prédation régulait le réseau ; sa disparition a déclenché une cascade trophique qui a réduit la biodiversité

  • C

    L'herbivore est devenu un producteur primaire faute de prédateur

  • D

    Le phénomène prouve que la biodiversité n'a aucun rôle dans la stabilité

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Pourquoi une chaîne alimentaire dépasse-t-elle rarement quatre ou cinq maillons ? Quelle explication est la plus rigoureuse ?

  • A

    Parce qu'il n'existe pas assez d'espèces différentes dans un écosystème

  • B

    Parce qu'à chaque maillon ~90 % de l'énergie est perdue ; au-delà de quatre ou cinq niveaux, il ne reste plus assez d'énergie pour soutenir un prédateur supplémentaire

  • C

    Parce que les décomposeurs interrompent la chaîne au bout de quatre maillons

  • D

    Parce que le rendement écologique augmente à chaque maillon et sature vite

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