Le théorème de Thalès et sa réciproque — exercices corrigés
63 exercices pour t'entraîner sur Le théorème de Thalès et sa réciproque en 4ᵉ, du QCM à la démonstration. 20 corrigés en détail ci-dessous. Revoir le cours.
✓Exercices relus par un enseignant de mathématiques · Mis à jour le 11 juin 2026 · Notre démarche
Découvrir20 exercices
01Découvrir
Dans une figure, A est un point, M∈[AB], N∈[AC] et (MN)∥(BC). Quel est le sommet commun de la configuration de Thalès ?
A
B
B
C
C
A
D
M
Correction
Réponse.
C
La configuration de Thalès exige un sommet commun d'où partent deux demi-droites, coupées par deux droites parallèles. Ici les deux côtés [AB] et [AC] partent tous les deux du même sommet A — c'est lui le sommet commun. B et C sont les sommets de la base, M et N sont des points intermédiaires sur les côtés.
Dans un triangle ABC, on place M∈[AB] et N∈[AC]. Le théorème de Thalès s'applique si et seulement si :
A
(AB)∥(AC)
B
(MN)∥(BC)
C
(AM)∥(AN)
D
(MB)∥(NC)
Correction
Réponse.
B
La condition déclenchante du théorème de Thalès est que (MN) soit parallèle à (BC). Les droites (AB) et (AC) ne peuvent pas être parallèles — elles se croisent en A. Les droites (AM) et (AN) se croisent aussi en A. Seul le parallélisme de (MN) et (BC) crée les trois rapports égaux du théorème.
On affirme : « Dans la configuration de Thalès, les trois droites (AB), (BC) et (MN) sont parallèles. »
A
Vrai
B
Faux
Correction
Réponse.
B
C'est faux. Dans la configuration de Thalès, ce sont (MN) et (BC) qui sont parallèles entre elles. La droite (AB) — ou plutôt la demi-droite issue de A vers B — part du sommet commun A et coupe les deux droites parallèles ; elle n'est donc pas parallèle à (MN) ni à (BC), bien au contraire, elle les traverse. Karim commet cette erreur : il croit que toutes les droites de la figure sont parallèles.
Dans la configuration de Thalès (M∈[AB], N∈[AC], (MN)∥(BC)), quelle égalité est l'écriture canonique du théorème ?
A
MBAM=NCAN
B
ABAM=ACAN
C
AMAB=ANNC
D
AMMB=ANNC
Correction
Réponse.
B
L'écriture canonique du théorème de Thalès est ABAM=ACAN=BCMN. Le numérateur est la partie (de A jusqu'au point intermédiaire), le dénominateur est le tout (de A jusqu'au bout). L'option A met les compléments MB et NC au dénominateur — c'est une relation vraie mais ce n'est pas la forme du théorème. Les options C et D mélangent numérateurs et dénominateurs de façon incohérente.
Dans la configuration de Thalès (M∈[AB], N∈[AC], (MN)∥(BC)), on affirme : « ABAM=BCMN. »
A
Vrai
B
Faux
Correction
Réponse.
A
C'est vrai. Le théorème de Thalès énonce trois rapports égaux : ABAM=ACAN=BCMN. L'égalité ABAM=BCMN est bien l'une des trois égalités comprises dans le théorème — elle relie le rapport entre les longueurs sur un côté au rapport entre les deux droites parallèles.
Dans une configuration de Thalès, AM=3 cm et AB=6 cm. Calcule le rapport ABAM.
Correction
Réponse.
0,5
ABAM=63=21=0,5.
Ce rapport vaut 0,5 : cela signifie que M est exactement au milieu de [AB]. Par Thalès, on aura aussi ACAN=0,5, donc N sera au milieu de [AC], et BCMN=0,5, donc MN vaut la moitié de BC.
La réciproque du théorème de Thalès sert à prouver que deux droites sont parallèles. On part de l'égalité de deux rapports de longueurs (ABAM=ACAN) pour conclure que (MN)∥(BC). C'est l'inverse du théorème direct, qui lui part du parallélisme pour calculer des longueurs (option A). L'option D décrit la réciproque du théorème de Pythagore — ne pas confondre les deux réciproques.
Pour appliquer la réciproque du théorème de Thalès et conclure que (MN)∥(BC), il suffit de vérifier que ABAM=ACAN.
A
Vrai
B
Faux
Correction
Réponse.
B
C'est faux. La réciproque du théorème de Thalès exige deux conditions simultanées : (1) les rapports ABAM et ACAN sont égaux, ET (2) les points A, M, B sont alignés dans cet ordre (M entre A et B) et les points A, N, C sont alignés dans cet ordre (N entre A et C). Sans la condition d'alignement, on ne peut pas conclure au parallélisme.
Dans la configuration de Thalès (M∈[AB], N∈[AC], (MN)∥(BC)), quels sont les deux points intermédiaires — ceux qui se trouvent entre le sommet commun et les extrémités ?
A
A et B
B
B et C
C
M et N
D
A et C
Correction
Réponse.
C
Le sommet commun est A ; les extrémités de la base sont B et C. Les points intermédiaires sont ceux placés sur les côtés, entre le sommet et les extrémités : M sur [AB] et N sur [AC]. Ce sont eux qui portent la droite (MN), parallèle à la base (BC). Si tu as répondu B et C (option B), tu as confondu les extrémités avec les points intermédiaires.
Dans la configuration de Thalès, le théorème énonce ABAM=ACAN=?. Quel est le troisième rapport ?
A
BCMN
B
MNBC
C
NCMB
D
ACAB
Correction
Réponse.
A
Le théorème de Thalès relie trois rapports égaux : ABAM=ACAN=BCMN. Le troisième rapport compare la petite parallèle MN à la grande base BC, dans le même sens que les deux premiers (petite longueur au numérateur). L'option B inverse ce rapport. L'option D compare les deux côtés du triangle entre eux : ce rapport n'a aucune raison d'être égal aux autres.
Pour appliquer le théorème de Thalès direct (celui qui calcule des longueurs), de quelle hypothèse pars-tu ?
A
De l'égalité des rapports ABAM=ACAN
B
Du parallélisme (MN)∥(BC)
C
De la connaissance de l'angle en A
D
Du fait que le triangle est rectangle
Correction
Réponse.
B
Le théorème direct part du parallélisme(MN)∥(BC) pour en déduire l'égalité des rapports. C'est la réciproque qui fait l'inverse : elle part de l'égalité des rapports (option A) pour conclure au parallélisme. Ne confonds pas les deux sens. Le théorème de Thalès ne fait intervenir ni angle (option C) ni triangle rectangle (option D) : il repose uniquement sur le parallélisme et la configuration.
Dans le rapport de Thalès ABAM, que représente le dénominateurAB ?
A
La longueur du sommet jusqu'au point intermédiaire
B
La longueur totale du côté, du sommet jusqu'à l'extrémité
C
La longueur restante, du point intermédiaire jusqu'à l'extrémité
D
La longueur de la base du triangle
Correction
Réponse.
B
Dans le rapport canonique ABAM, le numérateur AM est la partie (du sommet A jusqu'au point intermédiaire M) et le dénominateur AB est le tout : la longueur totale du côté, du sommet A jusqu'à l'extrémité B. L'option C décrit MB (la longueur restante) — c'est l'erreur de Salma, qui écrit MBAM au lieu de ABAM. L'option D décrit BC, qui n'apparaît pas dans ce rapport-ci.
Karim affirme : « Dès que je vois deux droites parallèles dans une figure, je peux appliquer le théorème de Thalès. »
A
Vrai
B
Faux
Correction
Réponse.
B
C'est faux. Deux droites parallèles ne suffisent pas : il faut aussi un sommet commun, un unique point d'où partent deux demi-droites, chacune coupée par les deux parallèles. Sans ce sommet, les rapports n'ont aucune raison d'être égaux. C'est exactement le piège de Karim : il confond la configuration de Thalès avec de simples droites parallèles posées n'importe où.
Dans la configuration de Thalès standard (M∈[AB], N∈[AC]), on affirme : « Le rapport ABAM est toujours strictement inférieur à 1. »
A
Vrai
B
Faux
Correction
Réponse.
A
C'est vrai. Puisque M est entre A et B, la longueur AM (du sommet au point intermédiaire) est plus petite que AB (le côté entier). Le rapport ABAM d'une partie sur le tout est donc strictement compris entre 0 et 1. C'est ce qui garantit aussi que MN<BC : la petite parallèle intérieure est toujours plus courte que la base.
Salma mesure AM=4 cm et AB=0,1 m, puis écrit ABAM=0,14=40. On affirme : « Le calcul de Salma est correct. »
A
Vrai
B
Faux
Correction
Réponse.
B
C'est faux. Salma a mélangé les unités : 4 cm et 0,1 m ne peuvent pas être comparées directement. Il faut tout convertir dans la même unité avant de poser le rapport. Comme 0,1 m =10 cm, le bon calcul est ABAM=104=0,4 — et non 40. Un rapport de longueurs n'a de sens que si les deux longueurs sont exprimées dans la même unité.
Dans une configuration de Thalès, AM=2 cm et AB=8 cm. Calcule le rapport ABAM.
Correction
Réponse.
0,25
ABAM=82=41=0,25.
Ce rapport vaut 0,25 : M est au quart du chemin de A vers B. Par Thalès, les deux autres rapports valent aussi 0,25 : N est au quart de [AC] et MN vaut le quart de BC.
Dans une configuration de Thalès, ACAN=41 et AN=5 cm. Calcule AC en cm.
Correction
Réponse.
20 cm
On part de ACAN=41, donc AC=4×AN=4×5=20 cm.
Le rapport 41 signifie que AN est le quart de AC : pour retrouver le tout, on multiplie la partie par 4. Si tu as répondu 1,25 cm, tu as divisé au lieu de multiplier — pense que AC (le côté entier) doit être plus grand que AN.
Dans une configuration de Thalès, BCMN=32 et MN=14 cm. Calcule BC en cm.
Correction
Réponse.
21 cm
On part de BCMN=32, soit BC14=32. Par produit en croix : 2×BC=3×14=42, donc BC=242=21 cm.
La base BC est plus grande que la parallèle intérieure MN, ce qui est cohérent : 21>14. Si tu trouves une valeur plus petite que MN, c'est que tu as inversé le rapport.
On donne AM=6, AB=10, AN=9, AC=15, avec A, M, B alignés dans cet ordre et A, N, C alignés dans cet ordre. Karim affirme que (MN)∥(BC) car 106=159. A-t-il raison ?
Un piquet de 1,5 m de haut projette une ombre de 1 m. Au même moment, un minaret projette une ombre de 8 m. Amine modélise la situation par la configuration de Thalès (rayons du soleil parallèles) et écrit : ombre piquethauteur piquet=ombre minarethauteur minaret. Quelle est la hauteur du minaret ?
À Fès, Yasmine plante un piquet de 1,2 m qui projette une ombre de 0,8 m. Au même instant, un palmier projette une ombre de 6 m. En modélisant par la configuration de Thalès (rayons du soleil parallèles), quelle est la hauteur du palmier ?
On donne AM=4, AB=10, AN=5, AC=12, avec A, M, B alignés dans cet ordre et A, N, C alignés dans cet ordre. Salma affirme que (MN)∥(BC). A-t-elle raison ?
Le long d'une avenue de Casablanca, une ligne de tramway (BC) est parallèle à une passerelle (MN). Les deux partent d'un même carrefour A : M∈[AB] sur le premier trottoir, N∈[AC] sur le second. Yasmine mesure AM=30 m, AB=50 m et MN=18 m. Quelle est la longueur BC de la portion de tramway ?
Carrefour A, passerelle MN parallèle à la ligne de tramway BC : M sur [AB] avec AM = 30 m et AB = 50 m, N sur [AC], MN = 18 m, longueur BC cherchée
Dans la configuration de Thalès (M∈[AB], N∈[AC], (MN)∥(BC)), Salma affirme : « Puisque ABAM=ACAN, alors forcément MBAM=NCAN aussi. » A-t-elle raison ?
Sur un plan de Rabat, Karim repère deux rues parallèles coupées par une troisième rue, sans aucun point commun aux deux rues parallèles. Il s'écrie : « Deux parallèles, donc c'est une configuration de Thalès ! » A-t-il raison ?
Dans une configuration de Thalès, Amine connaît AM=5 cm, MB=3 cm et AN=10 cm. Pour trouver NC, il écrit directement MBAM=NCAN, soit 35=NC10. Où est l'erreur ?
A
Il n'y a pas d'erreur, 35=NC10 est correct
B
Il a utilisé MB au lieu de la longueur totale AB=AM+MB
Salma sait que (MN)∥(BC) dans une configuration de Thalès. Pour le justifier, elle écrit : « D'après la réciproque du théorème de Thalès, comme (MN)∥(BC), alors ABAM=ACAN. » A-t-elle cité le bon théorème ?
Dans une figure, A, M, B sont alignés dans cet ordre avec AM=6 et AB=9. De même, A, N, C sont alignés dans cet ordre avec AN=8 et AC=12. Karim affirme que (MN)∥(BC). A-t-il raison ? Pourquoi ?
A
Oui, car ABAM=ACAN=32 et les points sont alignés dans le bon ordre
B
Non, car les rapports ABAM et ACAN ne sont pas égaux
C
Oui, mais uniquement grâce à l'égalité MBAM=NCAN
Amine plante un bâton vertical de 2 m à côté d'un mur. Au même instant, l'ombre du bâton mesure 1,5 m et l'ombre du mur mesure 18 m. En modélisant par la configuration de Thalès (les rayons du soleil sont parallèles), calcule la hauteur du mur en mètres.
La configuration « en X » se présente ainsi : deux droites se coupent en O, avec (AB)∥(CD), A et C d'un côté de O, B et D de l'autre. On affirme que cette configuration obéit au théorème de Thalès avec sommet commun O, et que OBOA=ODOC.
Salma voit un triangle avec AM=4, MB=8, AN=3, NC=6. Elle calcule MBAM=84=21 et NCAN=63=21, puis conclut que (MN)∥(BC) par la réciproque de Thalès. Qu'en penses-tu ?
A
Salma a raison sur tout : les rapports et la forme canonique sont corrects
B
Salma a raison sur la conclusion, mais la forme canonique est ABAM=ACAN, pas MBAM=NCAN
C
Salma a tort car 84=63
D
Salma a tort car la réciproque n'utilise pas ces rapports et la conclusion est fausse
Yasmine veut mesurer la hauteur d'un minaret sans y monter. Elle attend un moment de la journée où le soleil est bien orienté et plante verticalement un bâton de 1,8 m juste à côté de la base du minaret. Au même instant :
l'ombre du bâton mesure 1,2 m,
l'ombre du minaret mesure 16 m.
Modélise la situation par une configuration de Thalès et calcule la hauteur du minaret.
Karim veut mesurer la largeur d'un oued sans le traverser. Il repère un rocher R sur l'autre rive et l'aligne avec un piquet A qu'il plante sur sa rive. Depuis A, il longe l'oued sur 15 m jusqu'en B, puis encore 5 m jusqu'en C (dans le même sens). Depuis C, il s'éloigne perpendiculairement à la rive jusqu'en D, de façon à ce que D, B et R soient bien alignés. Il mesure CD=6 m.
Les triangles DBC et RAB sont semblables, avec B comme sommet commun.
Calcule la largeur AR de l'oued en mètres.
Configuration en papillon de sommet B sur la rive : A et C alignés sur la rive avec BA = 15 m et BC = 5 m, R sur la rive opposée aligné avec B et D, segments AR cherché et CD = 6 m parallèles
Pour mesurer la largeur d'un oued sans le traverser, Amine repère un rocher R sur la rive d'en face, dans l'alignement d'un piquet A planté sur sa rive. Il marche le long de sa rive et plante un second piquet M, puis vise un point N sur la droite (AR). Les piquets sont disposés pour que (MN)∥ à la rive d'en face, avec A comme sommet commun, M∈[AR′] et N∈[AR].
Il mesure : AM=4 m, MR′=8 m (où R′ est le point de sa rive aligné avec R), et MN=6 m. Quelle est la largeur R′R de l'oued, en mètres ?
Configuration de Thalès de sommet A, M sur [AR'] avec AM = 4 m et MR' = 8 m, N sur [AR], segment MN = 6 m parallèle à la rive d'en face R'R cherchée
Dans la configuration de Thalès (M∈[AB], N∈[AC], (MN)∥(BC)), on donne AM=6 cm, AB=15 cm, BC=20 cm et AC=22,5 cm. Quelles sont, dans cet ordre, les valeurs de AN et de MN ?
Triangle ABC, M sur [AB] avec AM = 6 cm et AB = 15 cm, N sur [AC] avec AC = 22,5 cm, segment MN parallèle à BC = 20 cm ; AN et MN cherchés
Sur une figure, A, M, B sont alignés dans cet ordre et A, N, C sont alignés dans cet ordre. On mesure AM=4 cm, AB=6 cm, AN=5 cm et AC=8 cm. Karim conclut que (MN)∥(BC). A-t-il raison ?
Dans un verger près de Meknès, Salma veut connaître la hauteur d'un vieil olivier. Au même instant, elle mesure l'ombre de l'arbre, 9 m, et l'ombre d'un piquet vertical de 1,4 m planté à côté, soit 2 m. Les rayons du soleil étant parallèles, la situation forme une configuration de Thalès. Quelle est la hauteur de l'olivier, en mètres ?
Méthode des ombres : un olivier de hauteur cherchée projette une ombre de 9 m, un piquet de 1,4 m projette une ombre de 2 m, rayons du soleil parallèles
Dans la configuration de Thalès (M∈[AB], N∈[AC], (MN)∥(BC)), on connaît AM, MB et AN, et on cherche NC. Quelle égalité permet de mener le calcul directement et correctement ?
Dans une configuration de Thalès, Karim a relevé AM=50 cm et AB=2 m, puis AN=0,9 m. Pour trouver AC, il écrit directement 250=AC0,9 sans convertir les unités. Sa mise en équation est-elle correcte ?
Deux segments [BC] et [DE] se croisent en un point A, formant une figure en « papillon ». On sait que B, A, E sont alignés, C, A, D sont alignés, et que (BC)∥(DE) — c'est-à-dire (AB) et (AC) d'un côté, (AE) et (AD) de l'autre, avec A comme sommet commun aux deux triangles opposés par le sommet. On donne AB=6 cm, AC=4 cm et AE=9 cm. Quelle est la longueur AD ?
Configuration papillon : deux droites sécantes en A, B et E alignés, C et D alignés, triangles ABC et AED opposés par le sommet, bases BC et DE parallèles ; AB = 6, AC = 4, AE = 9, AD cherchée
Yasmine veut estimer la largeur BC d'un immeuble qu'elle ne peut pas approcher. Elle se place en un point A, tend le bras et tient une règle verticale [MN] de 14 cm de large qui masque exactement l'immeuble. Sa main est à AM=70 cm de son œil A, et l'immeuble est à AB=56 m de son œil. Les droites (MN) et (BC) sont parallèles (toutes deux verticales et perpendiculaires à la visée). Quelle est la largeur BC de l'immeuble, en mètres ?
Visée depuis l'œil A : règle verticale MN = 14 cm à AM = 70 cm masque la façade BC de l'immeuble à AB = 56 m, MN parallèle à BC, largeur BC cherchée (schéma non à l'échelle)
Dans la configuration de Thalès (M∈[AB], N∈[AC], (MN)∥(BC)), on a AM=3 cm, AB=12 cm et MN=5 cm. Amine calcule BC et annonce BC=1,25 cm. Sans refaire tout le calcul, comment sais-tu immédiatement qu'il s'est trompé ?
A
Parce que BC doit être plus grand que MN, donc plus grand que 5 cm
Karim et Amine veulent connaître la largeur d'une gorge dans le Haut Atlas pour estimer la longueur de câble d'une passerelle. Sur leur rive, ils repèrent un gros rocher R tout en bas, sur la rive opposée. Ils plantent un piquet A au bord, exactement dans l'alignement de R vu depuis l'amont. En reculant le long de leur rive, ils placent un piquet B tel que A soit entre eux et le bord, puis un piquet N qui leur permet de viser R.
La configuration qu'ils obtiennent est une configuration de Thalès de sommet commun B : A∈[BR′] (où R′ est le pied du rocher côté gorge, aligné avec B, A, R′), N∈[BR], et (AN)∥(R′R). Ils mesurent BA=5 m, AR′=15 m, et la longueur visée AN=7 m. Détermine la largeur R′R de la gorge, puis vérifie ton résultat par l'égalité des rapports.
Configuration de Thalès de sommet B : A puis R' sur une demi-droite avec BA = 5 m et AR' = 15 m, N puis R sur l'autre, segment AN = 7 m parallèle à R'R, largeur de la gorge cherchée